Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

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Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée

 

Pour l’opposant Crépin Mboli-Goumba : la Centrafrique doit revoir ses priorités pour son armée
Crépin Mboli-Goumba, Coordinateur du BRDC

 

 

Rédigé le [date_cnc] .

Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 Maître Crépin Mboli-Goumba, Président du PATRIE et coordinateur du BRDC  critique sévèrement dans un poste publié ce dimanche 8 août 2026 sur la plateforme de réseaux sociaux l’augmentation massive des effectifs militaires en Centrafrique et appelle à privilégier les équipements, la formation, la méthode et la gouvernance.

 

Dans son texte intitulé « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba revient sur la transformation de l’armée centrafricaine au cours des dernières années.

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L’auteur estime que l’augmentation du nombre de militaires ne suffit pas à construire une armée moderne et efficace.

 

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Selon Crépin Mboli-Goumba, la Centrafrique doit désormais privilégier la qualité des effectifs, les équipements, la formation et les conditions de déploiement.

 

Crépin Mboli-Goumba : « Deux visions d’une même armée »

 

Pour introduire son analyse, Crépin Mboli-Goumba rappelle le débat présidentiel américain de 2012 entre Barack Obama et Mitt Romney.

 

Mitt Romney avait reproché à Barack Obama d’avoir réduit la taille de l’armée américaine.

 

La réponse de Barack Obama reposait sur l’évolution des moyens militaires. Une armée moderne ne se définit pas uniquement par le nombre de soldats ou par les équipements utilisés dans le passé.

 

Crépin Mboli-Goumba établit ce parallèle avec la Centrafrique.

 

Il affirme que l’État centrafricain a recruté 24 000 militaires supplémentaires ces dernières années, faisant passer les effectifs de l’armée de 10 000 à 35 000 éléments.

 

Pour l’auteur de « Toutes ces occasions ratées », cette progression numérique doit désormais laisser place à une réflexion plus large sur le fonctionnement de l’armée.

 

Une armée nombreuse ne suffit pas

 

Crépin Mboli-Goumba considère qu’une armée capable de défendre le territoire national reste indispensable à la Centrafrique.

 

Le pays partage ses frontières avec le Soudan, le Soudan du Sud, le Tchad et la République démocratique du Congo.

 

Ces pays connaissent ou ont connu des crises armées qui ont régulièrement des répercussions sur la Centrafrique.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, disposer d’une force militaire capable d’assurer la défense du territoire et de contribuer à la dissuasion constitue donc une nécessité.

 

Mais cette armée doit aussi être moderne et républicaine.

 

C’est précisément sur ce point que l’auteur construit son analyse dans « Toutes ces occasions ratées ».

 

Il oppose une armée uniquement centrée sur le nombre à une armée reposant sur les compétences, les équipements, la mobilité et l’organisation.

 

Crépin Mboli-Goumba critique les recrutements

 

Dans « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba aborde également le processus de recrutement.

 

Il dénonce notamment des pratiques liées à la vente de fiches et à l’intégration de personnes qu’il estime ne pas toujours disposer des capacités nécessaires pour exercer certaines fonctions.

 

L’auteur étend cette critique à la fonction publique.

 

Il évoque le recours aux relations et aux réseaux politiques dans certains recrutements et estime que ces pratiques fragilisent les institutions publiques.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, le problème ne concerne donc pas uniquement l’armée.

 

Il touche également la capacité de l’État à disposer d’une administration compétente et efficace.

 

Des militaires déployés avec des moyens insuffisants

 

Crépin Mboli-Goumba consacre une partie importante de « Toutes ces occasions ratées » aux conditions de déploiement des militaires.

 

Il évoque des détachements prolongés, le manque d’équipements et l’absence de certaines primes.

 

Selon lui, ces difficultés peuvent pousser certains militaires à chercher d’autres moyens pour subvenir à leurs besoins.

 

L’auteur évoque notamment des cas de racket des populations dans les zones de déploiement.

 

Il estime également que l’absence de rotations régulières peut avoir des conséquences sur les familles des militaires restées à Bangui.

 

Crépin Mboli-Goumba cite Bossembélé et la frontière tchadienne

 

Dans son texte, Crépin Mboli-Goumba cite plusieurs exemples pour appuyer son analyse.

 

Il affirme notamment que, vers Bossembélé, un seul véhicule serait disponible pour couvrir toute une zone.

 

Il évoque aussi la situation à la frontière avec le Tchad.

 

La réforme de l’armée en Centrafrique nécessite une attention particulière sur la qualité des effectifs militaires, et une gouvernance efficace reste essentielle pour assurer leur bon fonctionnement.

Selon l’auteur, des difficultés seraient apparues après l’intégration d’anciens éléments rebelles dans les forces nationales.

 

Crépin Mboli-Goumba parle alors d’une forme de « armée dans l’armée ».

 

Ces exemples servent à démontrer, selon lui, que l’augmentation des effectifs n’a pas automatiquement produit une armée mieux équipée et mieux organisée.

 

« Tout reste donc à faire », estime Crépin Mboli-Goumba

 

Dans « Toutes ces occasions ratées », Crépin Mboli-Goumba estime que la Centrafrique doit désormais changer de méthode.

 

Il ne remet pas en cause le besoin d’une armée nationale capable de défendre le pays.

 

Il demande plutôt que les priorités soient réorientées.

 

Pour l’auteur, l’État doit investir davantage dans les moyens opérationnels, la formation, l’équipement et l’organisation.

 

Crépin Mboli-Goumba insiste aussi sur la gouvernance.

 

Selon lui, les militaires doivent disposer de conditions permettant d’accomplir leur mission dans le respect de la discipline et de l’autorité républicaine.

 

Crépin Mboli-Goumba interroge les choix budgétaires

 

La dernière partie de « Toutes ces occasions ratées » élargit le débat aux autres secteurs de l’État.

 

Crépin Mboli-Goumba imagine ce qu’aurait pu produire une autre utilisation des ressources consacrées aux recrutements militaires.

 

Il évoque notamment l’hypothèse de recruter 4 000 enseignants bien formés, tout en portant les nouveaux effectifs militaires à 20 000 soldats au lieu de 24 000.

 

L’auteur met cette hypothèse en parallèle avec la forte présence des maîtres-parents dans le système éducatif centrafricain.

 

Il interroge ainsi la capacité de l’État à choisir ses priorités entre défense, éducation et renforcement de l’administration.

 

Pour Crépin Mboli-Goumba, « Toutes ces occasions ratées » pose finalement la question de l’efficacité des choix publics.

 

Son analyse défend une armée centrafricaine moins centrée sur le seul nombre et davantage organisée autour de la formation, des équipements, de la discipline, des moyens opérationnels et d’une gouvernance capable de donner aux militaires des raisons de servir pleinement la République.

 

Par Alain Nzilo

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