
La Plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique (PJLOD ) accuse la Section de recherches et d’investigations (SRI) d’empêcher les visites familiales et la réception de vivres pour cinq responsables de la société civile détenus après la journée « ville morte » contre la hausse des prix du carburant et la cherté de la vie.
Dans une déclaration politique datée du 26 octobre 2026, la PJLOD dénonce les conditions de détention de ces cinq activistes et réclame leur libération. La plateforme affirme que les familles ont rencontré plusieurs obstacles avant d’obtenir un accès exceptionnel aux détenus.

Des visites familiales limitées à 15 minutes
Selon la PJLOD , les proches des cinq détenus se sont heurtés à des refus de visite de la part des responsables du poste de détention. Ces derniers auraient invoqué des instructions limitant les accès aux seuls conseils juridiques.
À lire aussi : Quand le dictateur censure ses propres ministres pour centraliser la propagande d’État
La plateforme indique qu’une visite exceptionnelle de 15 minutes a finalement été autorisée le 26 octobre à 14 h 05. Elle affirme également que les familles rencontrent des difficultés pour remettre de la nourriture aux détenus.
La PJLOD soutient que le procureur de la République avait pourtant ordonné d’autoriser les visites familiales et la réception de l’aide alimentaire. Elle accuse les forces de sécurité de ne pas respecter ces instructions et de confisquer les vivres apportés par les proches.
La déclaration ne comporte pas de réponse des responsables de la SRI à ces accusations.
La procédure judiciaire également contestée
Au-delà des restrictions imposées aux familles, la PJLOD dénonce le maintien en détention des cinq responsables de la société civile. Elle affirme que les délais légaux de garde à vue sont dépassés et qu’aucun des détenus n’a encore été présenté devant un magistrat instructeur.
La plateforme indique également que les intéressés ne connaissent toujours pas les motifs précis des poursuites engagées contre eux. Elle attribue une partie des retards à l’absence du procureur de la République, qui serait actuellement en mission à l’étranger.
La PJLOD estime que ces circonstances portent atteinte aux droits de la défense et aux garanties légales applicables aux personnes privées de liberté.
Des conditions sanitaires dénoncées
Dans son communiqué, la plateforme décrit des conditions sanitaires préoccupantes dans les locaux de la SRI. Les cinq activistes seraient détenus dans un environnement insalubre, sans respect des règles élémentaires d’hygiène.
Parmi les personnes détenues figure un responsable prénommé Steve. La PJLOD affirme que les cinq hommes conservent leur force morale malgré leurs conditions de détention.
Les membres incarcérés de la société civile observent actuellement une grève de la faim pour protester contre le dépassement des délais de garde à vue et exiger leur libération immédiate.
Face à cette situation, les détenus ont décidé d’entamer une grève de la faim pour réclamer le respect de leur dignité et leur libération immédiate, selon la déclaration.
La PJLOD appelle les organisations de défense des droits de l’homme, les leaders d’opinion et la communauté internationale à intervenir auprès des autorités centrafricaines. Elle demande l’application des garanties légales et la libération des cinq responsables de la société civile arrêtés après la journée « ville morte ».
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Abonnez-vous à notre chaine YouTube : (31) Corbeau News TV – YouTube
Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65
Email : Redaction@corbeaunews-centrafrique.org
Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org




