ABAKAR SABONE EXPLOSE : “TOUADÉRA NE PARTIRA PAS PAR LES ÉLECTIONS, C’EST UN DIABLE QU’IL FAUT COMBATTRE”

Rédigé le 13 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans une déclaration explosive diffusée en direct depuis N’Djamena, l’ancien ministre centrafricain Abakar Sabone a franchi un point de non-retour. Sans aucun filtre, il balaie d’un revers de main toute illusion démocratique : “Notre objectif n’est pas l’élection. Touadéra ne va pas quitter avec les élections. Non, non, non, il ne va pas quitter avec les élections. Tout le monde le sait.” Plus radical encore, il qualifie le président centrafricain de “diable” et appelle à employer les mêmes méthodes pour le combattre. Un réquisitoire sans précédent qui sonne comme une déclaration de guerre ouverte contre le pouvoir de Bangui.
“LA RCA EST DEVENUE LE PATRIMOINE PERSONNEL DE VOLEURS ET MAFIEUX”
L’ancien ministre ne prend aucun détour pour décrire la situation actuelle en République centrafricaine. Selon lui, “certaines personnes sont arrivées à la tête de ce pays et ils l’ont pris comme leur propre champ personnel, leur propre patrimoine, et les autres citoyens de ce pays n’ont pas le droit de regarder sur leur propre pays.”
Il poursuit avec des accusations graves : “Le vol, le détournement, et puis ils se considèrent comme les plus forts. C’est eux-mêmes qui disent qu’ils sont plus forts.” Pour Abakar Sabone, les dirigeants actuels agissent “comme si c’était eux qui sont nés avant la création de la RCA.”
“Le Président Touadéra, leur clan là, des mafieux là. Ils sont des voleurs, des mafieux, les corrompus, les bandes criminelles du peuple centrafricain. Complices de mercenaires”, martèle-t-il sans détour.
Il dénonce un système où “il n’y a pas de justice dans le pays. La justice est corrompue, corrompue jusqu’à la moelle. Ça ne marche plus.” Un constat accablant qui justifie, selon lui, l’abandon des voies légales.
“LES ÉLECTIONS, C’EST DU FORMALISME : TOUT LE MONDE SAIT QUE C’EST LUI QUI VA GAGNER”
Sur la question électorale, Abakar Sabone est catégorique et brise tous les faux-semblants. “Notre objectif n’est pas l’élection. Touadéra, le Président Touadéra, ne va pas quitter avec les élections. Non, non, non, il ne va pas quitter avec les élections”, affirme-t-il.
Il va plus loin en révélant ce que tout le monde pense tout bas : “Ceux qui sont, même, ceux qui sont candidats aux élections le savent très, très bien. Mais là, c’est du formalisme, de formalité. Vous diffusez que c’est lui qui est en tête, c’est lui. Et tout le monde le sait”.
Pour l’ancien ministre, participer à ces élections, c’est cautionner une parodie : “Mais on ne peut pas accepter cette histoire. Les hommes ne doivent pas accepter à cela.” Il appelle donc à une tout autre stratégie.
Son message au peuple est direct : “Si demain, vous écoutez qu’on dit Touadéra qui a gagné les élections, tu cherches là où tu as voté. Et vous vous rassemblez devant vos leaders. Vous dites non, cette fois-ci, vous ne voulez pas”.
“C’EST UN DIABLE, IL FAUT COMBATTRE UN DIABLE AVEC LES MÉTHODES D’UN DIABLE”
C’est sans doute l’un des passages les plus radicaux de sa déclaration. Abakar Sabone qualifie ouvertement le président Touadéra de “diable” et appelle à sortir des cadres démocratiques conventionnels.
“Est-ce que celui qui est devant vous là, il est démocrate ? Celui qui est devant vous là, le président de la droite, est-ce qu’il est démocrate ? Est-ce qu’il respecte le droit ? Est-ce qu’il respecte la constitution ?”, interroge-t-il avant de répondre lui-même.
