Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure

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Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure

 

Bangui : les truands du pouvoir ont fêté leur hold-up électoral avant l’heure
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Rédigé le 19 janvier 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les sbires de Touadéra n’ont même pas attendu le verdict officiel. Leur programme de festivités circulait déjà sur les réseaux sociaux, prouvant que tout était ficelé d’avance.

 

Cette impudence exceptionnelle dans l’histoire du pays montre à quel point les voyous du régime se moquent des apparences démocratiques. Dès le lundi 19 janvier à 8 heures du matin, les militants du MCU et leurs complices avaient convergé vers leurs points de rassemblement. Animations musicales, banderoles et sono étaient déjà installées pendant que le monde entier attendait soi-disant le verdict du Conseil constitutionnel.

 

À 10 heures, le clepto-voleur Évariste Ngamana et ses camarades faisaient leur entrée comme dans un spectacle répété mille fois. Trente minutes après, les représentants des commissions prenaient place au QG. Chaque détail du programme publié sur internet correspondait exactement au déroulement réel des événements. Aucun régime mafieux n’avait jamais affiché son truquage avec une telle arrogance.

 

La proclamation était programmée pour 11 heures précises, confiée à l’oncle maternel direct du dictateur Faustin-Archange Touadera, Jean-Pierre Waboué. Le dictateur criminel Faustin Archange Touadéra allait être déclaré vainqueur par son propre parent qui préside le Conseil constitutionnel. Ce divertissement familial ne choquait personne parmi les voyous du pouvoir qui avaient déjà commandé leurs bières et leurs t-shirts de victoire.

 

Le Grand Frère Uni arrivait à midi pour le bain de foule prévu de longue date. Point de presse, rafraîchissements, tout se déroulait selon le script diffusé avant même que les juges constitutionnels ne rendent leur arrêt bidon. À 12h45, la caravane s’ébranlait à travers Bangui, suivant l’itinéraire publié plusieurs jours auparavant sur les réseaux sociaux.

 

Cette procession de la honte traversait le rond-point Marabena, l’avenue Kou Nkoukou, Kpis Fatima, Pétévo et le CIOT. Les miliciens paradaient comme après un braquage réussi. Les mercenaires de Wagner assuraient la sécurité du convoi pendant que les Centrafricains observaient ce cirque avec dégoût.

 

À 17 heures, suspension des manifestations selon le planning établi. L’adresse à la Nation était calée pour 20 heures, comme si tout cela relevait d’un programme télévisé dont on connaît le scénario. Le lendemain mardi 20 janvier, une conférence de presse au QG mettait fin aux célébrations dès 9h30, toujours conformément au document qui circulait depuis des jours.

 

Bertrand Arthur Piri, directeur national de campagne numéro 2, supervisait l’événement final. Chargé des stratégies et opérations électorales, président de la Commission mobilisation, cet homme orchestrait la validation publique d’une fraude que personne ne cachait plus. Les communiqués des chancelleries occidentales tomberaient quelques heures après, hypocrites et prévisibles.

 

Ce qui venait de se passer à Bangui n’avait jamais été observé sur la planète. Un régime dévoilait son propre scénario de fraude avant même de l’exécuter, comptant sur l’indifférence internationale et les baïonnettes russes. Le bourrage des urnes, la falsification des procès-verbaux, la transformation des bureaux de vote en décors de cinéma, tout avait été planifié avec la bénédiction des mercenaires de Poutine.

 

Les observateurs des groupes Wagner devenus inspecteurs de vote avaient supervisé le trucage massif du 28 décembre. Maintenant, leurs protégés célébraient ouvertement ce qui ressemblait moins à une élection qu’à un hold-up en plein jour. Les chiffres annoncés par le Conseil constitutionnel ne correspondaient à aucune réalité terrain, juste aux besoins de légitimation d’un pouvoir installé par la force étrangère.

 

Dans les quartiers de Bangui, les habitants regardaient passer les convois de la honte. Certains filmaient discrètement avec leurs téléphones, d’autres détournaient simplement le regard. Les fonctionnaires qui attendaient leurs salaires depuis des mois voyaient défiler les pick-up chargés de militants payés pour hurler des slogans de victoire.

 

Les réseaux sociaux centrafricains débordaient de captures d’écran du programme diffusé avant l’heure. Les internautes comparaient les horaires prévus avec les images des festivités réelles. Chaque minute correspondait, chaque étape se déroulait comme prévu. La preuve du complot s’étalait sous les yeux de millions de témoins numériques impuissants.

 

L’Union africaine préparait déjà son communiqué embarrassé qui appellerait au dialogue inclusif. Les organisations internationales réviseraient leurs fiches projet pour justifier la poursuite de l’aide budgétaire. Quelques députés européens tweeteraient leur indignation avant de passer au dossier suivant. Pendant ce temps, les miliciens du régime comptaient leurs billets et rangeaient leurs sono.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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