un policier torturé et exécuté par les Wagner, François Nelson Ndjadder accuse Touadéra

Rédigé le 08 février 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
François Nelson Ndjadder, chef du Front Républicain pour la Démocratie, a adressé une lettre publique au président Faustin-Archange Touadéra. Le ton employé ne laisse aucune place au doute : l’opposant accuse directement le chef d’État d’être responsable de la mort de Romaric Mokoboulou, un gardien de la paix en exercice. Selon cette missive datée du 5 février 2026, le policier a été arrêté puis livré au groupe Wagner avant d’être torturé et exécuté.
L’affaire prend une tournure encore plus grave quand on apprend que le Directeur Général de la Police a annoncé le décès à la famille le 30 janvier dernier. Ce qui choque particulièrement l’opposition, c’est que les proches n’ont jamais pu récupérer le corps. À cela s’ajoute une proposition jugée insultante : une somme d’un million de francs CFA a été offerte à la famille, geste que Ndjadder interprète comme une tentative d’étouffer l’affaire par l’argent.
Le Front Républicain pour la Démocratie ne s’arrête pas à ce seul cas. La lettre mentionne également deux autres noms : Adouma Apollinaire et Gazi Emmaüs. Leur sort demeure inconnu, et François Nelson Ndjadder le chef de l’opposition exige des explications claires sur leur situation actuelle. Pour lui, ces disparitions s’inscrivent dans un schéma plus large où les mercenaires étrangers agissent en toute liberté sur le territoire centrafricain.
François Nelson Ndjadder va plus loin en affirmant que l’État centrafricain ne remplit plus sa mission fondamentale de protection des citoyens. Dans sa vision, le pouvoir actuel s’est transformé en instrument de répression plutôt qu’en garant des libertés. Il formule plusieurs demandes précises : la restitution immédiate du corps de Mokoboulou, la fin de ce qu’il appelle l’impunité des forces Wagner, et surtout l’ouverture d’une enquête menée par des instances internationales indépendantes.
La démarche de l’opposant ne se limite pas aux frontières centrafricaines. Il interpelle nommément les Nations Unies, le Conseil de sécurité, l’Union africaine, la CEMAC et la France. Son message est clair : le silence de ces organisations équivaut selon lui à une forme de complicité. Il tente ainsi d’attirer l’attention de la scène internationale sur une situation qu’il juge intolérable.
Le président du FRD emploie un vocabulaire particulièrement dur dans sa lettre. Il qualifie Touadéra de « président autoproclamé » et promet que le peuple centrafricain ne restera pas indéfiniment sous ce qu’il décrit comme un régime de peur et de violence. Cette prise de parole publique s’inscrit dans un contexte où les relations entre Bangui et Moscou suscitent depuis plusieurs années des inquiétudes de la part de différents observateurs internationaux.
Les autorités centrafricaines n’ont pour l’instant pas réagi officiellement à ces accusations. La famille de Romaric Mokoboulou attend toujours des réponses sur les circonstances exactes de sa mort et sur la possibilité de récupérer son corps pour l’inhumer selon les traditions. Deux autres familles espèrent également obtenir des nouvelles de leurs proches disparus
Par Éric Azoumi
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