Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

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Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat

Centrafrique : la bataille entre deux milliardaires centrafricains tourne aux accusations de menaces d’assassinat
Le parrain des parrains mafieux Sani Yalo, Président du BARC, et conseiller mystique du dictateur de Bangui

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News CentrafriqueCNC  

 La bataille autour du marché de gestion des Bordereaux électroniques de suivi de cargaison (BESC) prend une nouvelle tournure en République centrafricaine. Après la perte du contrat exploité par son partenaire belge ANTASER au profit du groupe ALBATROS, le milliardaire centrafricain Didier Martial Pabandji affirme que sa sécurité est menacée et dit craindre pour sa vie.

 

Un contrat stratégique au cœur du différend

 

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À l’origine de cette affaire figure le contrat de gestion des Bordereaux électroniques de suivi de cargaison (BESC), un dispositif destiné à renforcer le suivi des importations et exportations et à améliorer le contrôle des recettes liées aux opérations commerciales.

 

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Dans une déclaration publiée sur les réseaux sociaux ce jeudi 6 aout 2026, Didier Martial Pabandji explique avoir été représentant puis partenaire du groupe belge ANTASER en République centrafricaine. Selon lui, l’entreprise était présente dans le pays depuis plusieurs années et travaillait avec les autorités centrafricaines dans le cadre de la sécurisation des recettes publiques.

 

Le milliardaire centrafricain affirme avoir facilité la signature d’une convention avec l’État en 2021. Il indique également qu’après son entrée au Haut Conseil de la communication, il a cessé ses fonctions de représentant commercial afin de respecter les dispositions légales, tout en restant partenaire de l’entreprise.

 

Le remplacement d’ANTASER par le groupe ALBATROS

 

Selon Didier Martial Pabandji, la convention d’ANTASER devait être renouvelée en 2026. Il affirme que le ministère des Transports avait donné un avis favorable après une évaluation du Conseil centrafricain des chargeurs.

 

Il explique avoir appris le 17 avril 2026 que l’État centrafricain avait signé un nouveau contrat avec le groupe ALBATROS, dirigé par le milliardaire centrafricain Sani Yalo.

 

Après cette annonce, Didier Martial Pabandji affirme avoir pris contact avec Sani Yalo afin de rechercher une solution permettant aux différentes parties de poursuivre leurs activités. Il explique que ces discussions n’ont pas abouti et que le ministère des Transports a ensuite annoncé la résiliation de la convention avec ANTASER.

 

Une bataille administrative et judiciaire

 

Le différend s’est ensuite déplacé sur le terrain judiciaire. Didier Martial Pabandji affirme avoir engagé des démarches devant la justice administrative après la résiliation du contrat de son partenaire.

 

Selon sa déclaration, le tribunal administratif aurait rendu une décision favorable à ANTASER le 15 juillet dernier, estimant que la résiliation de la convention était abusive. Il affirme toutefois qu’un recours a été introduit rapidement devant le Conseil d’État et qu’une nouvelle décision a permis au groupe ALBATROS de poursuivre ses activités.

 

Le dossier oppose désormais deux centrafricains autour d’un marché considéré comme stratégique pour les recettes publiques.

 

Didier Martial Pabandji affirme être victime de menaces

 

Dans sa déclaration, le milliardaire centrafricain affirme que sa situation personnelle s’est dégradée depuis le début du conflit autour du contrat. Il dit être victime de menaces, d’intimidations et de plusieurs convocations dans différents commissariats.

 

Il affirme que certaines personnes chercheraient à obtenir son arrestation et à le réduire au silence. Didier Martial Pabandji indique avoir saisi officiellement le président de la République afin de l’informer de ce qu’il présente comme une menace contre sa sécurité.

 

Il ne désigne pas directement un responsable des menaces évoquées, mais affirme que des personnes ayant intérêt à l’éviction d’ANTASER seraient impliquées dans des démarches visant à lui nuire.

 

Des accusations sur la gestion des contrats publics

 

Dans son message, Didier Martial Pabandji dénonce également ce qu’il décrit comme un environnement marqué par des conflits d’intérêts, des rétrocommissions et des pratiques qui, selon lui, fragilisent la confiance des investisseurs.

 

Il estime que les changements de contrats publics sans garantie suffisante peuvent affecter l’image du pays auprès des partenaires économiques étrangers.

 

Le conflit économique autour du BESC a conduit à des menaces de sécurité pour Didier Martial Pabandji, exacerbant un climat de tensions entre les acteurs économiques centrafricains.

Le dirigeant d’ANTASER affirme que son entreprise était en règle avec les obligations financières envers l’État centrafricain et dit disposer des documents prouvant les paiements effectués auprès du Trésor public.

 

Deux mafieux centrafricains face à un marché stratégique

 

Cette affaire place au centre des débats deux figures économiques centrafricaines : Didier Martial Pabandji, partenaire local d’ANTASER, et Sani Yalo, dirigeant du groupe ALBATROS.

 

Le conflit, qui portait initialement sur un contrat commercial, prend désormais une dimension sécuritaire avec les déclarations publiques de Didier Martial Pabandji sur les menaces qu’il affirme recevoir.

 

Le marché du BESC reste au cœur de cette bataille entre deux camps qui défendent chacun leurs intérêts, alors que les autorités doivent désormais gérer les conséquences administratives, judiciaires et économiques de ce différend.

 

L’ombre des méthodes de son puissant adversaire Sani Yalo plane sur le milliardaire Pabandji, qui voit le rapport de force s’inverser à ses dépens

 

Pendant que ces deux personnages s’écharpent publiquement pour des miettes, le spectacle de leur rivalité confirme les coulisses de la mafia financière qui éclabousse le pays depuis des années.

 

 

Par Alain Nzilo

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