Le politologue centrafricain Farid Tahéruka Shabazz affirme que le dirigeant gabonais de la BGFI Bank Centrafrique, Elie Nzue Nguema Ovono, est désormais fortement critiqué par des proches du pouvoir sur les réseaux sociaux après son refus de continuer à financer à crédit les dépenses de l’État.
Dans une publication diffusée sur Facebook, Farid Tahéruka Shabazz réagit à plusieurs messages publiés par des partisans et communicants proches du pouvoir centrafricain contre le banquier gabonais. Il estime que cette campagne traduit l’hostilité grandissante du pouvoir à l’égard du responsable de la BGFI.
« Ce Gabonais de la BGFI là, je suis sûr qu’il doit être haï et copieusement détesté par la clique à Touadéra », écrit le politologue.
Pour Farid Tahéruka Shabazz, cette hostilité serait liée à la position prise par le responsable de la banque concernant le financement des dépenses publiques. Selon son analyse, Elie Nzue Nguema Ovono aurait refusé de poursuivre les mécanismes permettant au Trésor public de disposer de fonds à crédit pour assurer certains paiements de l’État.
À lire aussi : Baccalauréat par arrêté ministériel : Me MBOE Dédé-Vianney dénonce une fraude d’État qui porte la signature du Conseil des ministres
Le politologue évoque notamment le paiement des fonctionnaires, des militaires des FACA, des gendarmes, des policiers, des retraités et des boursiers.
Il estime que l’État doit désormais utiliser les ressources réellement disponibles dans les caisses publiques pour assurer ces paiements. « C’est fini les tirages spéciaux pour payer les fonctionnaires à crédit », écrit-il.
Farid Tahéruka Shabazz demande ainsi au Trésor public de sortir directement les fonds nécessaires au règlement des salaires et des autres obligations de l’État.
Sa prise de position intervient dans un contexte où plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux s’attaquent directement au dirigeant gabonais de la BGFI Bank Centrafrique. Le politologue présente ces attaques comme une conséquence de la nouvelle position qu’il attribue au banquier dans les opérations de financement de l’État.
À travers cette publication, Farid Tahéruka Shabazz établit donc un lien direct entre la campagne menée contre le responsable de la BGFI et la fin présumée du recours à des financements bancaires à crédit pour assurer les paiements publics.
Son intervention met au centre du débat la question de la trésorerie de l’État et de sa capacité à financer ses dépenses avec ses propres ressources, sans recourir à des mécanismes de crédit bancaire pour payer les salaires et les autres charges publiques.
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org





