Festival des crimes des Wagner à Kpabou : le président de la jeunesse égorgé, les habitants sommés de vider le village

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le village de Kpabou, situé non loin de Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a connu une matinée sanglante après une opération des mercenaires de la milice russe Wagner ayant coûté la vie au président de la jeunesse, monsieur Moïnga, et aux tabassage en règle des habitants.
Pour comprendre cette histoire, le village Kpabou se trouve à environ quinze kilomètres de Mboki sur la route menant à Zémio, dans une zone déjà habituée aux passages des mercenaires russes. Ce mardi 3 février 2026, peu après 9 heures du matin, le calme habituel de ce village agricole a été rompu.
Selon des informations recoupées par la rédaction de CNC, des mercenaires du groupe Wagner ont quitté tôt dans la matinée la ville de Mboki en direction de Zémio. En avançant sur cet axe, leur convoi s’est arrêté dans le village agricole de Kpabou.
À partir de cet arrêt, la situation a basculé dans la terreur. Sur place, les mercenaires ont encerclé la zone et commencé à s’en prendre aux habitants. D’ordinaire, la population se disperse dès leur arrivée, mais cette fois, l’intervention a été rapide et imprévue.
Pris de court, de nombreux villageois ont été rattrapés par ces criminels de Touadera et de Poutine. Des tabassages ont commencé en public, sous les regards impuissants des habitants rassemblés de force.
Au cours de cette scène de violence publique, le président de la jeunesse locale, monsieur Moïnga a été égorgé publiquement devant la population. Son corps est resté exposé, pendant que les cris et la panique gagnaient le village.
Après cet acte, la peur s’est installée dans tout le village de Kpabou. Les mercenaires russes ont lancé un ultimatum aux habitants de vider le village dans 48 heures à partir de mardi 03 février 2026. Tout le monde doit quitter pour rejoindre la ville de Mboki. En cas de refus, la correction sera plus grave contre les récalcitrants, lancent-ils aux habitants.
Pour les mercenaires russes, ce sont les habitants de Kpabou qui nourrissent les miliciens d’autodéfense Azandé. Et c’est grâce à la contribution des villageois que ces miliciens ne meurent pas de faim dans la forêt. Pour tenter de couper court à leur ravitaillement, la seule stratégie pour ces criminels de Touadera est de vider tous les villages environnants des grandes agglomérations du Haut-Mbomou.
Il est à noter que le village Kpabou est le principal village agricole qui ravitaille la ville de Mboki, déjà coupée des autres localités comme Zemio et Obo, où les routes sont dans de très mauvais état.
Vider le village de Kpabou, revient à affamer tous les habitants de Mboki indirectement. Et ça, tout le monde le sait. D’ailleurs, dans le Haut-Mbomou, les Wagner ne veulent plus voir les gens aller aux champ. À Obo, le lundi dernier, ces criminels de Touadera sont partis dans la forêt chercher des cultivateurs et les ont frappé un par un. Pour les Wagner, si les populations ne cultivent plus, les miliciens Azandé vont mourir de faim, et ils seront contraints de sortir de leur maquis. C’est une très mauvaise stratégie qui pourrait plonger tout une région dans la grande famine. Et ce, la communauté internationale ne fait que regarder ce crime contre l’humanité sans réagir. Bien au contraire, elle applaudit la stratégie de Wagner qui fait souffrir les centrafricains.
Comme dit Touadera, « Kwa àké goué ti lo goué ngo ! » La mort va frapper tout le monde ! Selon la traduction littéraire en français que les citoyens préfèrent se moquer de ce slogan criminel dans le Haut-Mbomou.
Par Éric Nzapa
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