Le mystère s’épaissit autour de la disparition de trois ex-combattants du MPC enlevés par les mercenaires russes
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
L’inquiétude grandit depuis plusieurs mois concernant le sort de trois anciens rebelles du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique. Enlevés en décembre dernier dans l’Ouham par des paramilitaires russes, Ali Sossal, Hamid Mht et Ali Abdoulaye demeurent totalement introuvables depuis lors.
Dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la RCA, l’activité minière battait son plein en décembre 2025. Parmi les ouvriers cherchant de l’or pour assurer leur subsistance quotidienne se trouvaient Ali Sossal, Hamid Mht (connu sous le nom de Saragba) et Ali Abdoulaye (surnommé AB CHOK). Ces hommes avaient choisi de quitter les rangs du MPC pour se réinsérer dans la vie civile par le travail manuel sur les chantiers.
Leur trajectoire a bifurqué lorsque d’anciens cadres de leur ex-mouvement armé sont arrivés sur le site minier. Des témoins expliquent que le chef d’état-major de l’époque, Dido Ali , accompagné de son adjoint Monsieur Libanais, a procédé à leur capture, les accusant faussement de rallier désormais au général Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR. Les trois ex-rebelles ont ensuite été conduits vers une position occupée par les mercenaires de la milice Wagner proche de Markounda.
Deux jours plus tard, des informations indiquent que les hommes de Wagner ont récupérer les trois ex-rebelles du MPC, les nommés Ali Sossal, Hamid Mht et Ali Abdoulaye, avant de faire mouvement vers le nord-est. Un convoi a été aperçu se dirigeant vers Kaga-Bandoro, le chef-lieu de la Nana-Gribizi. C’est à partir de cette étape précise que toute trace physique des trois ex-rebelles s’efface.
Depuis maintenant plus de cinq mois, les familles de ces trois jeunes multiplient les démarches. Les mères, les épouses et les proches ont passé la ville de Kaga-Bandoro au peigne fin. Les recherches se sont ensuite déplacées vers la capitale, Bangui, où chaque lieu de détention potentiel a été vérifié, sans le moindre résultat.
Les autorités et les forces russes conservent un mutisme total sur la localisation de ces hommes ou sur les raisons de leur transfert.
Les rumeurs les plus sombres circulent désormais dans la région, évoquant des exécutions sommaires ou une détention dans des cellules souterraines inaccessibles au public.
La milice Wagner, opérant en dehors de tout cadre légal classique, ne fournit aucune information à qui que se soit.
Le silence des officiels à Bangui et l’absence de preuves de vie alimentent chaque jour davantage l’angoisse des familles qui attendent un signe, une explication ou un corps. À ce jour, Ali Sossal, Hamid Mht et Ali Abdoulaye n’existent plus que dans les souvenirs de leurs proches, tandis que les chantiers miniers de l’Ouham continuent de fonctionner sous la surveillance des hommes en uniforme.
Par Arsène Féimonazoui
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