Célestin Yanindji , es-tu sur que le fair-play sportif peut-il être appliqué en politique en Centrafrique ?

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Célestin Yanindji , es-tu sur que le fair-play sportif peut-il être appliqué en politique en Centrafrique ?

 

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Célestin Yanindji , Président de la fédération centrafricaine de football

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À quelques jours de la proclamation des résultats des scrutins groupés du 28  décembre, le président de la Fédération centrafricaine de football, Célestin Yanindji, a appelé les candidats à adopter une attitude de fair-play, soulignant les valeurs de tolérance, de pardon et de respect mutuel.

 

« Chez les sportifs, on a trois résultats. Quand vous jouez un match, vous pouvez faire nul, vous pouvez perdre, vous pouvez gagner, mais tout ça dans la dignité, dans le respect de l’adversaire », a déclaré Yanindji au micro de Fridolin Wambobo de la radio Guira FM de la Minusca. « Celui qui perd doit respecter les résultats, celui qui gagne doit respecter les résultats et respecter l’adversaire, lui tendre la main pour construire notre pays ».

 

Dans le contexte politique centrafricain, appliquer ce fair-play semble pourtant difficile. Selon plusieurs observateurs et acteurs politiques indépendants, le président Faustin-Archange Touadera contrôle de manière totale le processus électoral. Le Conseil constitution, dirigé par un oncle maternel du président, est totalement sous la botte du régime. C’est aussi le cas de l’autorité nationale des Élections. Même lors de la dernière campagne électorale, Certains candidats se voient interdire l’accès à des lieux de meeting, comme des terrains  dans la capitale comme dans les villes de provinces. Les voyages de certains candidats dans certaines villes de provinces  sont aussi vérouillés par le régime, même lorsqu’ils financent eux-mêmes les déplacements. Des menaces et des intimidations sont également portées contre ceux qui osent défier les règles imposées par le pouvoir.

 

Cette situation place les candidats et les centrafricains dans un dilemme : comment respecter les résultats d’une élection dont le processus est verrouillé en avance et dont la transparence est douteuse? Dans le sport, une faute ou un arbitre injuste peut être contesté, corrigé ou accepté dans lesprit du jeu. En politique, quand un scrutin est manipulé, accepter la victoire volée revient à abandonner tout mécanisme de justice et de légitimité.

 

Les appels au fair-play de Yanindji, bien que porteurs de valeurs universelles, se heurtent donc à une réalité où la force et le contrôle remplacent souvent les règles et le respect de l’adversaire. Pour que le fair-play politique devienne concret, il faudrait des institutions indépendantes, des mécanismes de contrôle transparents et une culture politique qui valorise le respect des règles. Sans ces conditions, l’analogie avec le sport reste théorique et difficilement applicable. Alors, Touadera, qui a déjà perdu ces Élections, va-t-il accepter sa défaite? Ou tu veux juste préparer le cerveau des centrafricain à accepter les bêtises qui vont venir ?

 

Alain Nzilo

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