Après les élections du 28 décembre, la panique s’empare du régime de Touadéra. Les Wagner sont déployés avec leurs blindés autour du palais

Rédigé le 18 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Après le coup d’État électoral frauduleux du 28 décembre 2025, la panique s’empare du régime du dictateur Touadéra. Les mercenaires russes manipulent le pouvoir en agitant la menace d’un putsch imminent, et le régime autorise Wagner à déployer ses blindés autour du palais de la Renaissance.
Il est claire de le mentionner. Faire venir Wagner en Centrafrique était la pire décision que Touadéra pouvait prendre. Il a invité les loups dans la bergerie, il a ouvert la porte aux grands criminels russes, et maintenant il paye le prix de cette erreur monumentale. La Russie l’a avalé jusqu’au cou, il ne reste plus que sa tête à engloutir, et cette fin approche rapidement déja.
Le régime ne comprend plus rien à ce qui lui arrive. Il dépense l’argent des centrafricains pour des mercenaires qui le manipulent comme un pantin, Wagner tire toutes les ficelles et le pouvoir obéit sans discuter. Cette soumission dépasse l’entendement et montre à quel point Touadéra a perdu le contrôle de son propre pays.
Les mercenaires russes viennent de fabriquer une nouvelle constitution pour permettre à Touadéra de rester au pouvoir à vie. Ils ont organisé un coup d’État électoral, violé la loi fondamentale, et installé un troisième mandat qui dure sept ans au lieu de cinq. Ces sept ans sont renouvelables jusqu’à la mort de Touadera, et tout ça a été instrumenté depuis Moscou sans que personne à Bangui ne puisse s’y opposer.
Au lieu de laisser Touadéra tranquille dans son fauteuil après son coup d’État électoral, Wagner continue de le manipuler en agitant des menaces imaginaires. Les Russes lui répètent qu’il est menacé, ils lui disent que des complots se préparent contre lui, et ils lui font croire que les États-Unis vont intervenir pour le renverser. Le résultat est une panique totale à la présidence qui profite uniquement aux mercenaires.
Depuis quelques jours, la situation a radicalement changé autour du palais de la Renaissance à Bangui. Les casques bleus rwandais qui occupaient les miradors ont disparu du jour au lendemain, les forces bilatérales rwandaises qui assuraient la sécurité rapprochée du président ont été écartées, et tous ont été remplacés par des mercenaires russes lourdement armés. Wagner a installé ses véhicules blindés tout autour du bâtiment présidentiel dans une démonstration de force visible de loin.
Les mercenaires russes patrouillent maintenant en bas du palais à pied, montent la garde en haut dans les miradors avec leurs armes lourdes, et circulent partout dans des camions blindés équipés de canons. Le palais présidentiel est complètement encerclé par une force étrangère, et Touadéra vit désormais sous surveillance russe permanente sans pouvoir rien dire. Wagner contrôle qui entre et qui sort du palais, décide de la sécurité du président, et tient le régime en otage de manière visible et assumée.
Cette occupation militaire n’a rien de discret. Elle se voit depuis les rues de Bangui, elle se sait dans toute la ville, et elle humilie la nation entière en montrant que le président centrafricain ne peut plus assurer sa propre sécurité. Les Russes racontent à Touadéra qu’un complot imminent se prépare contre lui pour justifier cette présence militaire massive.
Ils prétendent que les Américains vont agir dans les jours qui viennent, ils affirment que la menace est réelle et qu’il faut se préparer à une intervention étrangère. Tout cela est un mensonge monumental destiné à maintenir la peur et à justifier les millions que Wagner encaisse chaque mois.
Les États-Unis ne vont rien faire contre Touadéra. Washington se fiche complètement de la Centrafrique et n’a aucun intérêt à intervenir dans ce petit pays qui ne compte pas dans les priorités américaines. Personne ne prépare d’intervention militaire, personne ne planifie de coup d’État, et personne ne veut renverser ce régime qui ne dérange personne à l’international.
Si les Américains voulaient vraiment agir contre Touadéra, Wagner ne pourrait absolument rien empêcher. Il suffit de regarder ce qui s’est passé au Venezuela pour comprendre l’inutilité totale des mercenaires russes face à une vraie opération américaine. Wagner était présent là-bas pour protéger le président Maduro avec tout son arsenal et ses hommes déployés partout.
Pourtant les Américains sont entrés au Venezuela sans difficultés, ont capturé le président malgré la présence des Russes, et l’ont emmené aux États-Unis où il est maintenant en prison. Les mercenaires russes n’ont rien pu faire pour l’empêcher, ils ont regardé l’opération se dérouler sans pouvoir intervenir, et cela montre bien leur inefficacité réelle face à une puissance militaire sérieuse.