“C’est un diable. Pour combattre un diable, il faut traiter un diable. Il faut afficher le même comportement de diable devant lui”, déclare-t-il sans ambages. Une escalade verbale qui rompt avec tout langage diplomatique.
Il enfonce le clou en s’adressant aux leaders politiques : “Ce n’est pas le moment de respect des règles démocratiques. Tout le monde sait, nous savons ce qui est bon, ce qui est mauvais. Qui est démocrate et qui n’est pas démocrate ?”
“À BANGUI, IL N’Y A PLUS D’HOMMES, IL N’Y A QUE DES FEMMES QUI SE PROSTERNENT”
Dans des termes particulièrement crus et provocateurs, Abakar Sabone s’en prend violemment à ceux qui sont restés dans la capitale centrafricaine. “Actuellement, au pays, il n’y a pas d’hommes. Il n’y a que des femmes dans ce pays actuellement”, lance-t-il.
Il précise sa pensée : “Quand tu es homme aujourd’hui, tu ne dois pas rester dans ce pays. Quand tu es homme, tu ne dois pas rester en RCA. Tous les hommes sont actuellement à l’extérieur. Ceux qui sont actuellement à Bangui, dans la capitale, ce sont tous des femmes”.
“Excusez-moi le terme, mais c’est une réalité. Actuellement à Bangui, il n’y a pas d’hommes”, insiste-t-il avant d’ajouter : “Les gens pensent qu’ils sont des hommes, mais non, ce sont des femmes.”
Son ultimatum est clair : “Ceux qui sont à Bangui et qui se disent des hommes, dans cette capitale, et qui se prosternent devant le Président Touadéra. Si tu sais que tu es homme, sors.” Il conclut crûment : “Ils vont te niquer. Ils vont te sodomiser. Mais nous, les hommes, nous sommes là.”
“NOUS N’AVONS PLUS PEUR DE LA MORT, PLUS PEUR DE LA PRISON”
Abakar Sabone insiste longuement sur le dépassement de toute forme de peur et d’intimidation. “Nous n’avons peur de personne en ce moment. Nous avons peur de Dieu seulement, Dieu qui nous a créés”, affirme-t-il avec force.
“Nous ne faisons plus la peur d’être en prison, d’être emprisonnés. Nous ne faisons plus la peur de la mort. Nous dépassons largement le niveau de l’intimidation”, poursuit-il pour encourager ses partisans à la résistance.
Il développe sa philosophie de la dignité : “Quand tu es homme, tu es homme. Quand tu es homme, tu n’as plus peur de la mort. Quand tu es homme, tu n’as plus peur de la prison. Tu n’as pas peur d’un homme comme toi.”
Son message s’appuie sur une dimension spirituelle : “C’est Dieu qui t’as créé. C’est pas un homme qui t’a créé. C’est ton père et ta maman qui t’a mis au monde. C’est pas une autre personne qui t’a mis au monde.” Il rappelle ainsi que personne ne doit s’incliner devant un autre homme.
“LES LEADERS DE L’OPPOSITION QUI NÉGOCIENT AVEC TOUADÉRA SERONT ÉCRASÉS AVEC LUI”
L’ancien ministre adresse un avertissement solennel et menaçant aux leaders de l’opposition tentés par les compromissions. “Attention ! Les négociations que vous faites en coulisses avec Touadéra là, j’écoute ça bien”, prévient-il d’emblée.
“On vous a bien vu. Vous allez toute la nuit rencontrer le président là. Vous vous entendez avec lui pour le partage du pouvoir. Pour que demain, on vous donne des postes ministériels. Et les peuples centrafricains, ils sont sacrifiés pour aller vous voter”, dénonce-t-il.
Sa menace est explicite : “Vous ne trahissez pas vos militants et militantes. Pour que demain, vous allez en coulisses rencontrer le président Touadéra pour le poste de Premier ministre ou de l’Assemblée nationale, président de l’Assemblée nationale. On va vous attraper aussi.”
“On va vous mettre dans le même sac avec le président Touadéra, tout. On va vous cracher. On va vous frapper. On va vous écraser. Ce n’est pas une menace, mais c’est une réalité”, martèle-t-il sans équivoque.
