Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé

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Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé

 

Pendant que la ville de Bambouti et de Zemio sont sous la menace des miliciens d’autodéfense, à Obo, le commandant de compagnie de la gendarmerie, loin du théâtre d’affrontement, se permet d’arrêter illégalement des civils qu’il accuse d’être des miliciens Azandé
Un milicien Azandé Ani Kpi Gbé incorporé dans l’armée nationale centrafricaine ici salué par un Chef militaire de Wagner lors de leur présentation sous les drapeaux à Obo.

 

Rédigé le 19 janvier 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au moins 10 civils sont arrêtés et détenus illégalement à Obo depuis plus d’une semaine par la gendarmerie. Le commandant de compagnie évite les zones d’affrontement de Bambouti et Zemio pour s’acharner sur des innocents.

 

Le 28 décembre 2025, vers 4 heures du matin, les miliciens d’autodéfense Azandé ont pris d’assaut la ville de Bambouti, dans la préfecture du Haut-Mbomou. Lors de cette attaque, les miliciens azandés ont enlevé un gendarme ainsi que la sous-préfète lors de l’affrontement avec les forces de l’ordre. Plus de deux semaines plus tard, ces otages demeurent toujours introuvables, quelque part entre les mains de leurs ravisseurs.

 

Pendant ce temps, le commandant de compagnie de la gendarmerie installé confortablement à Obo, loin de la zone de guerre,  multiplie les déclarations incendiaires et pathétique sur les réseaux sociaux depuis son bureau. Sur un groupe WhatsApp, cet officier a promis de “finir avec leur race”. Il affirme connaître les miliciens azandés un par un et exige la libération immédiate de se gendarme capturé.

 

Plutôt que de mobiliser ses troupes pour une opération de secours à Bambouti, ce commandant de compagnie peureux préfère lancer une vague d’arrestations contre la population civile sur des sites des déplacés à Obo. D’abord, il commence sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, où sept civils innocents ont d’abord été embarqués il y a près de dix jours. Ces hommes demeurent enfermés dans des conditions effroyables malgré les promesses de leur libération.

 

Comme si ça ne lui suffisait pas, il a mobilisé de nouveau une dizaine des éléments de forces de l’ordre pour aller mettre la main sur 3 personnes, dont un jeune qui n’a rien à voir dans cette situation, et 2 ex-miliciens Azandé ayant déposé leur arme et formés par les Wagner, puis intégrés dans l’armée nationale.

 

Ces deux militaires sont chez eux quand les gendarmes sont arrivés et les embarquent pour rien. Le commandant de compagnie les ont accusé d’avoir participé aux attaques de Bambouti le 28 décembre 2025, puis le 2 janvier 2026.

 

Ces deux ex-miliciens Azandé, il faut le rappeler, l’état-major leur a retiré leur armes mais sans jamais les radier officiellement du rang de l’armée nationale. Donc ce sont des soldats FACA. Ils vivent normalement à Obo et circulent librement en ville. Les forces de sécurité les ont néanmoins embarqués malgré leur incorporation dans les rangs nationaux, les accusant d’avoir participé aux combats de Bambouti.

 

En effet, ces 10 personnes illégalement arrêtés et détenus à la gendarmerie, sont écroués dans des conditions difficiles. Le respect de droit de l’homme n’existe pas pour eux. Ils ne quittent jamais leurs cellules. Ils urinent et font de kaka dans des récipients qui restent à côté d’eux en permanence. Les repas leur parviennent dans cet environnement saturé des saletés où l’atmosphère devient irrespirable pour un humain.

 

À Obo, les familles des 10 détenus ne comprennent rien également. Elles réclament la libération de leurs proches emprisonnés sans motif. Le commandant de compagnie formule des menaces d’anéantissement collectif sur les réseaux sociaux pendant que ses hommes disparaissent dans la brousse​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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