Terreur à Djamena : Kamiss Bourma abattu et des bœufs dérobés près de Birao

Publié le 23 juin 2024 , 5:07
Mis à jour le: 23 juin 2024 6:29 am

Terreur à Djamena : Kamiss Bourma abattu et des bœufs dérobés près de Birao

 

Les casques bleus en patrouille à Amdafock, 62 kilomètres de Birao en allant vers la frontière avec le Soudan
Les casques bleus en patrouille à Amdafock, 62 kilomètres de Birao en allant vers la frontière avec le Soudan. CopyrightMinusca

 

Kamiss Bourma a été abattu jeudi dernier à 18 kilomètres de Birao, dans le village de Djamena sur l’axe Terfela. Les assaillants ont également volé de nombreux bœufs. La population locale accuse des coupeurs de route soudanais, tandis que les FACA, sans moyens de transport adéquats, peinent à sécuriser les environs.

 

Bangui, 24 juin 2024.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un meurtre tragique à Djamena.

 

Jeudi dernier, dans la localité de Djamena, située à 18 kilomètres de Birao, Kamiss Bourma a été tué par des individus armés non identifiés. Les assaillants ont également emporté un grand nombre de bœufs, laissant les habitants dans la peur et l’incertitude. Selon les témoignages recueillis sur place, les habitants pointent du doigt des bandits armés soudanais, responsables de multiples attaques similaires dans la région.

 

Sécurité précaire à Birao.

 

La situation sécuritaire à Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, demeure préoccupante malgré les déclarations du gouvernement affirmant un retour à la sécurité. Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement, Maxime Balalou, a annoncé que la sécurité était rétablie grâce aux forces de défense et de sécurité présentes dans cette préfecture. Cependant, les faits contredisent cette version officielle.

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En réalité, les forces armées centrafricaines (FACA) déployées à Birao et dans d’autres villes du pays manquent cruellement de moyens de transport et sont souvent obligées de solliciter les services des taxis-motos pour leurs déplacements. Cette précarité entrave leur capacité à protéger efficacement la population et à assurer la sécurité dans les zones périphériques.

Un combattant du FPRC conduit une moto devant des passants sur la route principale de Birao (RCA), le 20 décembre 2017. © ALEXIS HUGUET / AFP
Un élément conduit une moto devant des passants sur la route principale de Birao (RCA), le 20 décembre 2017.
© ALEXIS HUGUET / AFP

 

Insécurité persistante et actions controversées.

 

L’insécurité persiste non seulement dans les environs de Birao, mais aussi à l’intérieur de la ville elle-même. Les actes de violence, les braquages et les meurtres sont monnaie courante, et les coupeurs de route continuent de sévir impunément. Cette situation est d’autant plus alarmante que même les éléments de sécurité ne disposent pas des ressources nécessaires pour remplir leur mission.

 

Il y a un mois, des mercenaires de Wagner, déployés par hélicoptère, ont mené des opérations de répression contre les villages environnants de Birao, accusant les jeunes locaux de commettre des exactions. Ces interventions brutales n’ont fait qu’accentuer la méfiance et la peur parmi les habitants, sans apporter de solutions durables.

 

Conditions difficiles pour les FACA.

 

Les conditions de vie des soldats FACA dans les zones reculées sont particulièrement difficiles. À Amdafock, près de la frontière soudanaise, les soldats vivent dans des conditions précaires, sans moyens de transport ni soutien logistique adéquat. Certains d’entre eux ont tenté de rejoindre Birao à pied, mais ont été attaqués et tués juste à l’entrée de Birao par des bandits.

 

La colère gronde parmi les militaires en poste à Birao. Des tirs de protestation ont été entendus, les soldats exprimant leur frustration face à l’inaction de leurs supérieurs et du gouvernement. Ils dénoncent le manque de véhicules et de ressources nécessaires pour assurer leur mission de protection et de maintien de l’ordre.

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Propagation de mensonges par le gouvernement.

 

Pendant ce temps, le gouvernement propage ses mensonges à la population. Certains médias, soi-disant indépendants, répètent ces mensonges comme des perroquets, renforçant ainsi les fausses déclarations du gouvernement. La situation sécuritaire à Birao et dans ses environs reste donc extrêmement préoccupante, malgré les assurances du gouvernement. La population locale continue de vivre dans la peur et l’incertitude, tandis que les forces de sécurité, mal équipées et mal soutenues, peinent à remplir leur rôle.

 

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