La prolifération des pseudo-journalistes à Bangui : un phénomène inquiétant
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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique.
À Bangui, une nouvelle catégorie d’opportunistes envahit les conférences de presse et les cérémonies officielles. Armés de téléphones Android, ces individus sans affiliation médiatique reconnue s’autoproclament “communicants du pouvoir” et parasitent les événements publics. Une enquête approfondie démontre l’ampleur d’une pratique qui déstabilise le journalisme centrafricain.
Une situation devenue inquiétante à Bangui
Dans les rues à Bangui, ces pseudo-journalistes affluent massivement lors des apparitions présidentielles. L’exemple récent des activités hebdomadaires de l’opération présidentielle Kwa ti kodro à Bangui témoigne de cette réalité : dès l’annonce de la venue du Président Touadéra, une nuée de personnes équipées de smartphones a convergé vers les lieux, sans accréditation ni appartenance à un organe de presse établi.
Une motivation purement financière
Ces individus ont développé une technique simple mais efficace : ils se positionnent stratégiquement lors des événements officiels, capturent quelques images avec leurs téléphones, et attendent la distribution d’argent habituelle – entre 2000 et 10000 francs CFA par personne. Une fois la rétribution empochée, ils disparaissent dans la nature à Bangui sans produire le moindre contenu journalistique.
La montée des réseaux sociaux au service de l’usurpation
L’essor des réseaux sociaux a amplifié ce phénomène à Bangui. La création d’une page Facebook au nom d’un média fictif suffit désormais à s’autoproclamer “média d’information”. Des groupes WhatsApp émergent sous des appellations fantaisistes, leurs administrateurs s’octroyant le titre de journaliste sans formation ni expérience professionnelle.
Un impact profond sur le paysage médiatique à Bangui
Certains journalistes de la Radio Centrafrique à Bangui, assistés à la scène le week-end dernier, dénoncent en direct sur l’antenne une situation qui fragilise l’ensemble de la profession. Cette multiplication des usurpateurs complique l’identification des véritables journalistes et décrédibilise le travail d’investigation et d’information. La frontière entre communication institutionnelle, propagande et journalisme indépendant s’estompe dangereusement à Bangui.
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