Les centrafricains des États-Unis manifestent devant le Pentagone pour faire appel à Trump pour une intervention façon Maduro

Rédigé le 19 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 17 janvier dernier, une centaine des Centrafricains a manifesté aux abords du Pentagone pour alerter Washington sur la dérive autocratique de leur pays. Leur message au président américain : reproduire face à Faustin-Archange Touadéra la stratégie employée contre le dirigeant vénézuélien.
Ces manifestants venus de plusieurs coins des États-Unis dénoncent la parodie électorale du 28 décembre 2025 à Bangui qu’ils considèrent comme un véritable coup d’État-électoral. Selon eux, le Conseil constitutionnel s’apprête à valider frauduleusement le 19 janvier dans la capitale la victoire du dictateur sortant.
Cette mobilisation vise à briser le silence qui entoure la situation centrafricaine sur la scène internationale. Les participants réclament que Donald Trump refuse toute légitimité au pouvoir actuel, exactement comme Washington l’a fait avec Nicolás Maduro. Mais surtout le capturer vivant pour le ramener ici en prison aux États-Unis.
Leur grief majeur concerne également la présence russe dans leur nation d’origine. Les éléments du groupe Wagner y mènent des opérations controversées depuis des années sans que Bangui ne bronche.
Les centrafricains rassemblés devant le Pentagone estiment que leur pays subit une occupation déguisée. Ils reprochent à Touadéra de fermer les yeux sur les agissements de ces mercenaires pendant que la population endure les conséquences.
Leur appel au nouveau président américain s’articule autour d’une demande précise : “maduroïser” le dossier centrafricain. Capturer Baba Kongoboro comme le Président Vénézuélien. Concrètement, ils souhaitent que Washington reconnaisse une alternative au régime en place.
Cette stratégie fait référence à la position américaine sur le Venezuela où l’opposition a reçu un soutien officiel. Les manifestants espèrent obtenir un traitement similaire pour sortir leur pays de l’impasse actuelle.
La marche du 17 janvier témoigne d’une volonté de placer enfin Bangui sous les radars diplomatiques américains. Ces Centrafricain installés en Amérique comptent multiplier les actions pour maintenir la pression sur l’administration Trump et forcer une réaction concrète de Washington dans les semaines à venir.
Par Gisèle MOLOMA
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




