Colère à Batangafo après le décès suspect d’un centrafricain aux mains de la police
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Par : la rédaction de ,
Batangafo, le décès d’un détenu a déclenché la révolte des habitants, excédés par ce comportement autoritaire des forces de sécurité qui bafouent l’existence humaine la plus élémentaire.
Le drame s’est produit dans la préfecture de l’Ouham-Fafa. Un homme dont la justice n’avait même pas déterminé les torts a rendu son dernier soupir à l’hôpital, juste après son maintien en cellule par la police de Batangafo. Les motifs de son arrestation demeurent totalement obscurs, mais le résultat est là, définitif et révoltant. Cet événement met en évidence un fonctionnement dictatorial où les agents de l’État disposent du droit de vie et de mort sur la population, agissant en dehors de tout cadre légal et avec un détachement total vis-à-vis des droits humains fondamentaux. La vie humaine ne possède visiblement aucune valeur aux yeux de ces autorités qui s’efforcent d’imposer un désordre permanent sous couvert de loi.
Sur place, la réaction de la population ne s’est pas fait attendre après le décès de la victime. Les proches et les citoyens indignés ont transporté le corps sans vie pour le déposer directement sous le drapeau, juste devant les locaux de la police. Cet acte fort visait à mettre les fonctionnaires directement sous le poids de leurs responsabilités. Pour toute réponse, les forces de sécurité ont choisi d’employer la méthode forte en faisant usage de leurs armes à feu. Les policiers ont multiplié les tirs de sommation pour repousser la foule et disperser la manifestation de colère des habitants venus réclamer la justice et la vérité.
Cette gestion par la poudre et la violence démontre la dérive d’une institution qui préfère réprimer plutôt que d’expliquer la perte d’une vie humaine dans ses locaux. Les détonations ont retenti dans tout le secteur pour imposer le silence aux manifestants. L’autorité locale a préféré la force au dialogue, confirmant la nature de ce régime de terreur.
La population est restée un long moment massée à distance des bâtiments, tandis que les douilles jonchaient le sol.
Par Cypriyen Samba
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