Bambouti : la sous-préfète Koumba Ndiaye demande le dialogue entre le gouvernement et les miliciens azandés

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Bambouti : la sous-préfète Koumba Ndiaye demande le dialogue entre le gouvernement et les miliciens azandés

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Retenue depuis le 28 décembre dernier avec le commandant des brigades et deux agents électoraux, la sous-préfète appelle à des négociations pour régler la crise du Haut-Mbomou.

 

Koumba Ndiaye s’est exprimée depuis le maquis où elle est gardée par les miliciens azandés. La sous-préfète de Bambouti a tenu à rassurer sa famille et les femmes leaders qui s’inquiètent de son sort depuis plus d’un mois. Elle affirme être en bonne santé et bien traitée par ses ravisseurs.

 

La responsable administrative profite de cette prise de parole pour plaider en faveur d’un dialogue entre le gouvernement et les miliciens. Elle explique que ces hommes se sont retirés dans la forêt par peur d’être arrêtés à cause des traces de lames de rasoir qu’ils portent sur le corps. Ces marques servaient à les protéger lors de leurs combats contre les rebelles qui occupaient leur territoire.

 

Koumba Ndiaye estime injuste qu’on leur reproche ces pratiques alors que les Occidentaux portent des tatouages sans être inquiétés. Elle rappelle que ces miliciens ont défendu leur terre contre les groupes armés et qu’ils ne cherchaient pas à combattre l’armée nationale. Ils ont quitté leurs foyers, leurs femmes et leurs enfants par crainte d’être emprisonnés.

 

La sous-préfète démonte également les rumeurs qui circulent sur la présence de combattants étrangers parmi les miliciens. Depuis son arrivée dans le camp, elle assure n’avoir vu ni Sud-Soudanais ni Congolais. Tous les hommes qu’elle côtoie sont des Centrafricains qui parlent la langue nationale et qui partagent avec elle leur nourriture issue de la chasse et de l’agriculture.

 

Elle met en garde le gouvernement contre ceux qui racontent n’importe quoi dans l’espoir d’obtenir des postes. Pour elle, les bombardements qui frappent la zone mettent autant en danger les otages que les miliciens. Elle remercie Dieu de les avoir protégés jusqu’à présent et insiste sur le fait que ses ravisseurs ne sont pas des rebelles mais des frères qui cherchent à dialoguer.

 

Le commandant des brigades de la gendarmerie de Bambouti a également pris la parole. Lui aussi salue le peuple centrafricain et confirme être en vie et en sécurité. Il décrit la vie dans la forêt comme difficile mais supportable, car les miliciens partagent équitablement leurs ressources avec les otages.

 

Cet officier se dit mécontent de la réaction du gouvernement dans ce dossier. Il trouve la réponse des autorités inadaptée et regrette qu’on qualifie les miliciens d’étrangers. Il martèle que le dialogue reste la seule voie pour régler le problème du Haut-Mbomou et demande l’arrêt des hostilités.

 

Le commandant dénonce les attaques et les incendies de villages qui poussent les populations à fuir dans la brousse. Il rappelle que des femmes et des enfants vivent aujourd’hui dans la forêt, une situation qu’il juge intenable. Il supplie le gouvernement de revenir vers ces jeunes pour entamer des discussions sincères.

 

Tous deux appellent leurs familles à garder leur calme et leur assurent qu’ils vont bien. Ils expriment l’espoir de retrouver les leurs si Dieu le permet. Leurs déclarations interviennent alors que les miliciens azandés maintiennent leurs exigences concernant la libération de Bakoyoko Célestin et Ngoéngué Elie, deux de leurs commandants disparus après avoir été enlevés par des Mercenaires russes en janvier 2025.

 

Cette prise de parole des otages montre que la question du Haut-Mbomou dépasse le simple enlèvement. Elle renvoie à un malaise plus profond lié au traitement réservé aux miliciens azandés qui avaient pourtant combattu aux côtés de l’armée. Le sort de Bakoyoko et Ngoéngué reste au cœur des revendications, et tant que leur dossier ne sera pas réglé, la situation risque de rester figée.

 

Les miliciens promettent de publier bientôt un document officiel détaillant leurs demandes. Ils annoncent aussi la diffusion prochaine d’une vidéo montrant Koumba Ndiaye et son garde du corps, histoire de prouver qu’ils sont toujours vivants et bien portants.

 

Par Éric Nzapa

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