Kidnapping à Bambouti : Adriana Nahomie Topien, agente de l’Autorité nationale des élections, toujours aux mains de ravisseurs azandés

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Kidnapping à Bambouti : Adriana Nahomie Topien, agente de l’Autorité nationale des Élections, toujours aux mains de ravisseurs azandés

 

Kidnapping à Bambouti : Adriana Nahomie Topien, agente de l’Autorité nationale des élections, toujours aux mains de ravisseurs azandés
Les otages de Bambouti

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La jeune femme du quartier Benz-Vi, Adriana Nahomie Topien , recrutée pour superviser les Élections à Bambouti, a été capturée par des miliciens azandés le 28 décembre.

 

Trouver un emploi en RCA est un parcours du combattant. Si bien que les gens sautent sur n’importe quoi pour survivre dans ce pays géré par des bras cassés. C’est exactement le cas de la jeune Adriana Nahomie Topien . Habitante du cinquième arrondissement de Bangui, elle avait saisi cette opportunité de l’autorité nationale des Élections malgré l’éloignement considérable. La mission l’emmenait à plus de 1300 kilomètres de la capitale, près de la frontière avec le Soudan du Sud, dans une zone réputée instable. Pour elle comme pour beaucoup de Centrafricains, décrocher un contrat avec l’Autorité nationale des Élections constituait une aubaine dans un contexte économique difficile.

 

Mais elle ne sait pas encore ce qui va lui arriver ce jour des Élections. Le 28 décembre 2025, jour du scrutin, la ville de Bambouti  a basculé dans la violence lorsque les miliciens azandés ont lancé leur offensive sur la ville. Les assaillants ne se sont pas contentés de perturber le vote : ils ont méthodiquement enlevé plusieurs figures d’autorité présentes sur place. La sous-préfète et le commandant des brigades de la gendarmerie de Bambouti comptent parmi les victimes de cette razzia humaine qui a semé la panique dans toute la localité.

Adriana Nahomie Topien, agente de l’Autorité nationale des élections, st située en deuxième position de gauche à droite.
Adriana Nahomie Topien, agente de l’Autorité nationale des élections, st située en deuxième position de gauche à droite.

 

Adriana Nahomie Topien fait partie des deux agents électoraux kidnappés ce jour-là par les ravisseurs. Depuis lors, sa famille vit dans l’angoisse, privée de toute information fiable sur son état de santé ou ses conditions de détention. Les proches multiplient les démarches auprès des autorités, espérant attirer l’attention sur ce drame qui dure maintenant depuis plus d’un mois.

 

L’Autorité nationale des élections maintient pourtant un silence assourdissant sur le sort de ses employés disparus. Aucun communiqué officiel n’a été diffusé, aucune démarche publique entreprise pour réclamer leur libération. Cette absence de réaction institutionnelle amplifie le désarroi des familles, abandonnées à leur propre détresse sans le moindre soutien de l’employeur qui avait envoyé leurs proches dans cette région périlleuse.

 

Ce n’est pas la première fois que la préfecture de Bambouti devient le théâtre de violences contre le personnel électoral. Quelques semaines avant l’enlèvement d’Adriana Nahomie Topien, un autre agent avait payé de sa vie son engagement dans l’organisation du scrutin. Un capitaine de l’armée nationale, affecté à la protection des missions électorales à Zemio, avait également été kidnappé par ces mêmes groupes armés azandés dans la région.

 

Ce militaire avait eu la chance d’être relâché après plusieurs jours de captivité. Son retour à Bangui avait néanmoins laissé apparaître les séquelles de son épreuve : affaibli, diminué physiquement, l’homme portait sur lui les marques visibles de ce qu’il avait enduré. Malgré la gravité de cet incident impliquant un membre des forces de sécurité, l’Autorité nationale des élections n’avait alors émis aucune déclaration publique sur l’événement.

 

Cette pratique du silence semble s’être installée comme une réponse institutionnelle aux drames qui frappent régulièrement ses agents. Les familles ne reçoivent ni appel téléphonique, ni visite de représentants, ni même un message de compassion. Cette indifférence administrative ajoute une souffrance morale à la douleur de l’absence, laissant les proches dans un vide informationnel que rien ne vient combler au fil des jours.

 

Pour la famille d’Adriana Nahomie Topien, chaque journée qui passe ressemble à la précédente : une attente sans nouvelles, des questions sans réponses, une angoisse qui grandit dans le silence des autorités. La jeune femme du quartier Benz-Vi reste quelque part dans la région de Bambouti, retenue par des hommes armés dont on ignore les intentions, tandis que ceux qui l’avaient recrutée semblent avoir tourné la page.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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