“ON VOUS REGARDE À 1H, 2H, 3H DU MATIN : LES TRAÎTRES SERONT ATTRAPÉS”
Abakar Sabone affirme disposer d’un réseau de surveillance et de renseignement très efficace. “Bien, nous avons des renseignements. J’ai entendu tout ce qui se passe”, lance-t-il comme un avertissement aux opposants tentés par la collaboration.
Il détaille ses capacités : “Nous avons de grosses oreilles. Nous avons des yeux aussi longs. Nous avons des jumelles. Nos jumelles, nos radars sont efficaces. Et nos dons aussi sont partout.”
La menace se fait plus précise : “Même si tu vas à 1h du matin, 2h du matin, on vous regarde. Tout, on vous regarde. 3h du matin, on vous regarde.” Aucune rencontre secrète ne semble pouvoir échapper à sa surveillance.
“Si tu es dans l’opposition démocratique, si tu es dans la société civile, si aujourd’hui, tu dis que tu vas entrer ta tête pour gérer dans la 7ème République de régime de Touadéra, régime de terreur, avec Touadéra, toi et lui, on va vous attraper tous. On va vous mettre dans le même sac”, conclut-il.
“VOUS, LES POLITICIENS, VOUS AVEZ MIS CE PAYS DANS LA MERDE”
L’ancien ministre ne ménage pas ses critiques envers les leaders de l’opposition démocratique. “Si aujourd’hui, que ce pays-là reste dans cet état-là, cet état alarmant, c’est à cause de vous”, accuse-t-il directement.
“C’est à cause de vous, les leaders de l’opposition démocratique. C’est vous qui avez mis ce pays-là dans la merde. Parce que vous avez donné l’occasion à Touadéra. Vous lui avez donné l’occasion”, poursuit-il sans ménagement.
Il décrit leur comportement avec mépris : “Vous vous allez, vous vous prosternez devant lui, vous pliez devant lui, vous priez. Vous l’appelez au téléphone, vous dites autre chose. Et vous sortez dehors, vous dites autre chose. Vous vous entendez en coulisses.”
Le constat est sévère : “Et si aujourd’hui, il vous a eus, il ne vous respecte plus en ce moment. Il ne vous respecte plus, il n’a plus peur de vous. Parce qu’il a le secret de vous.” Mais il ajoute : “Mais il n’est jamais trop tard.”
“IL ÉTAIT PREMIER MINISTRE COMME VOUS : TAPEZ SUR LA TABLE, DITES NON !”
Abakar Sabone rappelle aux leaders politiques que Touadéra n’est qu’un homme comme les autres. “Mais c’est un homme comme vous. Regardez-le en face. Être franc avec lui. En face”, les exhorte-t-il.
“Il était premier ministre comme vous, non ? Mais il n’était que premier ministre comme vous. Avant qu’il ne devienne président. Il était premier ministre. Mais aujourd’hui, il est président”, rappelle-t-il pour démystifier le personnage.
Il critique leur attitude soumise : “Mais aujourd’hui, il vous regarde avec des yeux de tigre, et vous, vous vous prosternez. Vous avez peur. Pourquoi ? Vos âmes sont entre ses mains. Mais vos âmes ne sont pas entre ses mains. C’est entre les mains de Dieu.”
Son appel est direct : “Vous tapez sur la table. Vous dites non, non, non cette fois-ci. S’il fait la tête, mais vous avez des militants. Vous avez des partenaires aussi. Vous faites la bagarre. La politique, c’est la bagarre.”
“L’OPPOSITION PEUT AUSSI AVOIR SES MERCENAIRES COMME TOUADÉRA”
Dans un passage particulièrement controversé, Abakar Sabone évoque la possibilité pour l’opposition de recourir aux mêmes méthodes que le pouvoir. “Il vous impose avec des Wagner, avec des mercenaires russes. Mais vous, vous aussi, vous pourrez aussi avoir vos Wagner”, déclare-t-il.
