Depuis leur retour à Obo, les mercenaires Russes prennent possession de l’ancienne base américaine et chassent les soldats FAKA

Rédigé le 19 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis leur retour à Obo il y a quelques jours, après avoir été appelés en renfort par le préfet du Haut-Mbomou, les mercenaires russes du Groupe Wagner ont immédiatement récupéré l’ancienne base américaine en chassant les soldats FAKA qui l’occupaient depuis plusieurs années.
Cette base avait été construite par les forces américaines déployées dans le Haut-Mbomou pour traquer Joseph Kony et les rebelles ougandais de la LRA. Après plusieurs années de présence dans le Haut-Mbomou, les Américains ont quitté le territoire centrafricain en abandonnant leurs installations militaires sur place. Ils ont laissé derrière eux des bâtiments, des véhicules et de nombreux containers fermés remplis d’équipements.
À leur départ, les soldats de forces armées centrafricaines avaient pris possession des lieux et récupéré quelques véhicules, mais les containers étaient restés scellés et intacts. Personne n’avait touché à ces réserves américaines pendant tout le temps où les militaires centrafricains occupaient la base. Cette situation a changé avec l’arrivée des mercenaires russes il y’a quelques semaines qui ont rapidement expulsé les FAKA pour s’installer à leur place.
Une fois maîtres des lieux, les Wagner ont entrepris d’ouvrir tous les containers abandonnés par les Américains un par un. Ils ont brisé les cadenas et vidé le contenu de chaque container sans qu’aucun témoin ne puisse vérifier la nature exacte du matériel récupéré. Certains habitants parlent de groupes électrogènes, d’autres évoquent des armes, mais aucune confirmation n’a pu être obtenue.
Depuis lors, les hélicoptères russes du groupe Wagner enchaînent les rotations au-dessus d’Obo pour transporter le butin vers une destination inconnue. Ce ballet aérien incessant intrigue les habitants qui observent impuissants le pillage méthodique de l’ancienne infrastructure américaine. Les mercenaires ont même parcouru les ateliers de soudure mardi dernier pour acheter des pousse-pousse, laissant penser qu’ils cherchent des moyens supplémentaires pour déplacer les équipements restants.
Au-delà de cette récupération de matériel, la présence des Wagner à Obo créé une inquiétude palpable dans la ville. Les habitants connaissent leur réputation, du moment où leur seule autorité découle de leurs armes et de la protection que leur accorde le dictateur centrafricain Baba Kongoboro qui les a fait venir dans le pays.
Cette ambiance pesante a des répercussions immédiates sur la vie quotidienne, notamment sur la scolarité des enfants. Les écoles d’Obo sont quasiment vides depuis l’installation des mercenaires russes dans l’ancienne base américaine. Les prêtres catholiques ont beau encourager les parents à envoyer leurs enfants en classe après les vacances de janvier, ces derniers hésitent à franchir le pas.
Seuls quelques lycéens ont timidement repris le chemin de l’établissement secondaire durant la semaine du 12 janvier. Les élèves du primaire, eux, restent confinés chez eux car leurs parents redoutent qu’un incident n’éclate à tout moment avec les mercenaires russes. Le temps nécessaire pour aller récupérer les enfants à l’école en cas de coup de feu constitue également une source d’angoisse pour les parents.
Par Cédric Nzapa
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