Obo : la population exige à nouveau le retrait des mercenaires russes pour retrouver la paix

Rédigé le 21 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Obo, chef-lieu du Haut-Mbomou, les autorités préfectorales convoquent régulièrement depuis 10 jours les chefs de quartiers. Ces réunions, tenues devant les Russes, abordent les conditions nécessaires au retour de la stabilité dans la région.
La rencontre du samedi 10 et 17 rassemblent également des éléments des forces armées centrafricaines, des gendarmes et des policiers. Les chefs des quartiers et des villages y transmettent les doléances de leurs administrés. Mais les sons ne sont pas changés tout de même. Le message reste identique d’une réunion à l’autre : les habitants souhaitent des négociations pour la paix, mais posent une condition ferme.
Cette exigence concerne directement la présence russe dans la préfecture. La population réclame le départ immédiat des mercenaires russes du Haut-Mbomou. Selon les chefs coutumiers, ce retrait permettrait à la région de retrouver rapidement sa sérénité d’antan. Les habitants estiment que sans ces combattants criminels venus d’ailleurs, la tranquillité reviendrait naturellement.
Face à cette demande répétée, les mercenaires russes justifient leur maintien sur le terrain. Ils rappellent lors de chaque réunion qu’ils n’agissent pas de leur propre initiative. Leur déploiement à Obo, Bambouti, Zémio, Djema et dans d’autres localités résulte d’une décision présidentielle. C’est Touadéra lui-même qui les a envoyés dans le Haut-Mbomou en raison des troubles que connaît la zone.
Leur position demeure donc inflexible sur ce point précis. Les mercenaires affirment qu’ils ne peuvent quitter les lieux sans instruction officielle du président centrafricain. Tant que Touadéra ne formule pas expressément cette demande de départ, ils resteront déployés dans la préfecture.
Parallèlement à ces échanges tendus, le préfet traverse lui aussi une période délicate. Après avoir menacé et même frappé le maire de Obo, membre de l’ethnie Zandé majoritaire dans la région, il a modifié son discours. Il présente désormais des excuses à la population et se dit incompris dans ses actions.
Cette tentative d’apaisement ne convainc guère les habitants d’Obo. La majorité de la population le désigne comme le responsable principal de la situation actuelle. Les gens l’accusent d’avoir lui-même fait venir les mercenaires russes dans leur ville. Cette perception alimente la méfiance envers l’administration préfectorale et complique les discussions en cours.
Par Éric Nzapa
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