Alors pourquoi Wagner raconte ces histoires de menace imminente à Touadéra ? La réponse est simple et cynique : pour justifier sa présence coûteuse, pour faire croire qu’il est indispensable à la survie du régime, et pour continuer à encaisser l’argent centrafricain en échange de promesses vides. Les Russes entretiennent la peur chez Touadéra pour maintenir leur emprise totale sur le pays et ses ressources.
Le régime dépense des millions de dollars chaque mois pour cette protection imaginaire contre des ennemis qui n’existent pas. L’argent coule vers Moscou pendant que la population centrafricaine survit dans la misère la plus absolue.
Cette manipulation fonctionne parfaitement parce que Touadéra est complètement terrifié par l’idée de perdre le pouvoir. Il a peur de la contestation qui monte dans le pays, il a peur de l’opposition qu’il a fait emprisonner ou exiler, et il a peur que son coup d’État électoral ne déclenche une révolte populaire. Cette terreur le rend vulnérable à toutes les manipulations des Russes qui jouent sur ses angoisses.
Alors il accepte tout ce que Wagner lui demande. Il laisse les Russes prendre le contrôle militaire du palais, il laisse Wagner décider à sa place des questions de sécurité, et il devient spectateur impuissant de sa propre présidence. Les mercenaires russes ont compris qu’ils peuvent faire absolument ce qu’ils veulent à Bangui sans que personne ne les arrête.
Pas les autorités centrafricaines qui obéissent aux ordres russes, pas la communauté internationale qui regarde ailleurs en se désintéressant du dossier centrafricain, et pas les pays voisins qui préfèrent se taire plutôt que de critiquer ouvertement la présence militaire russe. Wagner agit donc en territoire conquis avec une liberté totale qui confine à l’arrogance.
La présence militaire russe autour du palais de la Renaissance envoie un message terrible aux Centrafricains. Leur président n’est plus protégé par l’armée nationale qui devrait assurer cette mission, il n’est plus protégé par ses alliés rwandais qui ont été écartés, mais il est protégé par des mercenaires étrangers blancs qui répondent uniquement aux ordres de Moscou. Cette image détruit ce qui reste de souveraineté nationale et montre que la Centrafrique n’appartient plus aux Centrafricains.
Wagner veut démontrer au régime que sans sa présence militaire, le pouvoir s’effondre immédiatement. Les Russes répètent ce discours à longueur de journée aux oreilles de Touadéra, ils créent une dépendance psychologique totale chez le président, et ils transforment progressivement Touadéra en marionnette qui ne peut plus bouger sans demander leur accord préalable. Cette stratégie de vassalisation a déjà parfaitement fonctionné ailleurs en Afrique où Wagner opère.
Le piège s’est complètement refermé sur Touadéra qui ne peut plus en sortir. Il a cru naïvement pouvoir utiliser Wagner comme simple outil pour se maintenir au pouvoir après son coup d’État constitutionnel, mais maintenant c’est Wagner qui l’utilise pour ses propres intérêts. Les mercenaires russes décident de tout dans le pays : ils écrivent les constitutions, ils organisent les élections, ils installent les présidents au pouvoir, et ils contrôlent les forces armées. La Centrafrique n’appartient définitivement plus aux Centrafricains mais à Moscou.
Cette situation catastrophique arrange beaucoup de monde autour du président. Elle arrange les dirigeants corrompus qui peuvent piller tranquillement les caisses de l’État pendant que Wagner maintient l’ordre par la force, elle arrange les trafiquants internationaux qui exploitent les ressources minières sous protection russe, et elle arrange tous ceux qui profitent grassement du chaos organisé qui règne à Bangui.
Les miradors du palais de la Renaissance racontent l’histoire tragique d’un pays vendu aux intérêts étrangers. Il y a quelques semaines encore, des soldats africains montaient la garde pour protéger le président centrafricain dans une logique de solidarité continentale, mais maintenant des mercenaires blancs venus de Russie surveillent ce même président avec leurs armes pointées vers la ville. Cette image humilie profondément la nation entière et montre au monde que la souveraineté centrafricaine n’existe plus depuis longtemps.
Touadéra regarde cette occupation militaire étrangère de son palais sans réagir. Il laisse faire sans protester, il encaisse les humiliations quotidiennes, et il continue de prétendre devant les caméras qu’il dirige le pays alors qu’il ne décide plus rien du tout. Sa présidence est devenue une pure fiction administrative qui masque mal la réalité du pouvoir exercé par les Russes.
Le vrai pouvoir à Bangui est désormais entre les mains de Wagner et de ses commandants qui donnent les ordres depuis leurs bases militaires. Les mercenaires russes décident de la politique intérieure et extérieure, ils valident ou rejettent les nominations importantes, ils contrôlent les flux financiers liés aux ressources naturelles, et le régime centrafricain se contente d’exécuter docilement leurs instructions. Les blindés déployés autour du palais de la Renaissance symbolisent parfaitement cette prise de contrôle totale d’un pays par une force militaire privée étrangère qui ne rendra jamais de comptes à personne.
Par Alain Nzilo
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