Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité

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Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité

 

 

Place Marabéna : le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra découvre enfin son impopularité
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

Rédigé le 20 janvier 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ce lundi 19 janvier 2026, le conseil constitutionnel a validé le hold-up électoral du dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadéra. Mais la manifestation organisée pour célébrer ce troisième mandat a viré au cauchemar : une place quasi vide et un président humilié.

 

La décision était attendue, prévisible même. Personne ne doutait que les résultats vont changer. Mais ce qui s’est passé après a pris tout le monde de court, y compris le principal intéressé, Baba Kongoboro.

 

Car les partisans du régime avaient tout planifié depuis plusieurs jours. Sur les réseaux sociaux, les griots et miliciens du pouvoir avaient annoncé une caravane gigantesque dans les rues de la capitale. Ils promettaient une marée humaine pour acclamer leur champion. Chaque participant devait toucher entre mille et deux mille francs pour gonfler les rangs.

 

Sauf que l’argent n’a pas suffi cette fois. À la place Marabéna, dans le cinquième arrondissement de Bangui,  où devait se tenir le grand rassemblement populaire, c’est le désert qui attendait Faustin-Archange Touadéra. On pouvait compter les présents au doigt. Même cette place, pourtant moins grande que le stade 20 000 places, paraissait immense tant elle était vide.

 

Le spectacle a viré à l’humiliation publique. Le dictateur Faustin-Archange Touadera est arrivé à l’heure convenue, certainement persuadé qu’une foule en délire l’accueillerait. Au lieu de ça, quelques dizaines de personnes tout au plus, un silence pesant, aucune effervescence. Pas de marmites frappées en cadence, pas de chants spontanés, rien qui ressemble de près ou de loin à une liesse populaire.

 

Touadéra n’a pas traîné sur place. Trois ou quatre minutes montre en main. Un bref discours bâclé devant ce public rachitique, puis il a regagné sa voiture. Même lui semblait comprendre qu’il valait mieux ne pas s’éterniser face à pareille débâcle. Son visage devait en dire long sur sa déconvenue.

 

Les quelques participants restés sur place ne savaient plus quoi faire. Ils ont fini par se diriger vers les kermesses installées aux alentours de la place Marabéna, où nourriture et boissons étaient servies. Après s’être restaurés aux frais du régime, ils ont pris place dans les camions pour tenter une caravane de la dernière chance. Mais le ridicule de la situation sautait aux yeux de tous.

 

Cette journée restera comme un aveu d’échec monumental. Un président qui prétend avoir raflé plus de 70% des suffrages devrait normalement déclencher un mouvement spontané dans les rues. Les gens devraient sortir d’eux-mêmes, sans qu’on ait besoin de les payer. Or là, même avec l’argent, personne ne s’est déplacé.

 

Les chiffres officiels parlent d’une victoire écrasante pour Touadéra. La réalité du terrain raconte une tout autre histoire. Les observateurs estiment qu’il ne dépasse probablement pas 15% d’adhésion réelle dans le pays. Le reste n’est que manipulation, bourrage d’urnes et falsification des résultats. Une fraude tellement énorme qu’elle finit par se voir.

 

Mais le dictateur Faustin-Archange Touadera vit dans une bulle dorée. Son entourage proche, ce petit clan vénal qui profite du système, lui raconte ce qu’il veut entendre. Ces conseillers lui servent des rapports mensongers sur sa popularité. Ils lui font croire que le peuple l’adore alors que ce même peuple le déteste de toutes ses forces.

 

La modification constitutionnelle d’août 2023 reste en travers de la gorge des Centrafricains. Touadéra a supprimé la limitation à deux mandats de cinq ans. Il a porté la durée à sept ans et s’est offert un troisième mandat. Une manipulation juridique qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’en 2032 au minimum. Certains murmurent qu’il voulait carrément des mandats de dix ans, mais qu’on l’a convaincu d’y aller plus doucement.

 

La communauté internationale regarde ailleurs pendant ce temps. Les Nations unies et l’Union africaine cautionnent cette dérive autoritaire. Elles ne semblent pas mesurer l’ampleur du rejet populaire dont fait l’objet Faustin-Archange Touadéra. Ou alors elles s’en fichent royalement, pourvu que leurs intérêts soient préservés.

 

Le régime ne tient plus que par la force. La coercition, les milices, l’appui de puissances extérieures qui y trouvent leur compte. Certainement pas grâce à un quelconque soutien populaire. La journée du 19 janvier l’a démontré de façon spectaculaire.

 

Les Centrafricains qui ont suivi ces événements n’en reviennent toujours pas. Ils se demandent comment on peut organiser pareille pantomime en plein jour. Mieux valait rester discret que d’exposer ainsi sa faiblesse. Le régime pensait faire une démonstration de force, il a offert la preuve de son isolement total.

 

Touadéra s’installe donc pour sept nouvelles années, sourd au rejet qu’il vient de constater de ses propres yeux. Son cercle rapproché continuera de lui servir les mêmes mensonges. Lui continuera de faire semblant d’y croire, ou peut-être y croit-il vraiment. Pendant ce temps, la Centrafrique s’enfonce dans une impasse dont personne ne voit l’issue​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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