
Le régime du dictateur Faustin-Archange Touadéra s’enfonce chaque jour un peu plus dans une paranoïa hystérique et suicidaire. Alors que la frontière centrafricano-tchadienne est au bord de l’embrasement suite à l’attaque meurtrière des mercenaires russes de Wagner contre des positions tchadiennes, un affrontement soldé par de lourdes pertes pour la milice russe, le pouvoir de Baba Kongoboro au centre-ville de Bangui tente de masquer sa panique par des accusations grotesques.
Après le sulfureux féman et braqueur Jules Njawé, c’est au tour du ministre porte-parole de la présidence, Albert Yaloké Mokpeme, de monter au créneau pour agiter le fantôme d’un complot international, pendant que sur le terrain, les soldats centrafricains refusent d’être sacrifiés.

Le chœur des paniqués : Yaloké Mokpeme répète la leçon de Jules Njawé
La ressemblance des éléments de langage frise le ridicule. Dans une sortie officielle dont il a le secret, Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence centrafricaine, est venu confirmer mot pour mot les thèses abracadabrantesques du conseiller Jules Njawé.
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Selon le ministre porte-parole de Touadera , le soeuAlbert Yaloké Mokpeme,Albert Yaloké Mokpeme, la France préparerait activement le renversement de deux régimes en Afrique : la Centrafrique et le Niger. Selon les appels téléphoniques de plusieurs services de renseignement africains à Touadera.
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Brandissant de prétendues informations sur des opérations de déstabilisation visant Bangui et Niamey, Yaloké Mokpeme a appelé les forces de défense et de sécurité à se préparer à riposter, tout en affirmant évasivement que le gouvernement prend des dispositions. Mais dès lors qu’il s’agit de citer des faits précis ou de pointer du doigt le Tchad et la France, le porte-parole s’emmêle les pinceaux, confirmant le malaise profond d’un régime aux abois qui ne sait plus à quel saint se vouer.
De son côté, le « marabout de Carnot », Évariste Ngamana, porte-parole du gouvernement, a tenté de faire bonne figure en affirmant que Bangui est prêt à défendre l’intégrité de son territoire.
C’est une première historique macabre dans les annales de l’intégration sous-régionale en Afrique : deux pays membres d’une même Communauté Économique et Monétaire (CEMAC), liés par l’histoire, la géographie et le partage de frontières poreuses, s’apprêtent à se tirer dessus par la faute d’un régime aux abois et de mercenaires étrangers incontrôlables.
Pour un officier supérieur des Forces Armées Centrafricaines contacté par notre rédaction, la responsabilité de ce naufrage incombe entièrement à Touadéra :
« Pour conserver son pouvoir, Touadéra est en train de suivre bêtement ces mercenaires russes qui ont lamentablement échoué à prendre le contrôle du Tchad après le départ des Français. Il oublie que ces supplétifs ne sont pas chez eux en Russie pour bénéficier des renforts et des renseignements nécessaires pour faire face à une armée tchadienne puissante, bien équipée, bien nourrie et parfaitement renseignée. Leurs échecs cuisants au Mali constituent pourtant un cas d’école que Touadéra est trop aveugle pour étudier. »
La fronde des FACA : refus d’aller à l’abattoir face à l’armée tchadienne
La situation au sein de l’état-major est explosive. Selon notre source militaire, l’institution militaire éprouve les plus grandes peines du monde à constituer un simple bataillon à envoyer sur la ligne de front.
Une fronde silencieuse mais ferme s’organise : plusieurs soldats centrafricains refusent catégoriquement de se masser à la frontière pour servir de chair à canons face aux forces tchadiennes.
Les militaires FACA lucides l’assurent sans détour : que peut-on espérer faire avec de simples kalachnikovs face à une armée tchadienne aguerrie et lourdement armée ?
« Tout le monde a vu l’armement impressionnant des soldats tchadiens lorsqu’ils étaient en mission à Bangui ! », s’insurge un gradé.
Face aux pressions de la hiérarchie, certains grognards répliquent : que l’état-major aille donc chercher ces « Russes noirs » et les supplétifs rebelles soudanais de l’UFDR, ceux-là mêmes que le commandement militaire et Wagner ont utilisés pour aller libérer, à leur place, la ville d’Amdafok, dont la prétendue perte n’était qu’un simulacre.
Sous la conduite de Faustin-Archange Touadéra, le pouvoir en place expose le pays en voulant affronter l’armée tchadienne aux côtés des mercenaires russes.
En voulant jouer aux apprentis sorciers pour satisfaire les appétits géopolitiques des mercenaires de Wagner, le clan présidentiel expose le peuple centrafricain à un cataclysme sécuritaire. La fuite en avant verbale de Yaloké Mokpeme et les rodomontades d’Évariste Ngamana ne suffiront pas à cacher la réalité d’une armée nationale fracturée et non entretenue qu’ils parlent péjorativement d’une « armée monte en puissance », et d’un pouvoir totalement déconnecté des réalités tactiques.
Le peuple centrafricain observe avec effroi cette dérive. Continuer à soutenir un régime qui livre le pays à des mercenaires étrangers et s’oriente vers un conflit ouvert avec ses voisins, c’est cautionner la destruction pure et simple de la nation.
A suivre…
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