Pour éviter la chute d’un peuple, André-Franck Amaïzou définit cinq qualités du bon berger

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Pour éviter la chute d’un peuple, André-Franck Amaïzou définit cinq qualités du bon berger

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’auteur André-Franck Amaïzou s’appuie sur son ouvrage Le Bon Berger pour présenter un modèle de leadership fondé sur cinq exigences simples : guider, protéger, nourrir, instruire et soutenir les plus vulnérables. Il renvoie à une idée tirée de l’Évangile : « Le bon berger donne sa vie pour ses brebis », selon Jean 10:11, passage cité dans le document en ouverture. L’auteur rappelle que la figure du berger suppose un engagement total au bénéfice de la communauté, loin des gouvernances réduites à la rhétorique ou à la mise en scène du pouvoir.

 

Dès la préface du livre, Le Bon Berger décrit une attente nationale : un chef qui sache « guider, protéger, nourrir et se soucier de chacun de son peuple », en particulier des plus vulnérables. Amaïzou oppose cette posture à celle du dirigeant qui manipule les discours pour maintenir un contrôle politique sans justice ni équité. Le texte relève que « l’heure n’est plus au leader hypocrite et vicieux ».

 

Les cinq qualités du bon berger

  1. L’écoute

 

La première qualité décrite est l’écoute. L’auteur insiste sur la nécessité de « développer l’écoute et la compréhension », condition pour créer un espace de confiance et gouverner au nom du peuple. Amaïzou rappelle que l’autorité ne sert à rien sans une connaissance réelle des besoins du territoire et des citoyens.

 

  1. La présence sur le terrain

 

La deuxième qualité tient à la présence physique sur le terrain. Le livre cite l’exemple du président David Dacko, dont la première période de gouvernance (1960-1965) est présentée comme une illustration du bon berger : il sillonnait les provinces, connaissait les chefs de villages par leurs noms et cultivait une relation directe avec les populations. Cette proximité est décrite comme un outil politique décisif : elle permet au dirigeant de « connaître sa voix » comme une brebis reconnaît celle du berger.

 

  1. La capacité de décision

 

La troisième qualité renvoie à la capacité de décision. Amaïzou signale que l’absence de courage et de rigueur peut dissoudre l’autorité. Il rappelle que Dacko n’appliquait pas la loi sans considération d’affinités personnelles, ce qui l’a mené à s’en remettre systématiquement à la France pour trancher les décisions.

 

  1. La gestion juste des institutions

 

Une quatrième exigence concerne la gestion juste des institutions. Le livre cite Charles de Gaulle : « Pour marcher droit vers le but, il faut que la nation soit guidée par un État cohérent, ordonné, concentré, capable de choisir et d’appliquer impartialement les mesures ». Amaïzou l’utilise pour souligner l’importance d’un appareil administratif intègre.

 

  1. Le service concret aux citoyens

 

Enfin, une cinquième qualité s’appuie sur Barthélemy Boganda. En revenant au 1er décembre 1958, l’auteur rappelle les « cinq verbes » du père fondateur : « Loger, Soigner, Instruire, Nourrir et Vêtir ». Ils sont présentés comme un socle pratique, non théorique : un dirigeant se juge à l’aide fournie au citoyen ordinaire.

 

Une invitation à l’examen collectif

À travers ces références, Amaïzou ne parle pas d’utopie mais d’« une voie saine et pratique pour la paix et la prospérité ». Il invite les Centrafricains à une interrogation directe : ont-ils été gouvernés par des bons ou des mauvais bergers ? Et que comptent-ils faire de leur destin collectif ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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