Sept soldats tués dans une embuscade dans le nord du Burkina

Publié le 12 novembre 2020 , 4:44
Mis à jour le: 12 novembre 2020 11:44

Sept soldats tués dans une embuscade dans le nord du Burkina

Bangui ( République centrafricaine ) – Sept soldats burkinabè ont été tués et plusieurs blessés ou « portés disparus » mercredi dans une embuscade tendue dans le nord du Burkina Faso, en pleine campagne pour l’élection présidentielle, a appris l’AFP jeudi de sources de sécurité.

« Une patrouille militaire est tombée dans une embuscade sur l’axe Tin Akoff-Beldiabé » des localités situées dans la province de l’Oudalan, frontalière du Mali et du Niger, a déclaré une de ces sources de sécurité./////////////.

« Le bilan provisoire est de sept militaires tués et des blessés », d’autres soldats étant « portés disparus », selon cette source./////////////.

« Une opération de ratissage est en cours pour traquer les assaillants et rechercher les éléments qui manquent à l’appel », a précisé une autre source de sécurité, confirmant l’attaque./////////////.

La dernière embuscade contre des soldats dans le nord du Burkina, la zone du pays la plus touchée par les exactions jihadistes, remontait au 11 septembre. Quatre militaires avaient été tués./////////////.

Le Burkina Faso, miné par une spirale d’attaques jihadistes depuis cinq ans, organise des élections présidentielle et législatives le 22 novembre./////////////.

Le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, candidat à un second mandat, a lancé sa campagne la semaine passée en promettant de ramener « la paix ». /////////////.

Ses détracteurs lui reprochent d’avoir été incapable de faire face aux menaces jihadistes croissantes lors de son premier mandat./////////////.

En raison des violences jihadistes touchant une grande partie du territoire, près de 1.500 villages (sur plus de 8.000) dans 22 communes (sur plus de 300) ne participeront pas au scrutin. /////////////.

En septembre, les députés ont adopté une loi permettant de valider les résultats des élections même si elles ne se déroulent pas sur l’ensemble du territoire. /////////////.

Le Conseil constitutionnel avait constaté l’existence d’une « force majeure », la « non couverture de 17,70% du territoire national » par le scrutin, en raison de la « présence de groupes terroristes dans les localités, l’absence de l’administration dans les zones affectées, l’abandon par les populations de leurs sites d’habitation pour d’autres localités ». /////////////.

Les attaques jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires, ont fait plus 1.200 morts et un million de déplacés depuis 2015./////////////.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces burkinabè ne parviennent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes, malgré l’aide de troupes étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane./////////////.

Les violences jihadistes mêlées

Avec AFP/VOA

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