À Sam-Ouandja, les soldats FACA deviennent des trafiquants de drogue

Rédigé le 19 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la localité de Sam-Ouandja, le trafic de substances illicites s’est transformé en commerce ouvert pour certains membres des forces armées centrafricaines. Cette activité, menée sans discrétion aucune, échappe à toute sanction pendant que les citoyens ordinaires subissent une répression sévère pour des faits similaires.
La situation à Sam-Ouandja déroute par son caractère public. Les soldats de l’armée centrafricaine ont trouvé dans le négoce de drogues et d’alcools frelatés une manne financière qu’ils exploitent sans retenue. Chaque arrivée d’hélicoptère ou d’avion ainsi que des camions dans cette zone apporte son lot de marchandises prohibées.
Les colis qui débarquent des appareils de Wagner ou des camions en provenance de la capitale contiennent invariablement des sachets d’alcool frelaté et du Tramadol. Ces petits sachets d’alcool frelaté vendus entre 100 et 200 francs CFA, normalement sont interdits par un arrêté ministériel, circulent pourtant librement dans le pays. Le groupe Wagner fabrique légalement ces alcools dans ses installations et trouve parmi les militaires centrafricains ses meilleurs distributeurs.
Le Tramadol et ses dérivés synthétiques remplissent ces envois réguliers. Les militaires récupèrent leurs colis et organisent la revente au vu et au su de tous. Personne ne se cache, aucune précaution n’est prise. La vente s’effectue en plein jour, dans les rues, dans le marché, sans que quiconque n’intervienne.
Cette impunité contraste avec le sort réservé aux civils. Si un habitant achète ces mêmes produits pour les revendre à petite échelle, les autorités le poursuivent avec rigueur. La gendarmerie l’arrête, les amendes tombent, les sanctions pleuvent, tandis que les militaires qui approvisionnent tout le marché de Sam-Ouandja ne craignent rien.
Sam-Ouandja est devenue une zone où le droit ne s’applique plus de manière égale. Les grossistes en uniforme prospèrent tandis que les petits revendeurs civils paient le prix fort. Les forces qui devraient protéger la population se sont reconverties dans un commerce qui détruit le tissu social. Les arrivages continuent, les ventes se multiplient, et l’activité se poursuit sans obstacle. Les habitants observent ce renversement des rôles où ceux qui portent les armes de l’État alimentent un trafic qui ronge leur propre communauté
Par Moïse Banafio….
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