Tiringoulou : Un soldat FACA sème la terreur pour deux bouteilles de jus
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, la population paye une fois de plus le prix fort du comportement irresponsable et violent de ceux qui sont censés la protéger. Un élément des Forces Armées Centrafricaines (FACA) a basculé dans le banditisme pur et simple, plongeant toute une localité dans le chaos et la peur.
Deux bouteilles de jus, un dérapage inacceptable
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L’affaire commence dans la nuit, lorsque ce soldat se rend chez un commerçant local nommé Mahamat pour acheter deux bouteilles de jus de fruits. Le calcul est simple : 750 F CFA l’unité, soit un total de 1 500 F CFA. Pourtant, le militaire n’en remet que 1 000 et exige de repartir avec la marchandise.
Face au refus du commerçant de se faire spolier, le soldat refuse la moindre contestation. La discussion tourne immédiatement à l’agression : au lieu de régler son dû, le militaire passe violemment Mahamat à tabac. Un abus de pouvoir grotesque pour une poignée de francs CFA.

Des coups de feu et une population prise en otage
Non content de cette agression nocturne, l’élément des FACA pushes la lâcheté encore plus loin le lendemain matin. Il revient armé devant la boutique et ouvre le feu directement en direction du commerce. Utiliser une arme de guerre distribuée par l’État contre un commerçant désarmé et sa boutique constitue un dérapage d’une gravité absolue.
Une ville à l’arrêt
Aujourd’hui, Tiringoulou subit les conséquences directes du comportement irresponsable de cet homme. Le marché a baissé le rideau, la ville fonctionne au ralenti et un climat de terreur paralyse les habitants.
Il est intolérable qu’un seul individu en uniforme puisse paralyser toute une communauté par son indiscipline et son agressivité. Les autorités compétentes doivent intervenir sans délai : ce soldat doit être immédiatement désarmé, arrêté et traduit en justice pour répondre de ses actes. La population n’a pas à payer l’impayé d’un militaire, ni à subir ses tirs de représailles.
La violence FACA à Tiringoulou illustre un cas de banditisme militaire inacceptable, où la population subit les conséquences de l’insécurité générée par les forces censées la protéger.
Par Ibrahim Moussa
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