Le BRDC accuse le duo Touadéra et Moloua de mener le pays vers la faillite économique et sécuritaire
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
En pointant l’opacité financière et l’alignement diplomatique risqué du régime Touadéra, le BRDC dresse le constat d’une gouvernance illégitime qui mène directement le pays vers la ruine.
Face au maintien d’une équipe gouvernementale jugée incompétence par le BRDC, l’opposition démocratique alerte sur les risques imminents de faillite financière et de déstabilisation militaire qui pèsent sur la Centrafrique. La reconduction de Félix Moloua aux fonctions de Premier Ministre par le président Faustin Archange Touadéra constitue, selon l’analyse officielle du BRDC, un reniement total des engagements solennels de rupture pris devant les citoyens. Le BRDC met en avant le fait que le chef de l’État avait publiquement promis de sanctionner l’enrichissement illicite, ce qui équivalait à une condamnation de sa propre équipe, aujourd’hui pourtant maintenue au pouvoir. Le BRDC souligne que ce choix politique valide la médiocrité et détruit définitivement la crédibilité de la parole présidentielle face à la misère de la population. Pour le BRDC, l’installation des cellules du parti présidentiel dans chaque ministère et le contrôle de l’Assemblée Nationale illustrent un verrouillage des institutions destiné à protéger un troisième mandat usurpé. Le BRDC rappelle que la violation des dispositions intangibles de la Constitution de 2016 relatives à la limitation des mandats ne permettra pas au régime d’échapper aux lois de l’histoire politique du pays.
Le BRDC rejette en bloc les arguments de Touadéra et Moloua qui attribuent la crise actuelle à la situation héritée d’il y a dix ans, le BRDC qualifiant cette ligne de défense de contrevérité historique puisque la transition avait laissé un État doté d’une croissance positive et de caisses publiques stables. Sur le plan strictement financier, le BRDC démontre que l’échec cuisant des négociations avec le Fonds Monétaire International découle directement de la gestion opaque du secteur des hydrocarbures, où les prix maintenus très élevés pénalisent la population. Le BRDC dévoile des chiffres alarmants, notamment l’effondrement des recettes de la fiscalité pétrolière, passées de deux milliards et demi à seulement neuf cents millions de francs CFA mensuels. Parallèlement, le BRDC dénonce l’augmentation irrationnelle de vingt pour cent de la masse salariale publique, atteignant désormais neuf milliards et demi de francs CFA par mois et absorbant la quasi-totalité des recettes fiscales. Le BRDC précise que ce budget n’inclut même pas le paiement des forces paramilitaires étrangères, estimé à dix milliards par mois. Le BRDC observe que les bailleurs de fonds internationaux boudent le Plan National de Développement en raison de l’absence totale de reddition de comptes sur les fonds massifs décaissés par le passé pour la Covid et l’aide au développement.
Sur le plan de la sécurité et des affaires étrangères, le BRDC s’inquiète du climat de déstabilisation interne, matérialisé par des opérations aériennes incessantes d’hélicoptères au-dessus de Bangui et par des enlèvements contre rançon documentés dans la région de Boali. Le BRDC condamne avec la plus grande fermeté l’implication géopolitique de Touadéra dans le conflit soudanais à travers son soutien aux rebelles du FSD, une alliance qui, selon les avertissements du BRDC, expose la Centrafrique à de lourdes représailles militaires et à des poursuites judiciaires internationales pour complicité de crimes de guerre. Face au refus du pouvoir de nouer un dialogue constructif, le BRDC demande à la communauté internationale d’abandonner les simples recommandations pour imposer des exigences fermes au régime. Le BRDC affirme que l’opposition démocratique doit adapter ses stratégies à cette donne critique afin de porter les aspirations du peuple centrafricain. Le BRDC réitère sa détermination absolue à exploiter l’intégralité des recours légaux pour rétablir l’ordre démocratique, martelant que seule la lutte libère.
Par Brahim Sallé
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