LE CULOT DE LA MINUSCA : SE GLORIFIER PUBLIQUEMENT sur Twitter D’AVOIR INSTALLÉ LE TROISIÈME MANDAT en Centrafrique
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’auto-congratulation de l’organisation internationale des nations-unies prend une tournure révoltante. Ses dirigeants osent présenter comme une victoire l’instauration d’une gouvernance répressive totalement inédite dans le pays.
Les faits donnent désormais raison aux critiques centrafricaines de longue date. La communication officielle de l’organisation onusienne met en avant l’extension de l’autorité de l’État et le processus électoral comme des victoires absolues. Pourtant, la réalité vécue à Bangui et dans les provinces raconte une tout autre histoire : celle d’un accompagnement passif, voire d’une complicité active, dans l’établissement d’un pouvoir personnel et sans partage.
La Minusca, une machine de production des faux rapports
Le rôle initialement dévolu à cette force internationale onusienne : à savoir le retour à l’ordre constitutionnel, la protection des populations et la promotion d’un dialogue inclusif, a cédé la place à une gestion purement bureaucratique. Pour de nombreux citoyens, l’objectif principal des hauts fonctionnaires onusiens consiste à rédiger des documents élogieux destinés aux instances de New York, assurant ainsi la pérennité de leurs postes et le maintien de budgets colossaux.
L’attitude de la mission lors des derniers scrutins reste gravée dans les mémoires. Alors que la classe politique de l’opposition et de la société civile exigeait légitimement des réformes indispensables, et que des experts internes à la Minusca reconnaissaient les défaillances criantes de l’Autorité Nationale des Élections, la direction de la force a maintenu le cap. Cette obstination à valider un processus biaisé répondait à un impératif simple : plaire au pouvoir en place pour éviter les manifestations hostiles sous ses fenêtres et garantir le confort de son personnel.
En modifiant sa gouvernance interne pour placer à sa tête une rwandaise, avec une diplomatie alignée sur les intérêts du régime, l’organisation a troqué son rôle d’arbitre impartial contre celui de bouclier institutionnel. Les rapports complaisants camouflent désormais la fragilité des institutions locales.
La caution internationale d’un pouvoir autoritaire
L’aspect le plus lourd de conséquences réside dans l’acceptation de la rupture constitutionnelle. Le pays assiste à l’enracinement d’une gouvernance caractérisée par la quête d’un troisième mandat, un fait inédit dans l’histoire politique récente de la nation. Ce virage s’accomplit sous le regard bienveillant d’une force internationale qui utilise l’argent des Nations Unies pour légitimer cette trajectoire.
Sur le plan sécuritaire et social, le bilan demeure catastrophique. La présence de partenaires bilatéraux russes et leurs méthodes violentes créent un climat de peur permanente, tandis que les figures politiques dissidentes subissent des arrestations arbitraires et que l’appareil judiciaire se plie aux ordres de l’exécutif. Pendant ce temps, les infrastructures de base manquent cruellement : les routes restent impraticables, le système éducatif s’effondre et les tentatives de réhabilitation menées à la hâte par la force onusienne ne constituent que de simples pansements sur des plaies béantes.
Ce triomphalisme officiel ne trompe plus personne. En voulant célébrer son action, l’organisation montre son vrai visage : celui d’un appareil dévoué à la survie d’un régime répressif, loin, très loin des aspirations de paix et de liberté du peuple centrafricain.
Par Éric Azoumi
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