un soldat FACA pris en flagrant délit de vol de téléphone au marché de Ouanda-Djallé

Rédigé le 19 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les habitants de Ouanda-Djallé demandent impérativement au général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des armées centrafricaines, pour qu’il vienne chercher ses hommes. Les soldats déployés dans cette localité agissent désormais comme des véritables bandits de grand chemin.
Le samedi 17 janvier 2026, en plein jour au marché central, un militaire des Forces armées centrafricaines s’est fait prendre en train de dérober un téléphone mobile. L’appareil était encore neuf, emballé dans son carton d’origine, exposé sur l’étal d’un commerçant.
Pour comprendre les faits, il faut remonter au début. Dans la matinée du samedi 17 janvier, au plein marché, un soldat FACA est arrivée. Cet homme faisait semblant de venir acheter des marchandises. Or, son calcul est ailleurs.
Le soldat s’est approché discrètement du stand commercial, regardant comme un gros serpent venimeux qui vise sa proie.
Alors que le vendeur était en train de s’occuper d’autres clients, les badauds présents ont remarqué les manœuvres suspecte du soldat qui est en train de guetter sa proie. Chacun observait discrètement, se demandant ce que l’homme en uniforme cherchait exactement. Personne n’osait intervenir ouvertement.
Profitant d’un moment d’inattention du marchand, le militaire a tendu la main tout doucement, saisi le téléphone dans son emballage et l’a glissé dans sa poche. Il est resté quelques instants sur place, affichant un calme trompeur, avant de s’éloigner lentement, croyant que personne le regardait.
Le commerçant, qui avait remarqué le geste du soldat, l’a suivi doucement et lui a demandé discrètement de régler son achat avant de partir. Le soldat a répondu au commerçant qu’il n’a rien acheté. Il disait qu’il attend en vain avant de partir. Le commerçant lui dit mais le téléphone qu’il a pris et déposé dans la poche. Le soldat nie. Il a complètement nié avoir pris quoi que ce soit. Une discussion s’est engagée, le vendeur insistant, l’homme en treillis refusant d’admettre les faits. Il a tenté de rejoindre rapidement ses collègues militaires stationnés non loin.
Le marchand n’a pas lâché prise et a continué à réclamer son bien. D’autres soldats, témoins de l’altercation, sont intervenus. Certains ont proposé de fouiller leur camarade pour régler le différend. Leur intention semblait double : si rien n’était trouvé, le commerçant aurait payé cher son accusation.
Mais la fouille a tourné court. Le téléphone était bel et bien dans la poche de l’uniforme. Les militaires l’ont sorti et rendu au vendeur sans un mot. Le voleur est reparti penaud, humilié devant tout le monde.
Cette affaire n’est qu’un aperçu du comportement quotidien de certains éléments des forces armées centrafricaines dans les villes de provinces. Les vols se répètent, la discipline semble absente, et l’impunité règne. Les soldats savent qu’aucune punition ne viendra sanctionner leurs actes. L’armée nationale donne l’impression de fonctionner comme une bande organisée plutôt qu’une institution de défense.
Pour la quasi-totalité des habitants de Ouanda-Djallé, le chef d’État-major, le général Zéphirin Mamadou doit venir à Ouanda-Djallé ramassé ces voleurs et repartir avec eux à Bangui. Vivre avec les rebelles est 10 fois mieux que de vivre avec ces clepto-mythomane et voleurs.
Par Moïse Banafio
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