Max Balinda affirme que les services publics ont pris le relais des milices armées pour extorquer de l’argent directement aux commerçants de Bria

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Lors de l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale, les représentants de la population ont vivement interpellé le Premier ministre sur la persistance des exactions financières le long des axes routiers. Max Balinda, député de la première circonscription de Bria, a livré un témoignage poignant sur la dégradation des pratiques administratives dans sa localité. Selon le parlementaire, le départ des groupes armés n a pas apporté le soulagement escompté par les usagers et les acteurs économiques locaux.
Le député de Bria 1 a directement comparé la situation actuelle à celle de la période de crise sécuritaire. Max Balinda a expliqué qu auparavant, les éléments de la Séléka imposaient des taxes illégales aux commerçants sur chaque marchandise en transit. Aujourd hui, bien que ces milices armées ne soient plus présentes sur le terrain, l administration publique a tout simplement pris le relais de ces pratiques d extorsion.
L’élu national a souligné le dysfonctionnement profond du système fiscal local et le détournement systématique des procédures réglementaires. En principe, lors de l arrivée d un véhicule de marchandises, les services douaniers doivent fixer un montant global légal et délivrer une quittance officielle afin que les fonds soient versés dans les caisses du Trésor public. Or, Max Balinda affirme détenir des preuves visuelles montrant que certains agents des douanes imposent des sommes arbitraires qui finissent directement dans leurs propres poches.
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Cette dénonciation met en lumière l échec des politiques d assainissement dans les régions éloignées de la capitale. Malgré les annonces répétées de démantèlement des postes illégaux et la présence d une brigade spéciale de contrôle, les commerçants de Bria continuent de subir un racket institutionnalisé. Max Balinda demande ainsi une intervention urgente des autorités centrales pour mettre fin à ces prélèvements illicites qui asphyxient le commerce local et ruinent le pouvoir d achat des populations.
Par Sylvie VICKOS
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L’extorsion à Bria par les services publics soulève des questions sur l’intégrité et la transparence du système fiscal local, comme l’indique Max Balinda.
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