Hommage au Maréchal Idriss Deby Itno : Le vibrant témoignage de Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Président de transition centrafricaine
Rédigé le 25 avril 2026 .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Cinq ans après le départ du Maréchal Idriss Deby Itno, le 20 avril 2021, le souvenir de l’ancien dirigeant tchadien demeure gravé dans les mémoires, particulièrement au-delà des frontières de son propre pays. Pour Ferdinand Alexandre N’Guendet, ancien Chef de l’État centrafricain, cet anniversaire est l’occasion de partager un récit empreint d’une profonde émotion, revenant sur une période où le destin de deux nations s’est joué dans le secret des palais de Ndjamena.
En effet, l’histoire retiendra que les trajectoires de ces deux hommes se sont rejointes alors que la République centrafricaine cherchait son souffle. Ferdinand Alexandre N’Guendet se souvient avec précision de ce moment où il a dû répondre à l’appel du destin ». Il raconte avec une pointe de nostalgie cette session extraordinaire de la CEEAC où tout a basculé.
C’est dans l’intimité d’un échange discret que le Maréchal a marqué l’esprit de son homologue. Le Maréchal Idriss Deby Itno m’apostropha et me glissa à l’oreille qu’il souhaitait que je mobilise l’ensemble des conseillers nationaux », confie-t-il. Cette demande, loin d’être un simple détail, visait à rapatrier les parlementaires pour des délibérations qui allaient changer le cours de la transition centrafricaine.
Pour l’ancien Président centrafricain, Déby est un homme de décision et de convictions. Au-delà des enjeux politiques, l’article de l’ancien Président du CNT dessine le portrait d’un leader qu’il qualifie d’ éminent panafricaniste ». Il décrit un homme dont la vision dépassait les simples frontières de son pays, animé par le souci constant de voir régner la stabilité dans la sous-région ».
Ferdinand Alexandre N’Guendet évoque des souvenirs forts, comme ces entretiens en tête-à-tête portant sur la sécurité et la défense de son pays. Il garde l’image d’un homme de décision, d’un homme d’honneur et d’un officier exemplaire ». À travers ses mots, on perçoit le respect mutuel qui unissait les deux dirigeants dans le tumulte des crises institutionnelles.
L’une des parties les plus touchantes de ce témoignage concerne la fin de la transition. Ferdinand Alexandre N’Guendet répond avec force à ses détracteurs, affirmant son identité de démocrate convaincu ». Pour lui, l’essentiel était de prouver qu’en Afrique, l’on pouvait organiser des élections et transmettre les rênes de l’État dans la paix et la dignité ».
Ce message de stabilité résonne aujourd’hui comme un vœu pour l’avenir. En adressant ses condoléances à la famille du défunt et au peuple tchadien, il salue également le travail de son frère, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno ». Il l’encourage dans sa mission de réconciliation nationale, convaincu que, malgré les épreuves passées, le meilleur reste à venir ».
Ce vibrant hommage nous rappelle que derrière les grandes décisions politiques se cachent souvent des liens humains indéfectibles, forgés dans l’urgence et la volonté de bâtir un continent plus serein.
Par Alain Nzilo
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