Affaire de tentative de coup d’État : pourquoi le régime dictatorial de Faustin-Archange Touadéra prépare déjà sa fuite vers Zongo
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’ancien président André Kolingba a raison : terrifiés par le bruit de leurs pets, ces dictateurs amateurs vont s’enfuir. Devant les rumeurs, Touadéra et sa bande de bras cassés préparent déjà leur traversée de la rivière Oubangui pour se réfugier à Zongo.
Touadera, toi et ton équipe des bras cassés doivent comprendre une chose : laisser les centrafricains tranquille. D’ailleurs, il faut comprendre que pour gérer une dictature et s’imposer en véritable autocrate, il faut avoir les reins solides, du coffre et le poids d’un vrai chef. Quand on n’a pas cette carrure mais qu’on veut absolument jouer les tyrans, la réalité finit toujours par vous rattraper.
C’est exactement ce que soulignait l’ancien président André Kolingba en évoquant à l’époque le comportement d’Ange-Félix Patassé. Kolingba expliquait avec mépris que Patassé et son équipe sont tellement habitués à vivre dans la crainte qu’ils finissent par partir en débandade au moindre bruit, paniqués par le souffle de leurs propres pets (Sonsson) qu’ils confondent avec une attaque ennemie. Aujourd’hui, Faustin-Archange Touadéra se retrouve piégé dans ce même costume des dictateurs trop grand pour lui.
Faustin-Archange Touadera a cru s’assurer un règne de vingt ou trente ans en s’entourant des mercenaires russes. Ils pensaient être totalement à l’abri, mais la vérité est qu’ils ont peur de tout. Dès qu’il y a un petit bruit des herbres sur les réseaux sociaux, c’est la panique générale. C’est comme si des herbes poussaient et faisaient du bruit à cause du vent, et que le président se mettait à crier au complot.
Quand on veut installer une dictature à l’époque des réseaux sociaux, il faut avoir le cœur bien accroché. Si on n’a pas ce courage, la seule solution est d’adopter la méthode forte de la Chine ou de la Russie.
La méthode chinoise consiste à tout verrouiller. La Chine est une dictature, mais ses dirigeants savent comment s’y prendre. Ils ferment tout parce qu’ils sont un milliard d’habitants. Ils peuvent fabriquer leurs propres produits, créer leur propre marché et consommer entre eux. La Chine est un monde fermé à part, qui refuse que l’extérieur entre chez lui. C’est pour cela qu’elle crée ses propres réseaux sociaux et interdit les chaînes étrangères. Le régime de Bangui aimerait faire la même chose : fermer totalement le pays pour que personne ne parle. Mais pour copier la Chine ou la Russie, il faut en avoir les moyens. Quand on veut imposer la dictature sans cette force, et qu’on poursuit tout le monde en justice, on se condamne à fuir un jour ou l’autre.
Cette panique se voit directement dans les dernières déclarations du pouvoir. Le parquet a affirmé que des éléments subversifs se préparaient sur les réseaux sociaux et se trouvaient dans le quartier Boy-Rabe. C’est le comble du ridicule, car le quartier Boy-Rabe est le quartier présidentiel où réside Touadéra lui-même. Le président a peur chez lui, et sur les réseaux sociaux, les internautes s’en amusent déjà. Sur WhatsApp, tout le monde se moque de Touadéra. Les gens plaisantent sur ces supposés complots, et le pouvoir se ridiculise tout simplement parce qu’il ne supporte pas la critique.
Les contradictions du régime éclatent à travers deux communiqués publiés le même jour. Le premier parle d’un camion appartenant au ministre de la Justice, dans lequel on aurait trouvé des armes. Le premier substitut spécialisé du procureur, Guy Félix Yaguemé, a tout de suite lancé des poursuites judiciaires contre l’internaute qui a partagé cette nouvelle sur internet. Mais pour la deuxième affaire, celle de la tentative de coup d’État, le comportement de la justice est totalement suspect.
Dans son texte officiel du 17 juin 2026, le procureur cite plusieurs opposants à l’étranger : Karim Mekassoua, Alexandre Ferdinand Nguendet, Abakar Sabone, Danzoumi Yalo, Nour Grégaza et Arda. Il les accuse de tenir des réunions avec la complicité de l’ancienne Préfète de l’Ombella-Mpoko Denise Madjina Dicko, qui vit en France à Orléans et qui distribuerait de l’argent pour déstabiliser les institutions.
Le problème, c’est que cette fille, Binoumi, a publié cette fausse information en France avant même la sortie du procureur. Le pouvoir de Bangui a tout simplement récupéré le texte de la fille sur internet, sans rien modifier, avec les mêmes noms pour en faire son communiqué officiel. Pourtant, le procureur menace d’arrêter le citoyen qui a parlé de l’histoire du camion, mais ne lance aucun mandat d’arrêt contre cette fille. C’est la preuve évidente que c’est le pouvoir lui-même qui lui a donné ce texte à lire pour fabriquer un faux complot. Tout cela est farfelu et montre que Touadéra n’a pas le poids pour être un vrai dictateur. Au rythme où vont les choses, cette équipe de bras cassés ne va pas tenir longtemps et ils finiront par traverser l’Oubangui à pied pour se cacher à Zongo, en République démocratique du Congo.
Par Alain Nzilo
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