La PJLOD condamne l’agression d’Élisée Nguémalé et exige des poursuites judiciaires contre Doctrouvé

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique dénonce l’attaque survenue au conseil constitutionnel et réclame l’ouverture d’une enquête approfondie contre l’agresseur affilié au pouvoir.
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique a publié un communiqué de presse ce lundi pour dénoncer l’agression dont a été victime Élisée Nguémalé. Le coordonnateur de l’Observatoire pour la bonne gouvernance démocratique en RCA a été attaqué samedi dernier par Doctrouvé, affilié au parti au pouvoir.
L’attaque s’est produite alors que Nguémalé effectuait une démarche de vérification d’informations au conseil constitutionnel. Le candidat malheureux aux Élections législatives venait simplement consulter l’état de ses requêtes lorsqu’il a été pris à partie violemment.
La PJLOD considère cet acte comme une grave atteinte aux principes démocratiques et aux libertés fondamentales. L’organisation estime que la liberté d’expression et le droit à l’information ont été bafoués par cette agression en plein cœur d’une institution de la République.
Selon le communiqué signé par Eric Guizaoutou, coordonnateur adjoint chargé des relations avec le public, il est inacceptable que des citoyens soient agressés pour avoir exercé leurs droits. La plateforme rappelle que chercher à s’informer dans le cadre de ses activités est un droit légitime qui ne saurait justifier quelque violence que ce soit.
L’organisation rappelle fermement que la Centrafrique se doit d’être un État de droit. Un pays où la justice est impartiale et où les citoyens peuvent s’exprimer et agir librement, sans crainte de représailles ou de violence physique.
Les actes de barbarie et d’intimidation n’ont pas leur place dans une société démocratique, martèle le communiqué. La PJLOD insiste sur le fait que de telles pratiques sont incompatibles avec les valeurs républicaines que le pays est censé défendre.
Dans sa prise de position, la plateforme condamne avec la plus grande fermeté cette agression qualifiée de lâche et d’inqualifiable. Les termes employés ne laissent aucune ambiguïté sur le degré d’indignation de l’organisation face à cet événement.
La PJLOD exprime également sa pleine solidarité avec Nguémalé et la plateforme de la société civile. Cette solidarité s’inscrit dans une démarche de défense des acteurs qui œuvrent pour la démocratie et la bonne gouvernance en Centrafrique.
L’organisation appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête approfondie et à traduire en justice les responsables de cette agression. La plateforme insiste sur la nécessité d’une action rapide et déterminée des institutions judiciaires pour établir les responsabilités.
La justice doit être rendue de manière rapide et transparente pour que de tels actes ne restent pas impunis, précise le communiqué. Cette exigence de célérité vise à éviter que l’impunité ne s’installe et n’encourage d’autres agressions similaires à l’avenir.
La PJLOD invite tous les citoyens et les organisations de la société civile à se mobiliser pour défendre les valeurs démocratiques. L’appel à la mobilisation collective démontre que l’organisation considère cette agression comme un test pour la démocratie centrafricaine dans son ensemble.
Nous devons ensemble garantir que notre pays reste un espace de dialogue, de respect et de liberté, peut-on lire dans le document. Cette vision collective de la défense des libertés constitue le fil rouge du positionnement de la plateforme.
La PJLOD réaffirme son engagement à défendre les droits et libertés de tous les citoyens. L’organisation promet de lutter contre toute forme d’atteinte à la démocratie, quel que soit l’auteur de ces atteintes.
Cette prise de position intervient quelques jours seulement après l’agression du conseil constitutionnel. Elle fait suite à une première attaque dont Nguémalé avait été victime le 24 novembre dernier dans un restaurant de Bangui, également orchestrée par Doctrouvé.
À l’époque, cinq hommes musclés avaient roué de coups le défenseur de la bonne gouvernance pendant plus de dix minutes. Un capitaine de l’armée présent sur place n’était pas intervenu, laissant l’agression se poursuivre sous ses yeux.
Quelques jours après cette première attaque, Doctrouvé avait reçu une médaille de reconnaissance lors de la fête nationale du 1er décembre. Cette décoration avait suscité de nombreuses interrogations quant au message envoyé par les autorités concernant ce type de comportement.
Le communiqué de la PJLOD s’inscrit dans un contexte politique tendu où les candidats de l’opposition dénoncent régulièrement des intimidations. Les organisations de la société civile documentent depuis plusieurs mois la montée des violences politiques dans la capitale.
Doctrouvé dirige une milice recrutant d’anciens membres des Requins, le groupe de Doneng Héritier devenu ministre. Certains de ces hommes ont été intégrés dans l’armée, la gendarmerie ou la garde présidentielle avant de rejoindre cette nouvelle structure.
Le 18 novembre dernier, un pasteur apôtre avait été assassiné dans le quatrième arrondissement de Bangui. Les témoignages recueillis pointaient déjà vers le groupe de Doctrouvé, alimentant les craintes d’une escalade de la violence.
Nguémalé avait déposé une requête au conseil constitutionnel contre la candidature de Doctrouvé aux législatives. Il estimait qu’un chef de milice responsable d’agressions ne pouvait prétendre représenter le peuple centrafricain à l’Assemblée nationale.
C’est précisément cette requête qui aurait motivé les deux agressions successives contre Nguémalé. Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, avait d’ailleurs menacé publiquement Nguémalé et lui avait interdit de s’exprimer dans les médias.
Le président du conseil constitutionnel et un huissier de justice ont établi un procès-verbal de l’agression du 31 janvier. Les constats sont officiels, les témoignages consignés, mais Doctrouvé a pu quitter librement les lieux sous le regard des militaires en faction
Par Anselme Mbata
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