Haut-Mbomou : nouveaux incendies à Kinikoumba et Bogou sur le chemin du retour des Wagner

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Haut-Mbomou : nouveaux incendies à Kinikoumba et Bogou sur le chemin du retour des Wagner

 

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Image d’illustration des habitations incendiés à Kinikoumba et Bogou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le convoi de retour d’Obo a incendié des habitations à Kinikoumba et Bogou lundi dernier. Les mercenaires russes récidive après leur mission d’escorte vers l’est.

 

Il y a quelques jours, un convoi mixte avait quitté la capitale Bangui en direction de Zémio, puis d’Obo. Les mercenaires de la milice Wagner escortaient les soldats des forces armées centrafricaines  ainsi que des camions qui transportaient du carburant et du matériel vers ces localités. Le déplacement vers l’est s’était effectué sans incident majeur.

 

Sauf que jeudi dernier, lors de leur passage à Kinikoumba sur le trajet aller, les choses ont basculé. Un interprète russe attaché à la milice Wagner a mis le feu à une dizaine de maisons dans ce village situé à 70 kilomètres de Zémio. Les habitants ont vu leurs habitations partir en fumée pendant que le convoi poursuivait sa route.

 

Le convoi a accompli sa mission à Obo et Zimyo avant d’entamer le trajet de retour vers Zémio. Les véhicules ont repris la route en sens inverse, repassant par les villages qui jalonnent l’axe Rafaï. Les populations espéraient que le retour se ferait sans nouvel incident après les destructions du jeudi.

 

Lundi 26 janvier, leurs craintes se sont confirmées de la pire des manières. Les mercenaires russes ont choisi de s’arrêter dans deux localités pour y commettre de nouvelles destructions. Kinikoumba, déjà touché jeudi par l’interprète russe, allait subir une deuxième vague d’incendies en quelques jours.

 

Les hommes armés ont mis le feu à plusieurs habitations dans ce village meurtri. Les propriétaires qui avaient vu partir en fumée la première série de maisons jeudi dernier assistent impuissants à cette récidive. Leur village paie un tribut particulièrement lourd à cette campagne de terreur qui semble les viser spécifiquement.

 

Bogou, situé à 30 kilomètres de Zémio sur le même axe, a également été visé lundi. Les mercenaires ont incendié des maisons dans cette localité qui n’avait pas été touchée lors du trajet aller. Les flammes ont consumé les habitations pendant que le convoi stationnait dans le village.

 

Cette double frappe lors du retour montre que les destructions ne résultent pas d’affrontements ou de provocations. Les mercenaires agissent selon leur bon vouloir, choisissant leurs cibles au hasard de leurs déplacements. Aucune logique militaire ne justifie ces actes contre des populations civiles désarmées.

 

Les dizaines des familles de Kinikoumba et Bogou se retrouvent sans toit après le passage du convoi de retour. À Kinikoumba, certaines d’entre elles avaient déjà tout perdu jeudi lors des premiers incendies. Les nouvelles destructions de lundi anéantissent tout espoir de stabilité pour ces villageois frappés deux fois.

 

Le comportement de ces mercenaires russes déroute les habitants de la région. Comment comprendre cette violence gratuite qui frappe des villages paisibles? Les gens se posent cette question sans trouver de réponse satisfaisante à cette succession d’incendies en moins d’une semaine.

 

L’impunité totale dont jouissent ces hommes leur permet d’agir sans retenue. Ni jeudi à l’aller ni lundi au retour, aucune autorité ne les a empêchés de détruire des habitations. Cette absence de sanction encourage la répétition des exactions à chaque nouveau déplacement de convoi sur cet axe.

 

Les populations du Haut-Mbomou vivent désormais dans la crainte permanente de voir passer des véhicules militaires. Chaque convoi peut s’arrêter n’importe où et mettre le feu à n’importe quelle maison. Cette incertitude pèse lourdement sur le quotidien des villageois qui guettent le bruit des moteurs.

 

Kinikoumba compte maintenant deux vagues d’incendies en quatre jours seulement. Le village qui avait vu brûler une dizaine de maisons jeudi lors du passage vers Obo vient d’en perdre d’autres lundi lors du retour. Les ruines s’accumulent dans cette localité doublement frappée en moins d’une semaine.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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