“Ils vous imposent le mercenaire russe, le mercenaire rwandais. Mais vous aussi, vous pouvez avoir vos mercenaires. Mais vous ne voulez pas utiliser ça, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?”, interroge-t-il les leaders de l’opposition.
Il établit un parallèle sur tous les plans : “Il vous impose, c’est pas avec la parole. Mais il vous donne de l’argent, mais vous avez également de l’argent. S’il fait la tête, vous avez des militants aussi.”
Cette escalade verbale marque une rupture totale avec les méthodes démocratiques traditionnelles et suggère un basculement vers une confrontation armée potentielle.
“UN RÉGIME DE TERREUR COMPLICE DES MERCENAIRES RUSSES ET RWANDAIS”
Abakar Sabone qualifie sans détour le régime actuel de “régime de terreur”. “Les petits chocs actuellement, ce qui se passe actuellement à Bangui, le Président Touadéra, leur clan là, des mafieux là”, énumère-t-il.
Il détaille ses accusations : “Ils sont des voleurs, des mafieux, les corrompus, les bandes criminelles du peuple centrafricain. Complices de mercenaires. On les connaît tous”, affirme-t-il en pointant du doigt les responsabilités.
L’ancien ministre mentionne explicitement les forces étrangères : “Travailler avec Touadéra, travailler avec les mercenaires russes du groupe Wagner et avec les mercenaires rwandais pour détruire ce pays, pour frapper le peuple centrafricain.”
“Un régime de terreur. Ce que tout le monde le sait dans le monde”, conclut-il en appelant à la prise de conscience internationale sur la situation en République centrafricaine.
“MOI AUSSI JE PEUX DEVENIR PRÉSIDENT, PARFAITE CHAMPAGNE AUSSI, PASTEUR MBAÏKASSI AUSSI”
Dans un passage où il revendique l’égalité de tous les Centrafricains, Abakar Sabone affirme sa propre légitimité et celle d’autres figures politiques. “La RCA ne peut pas dire que ce ne sont pas d’autres personnes qui peuvent la gérer. Non”, déclare-t-il.
“Moi, Sabone, Abakar Sabone, ancien ministre, moi aussi, je peux devenir président. Charlie peut également devenir président. Je peux devenir président”, revendique-t-il clairement.
Il cite d’autres noms : “Rodrigue Mayté peut devenir également président. Pasteur Mbaïkassi peut devenir aussi président. Hortense Paulette peut devenir aussi présidente. Parfaite Champagne peut aussi devenir président. Si Dieu le dit, c’est le programme de Dieu.”
“Il n’y a pas un Centrafricain supérieur, il n’y a pas un Centrafricain inférieur. Mensonge. Il n’y a pas un Centrafricain qui dépasse un Centrafricain. Tout le monde est pareil”, martèle-t-il pour affirmer l’égalité fondamentale de tous les citoyens.
“LES YEUX DU PEUPLE SONT ROUGES : RASSEMBLEZ-VOUS ET REFUSEZ LA MASCARADE”
L’ancien ministre termine par un appel direct et puissant à la mobilisation populaire. “Actuellement, là, les yeux du peuple, les Centrafricains sont rouges, très rouges. Et les Centrafricains sont en colère”, décrit-il l’état d’esprit actuel.
Il donne des instructions précises au peuple : “Si demain, vous écoutez qu’on dit Touadéra qui a gagné les élections, tu cherches là où tu as voté. Tu cherches là où tu as voté. Et vous vous rassemblez devant vos leaders.”
“Vous dites non, cette fois-ci, vous ne voulez pas. On n’aime pas que vous allez collaborer avec lui. Si demain, Touadéra vient vous dire que oui, c’est moi qui ai gagné. Et vous tous, vous, les militants, les militantes, vous allez tous chez vos leaders respectifs”, poursuit-il.
Son ultimatum final aux leaders est clair : “Vous leur dites le temps est fini. Hier, on t’a choisi, non ? On t’a choisi. Mais pourquoi celui-là, là-bas, il dit que c’est lui qui a gagné, Touadéra. Il dit pourquoi c’est lui. Et nous n’acceptons pas.”
Par Alain Nzilo
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