Boali : Quand les forces de l’ordre participent au pillage d’un camion-citerne accidenté
Par la rédaction de Corbeau News-Centrafrique.
Des images révoltantes circulent depuis ce week-end sur les réseaux sociaux montrant des policiers en uniforme participant activement au pillage d’un camion-citerne accidenté à Boali, à moins de 100 kilomètres de Bangui. Au lieu de sécuriser la zone, ces agents censés protéger la population encouragent des pratiques qui pourraient virer au drame.
Le spectacle est aussi surréaliste que dangereux. Un imposant camion-citerne en provenance de Douala au Cameroun gît renversé sur le bas-côté à Boali, son précieux chargement de carburant attirant une foule imprudente. Mais ce qui choque particulièrement, c’est la présence d’hommes en tenue, fusils d’assaut en bandoulière, qui au lieu d’établir un périmètre de sécurité autour de ce camion, font la queue avec des bidons à la main comme de simples pilleurs.
Les images partagée sur WhatsApp ne laissent place à aucune ambiguïté : on y voit distinctement des agents en uniforme orange “BOALI” participant activement au pillage. Certains portent même leur arme de service tout en manipulant des contenants pour récupérer le carburant. Cette attitude témoigne d’une déliquescence profonde de l’autorité de l’État.
Cette situation fait tristement écho aux nombreuses tragédies survenues dans la sous-région, notamment en République démocratique du Congo, où des scènes similaires se sont soldées par des dizaines de morts. Le moindre incident, une étincelle, suffirait à transformer cette zone en brasier mortel. La mémoire collective semble pourtant incapable de retenir les leçons des drames passés.
Cette scène démontre la profondeur de la crise qui traverse les institutions centrafricaines. Quand ceux qui sont censés faire respecter la loi participent ouvertement à sa violation, c’est tout l’édifice de l’État qui vacille. La précarité économique ne peut justifier une telle démission des forces de l’ordre face à leurs responsabilités première.
La gravité de cette situation appelle une réaction forte des autorités. Au-delà des sanctions individuelles qui s’imposent, c’est toute la chaîne de commandement qui doit être questionnée. La sécurité des populations ne peut être sacrifiée sur l’autel des difficultés économiques, aussi réelles soient-elles.
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