Hassan Bouba, le ministre-racketteur qui pille les éleveurs et commerçants : un système mafieux qui mène la Centrafrique droit au chaos intercommunautaire

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Hassan Bouba, le ministre-racketteur qui saigne à blanc les éleveurs et commerçants : un système mafieux qui mène la Centrafrique droit au chaos intercommunautaire

 

Hassan Bouba, le ministre-racketteur qui saigne à blanc les éleveurs et commerçants : un système mafieux qui mène la Centrafrique droit au chaos intercommunautaire
Hassan Bouba, inculpé par la CPS pour crime de guerre et crime contre l’humanité, parade avec les mercenaires russes du groupe Wagner à Bria

 

Rédigé le 25 mars 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le commerce du bétail en Centrafrique, pilier historique de l’économie nationale, est aujourd’hui étranglé par un système de prédation organisé au plus haut niveau de l’État. Au marché de Djabarona comme sur toutes les routes menant à Bangui, les commerçants arabes et peuls subissent une double oppression implacable organisée sous la supervision directe du ministre criminel Hassan Bouba et de sa milice privée.

 

D’un côté, les taxes officielles imposées par le gouvernement et la Fédération nationale des éleveurs : entre 6 000 et 8 000 CFA par tête de bœuf. De l’autre, les prélèvements illégaux exigés par les hommes de Bouba : entre 1 et 2 millions de francs CFA par troupeau. Refuser de payer ? C’est la bastonnade assurée, l’arrestation arbitraire, voire l’exécution sommaire. Tabassages, extorsions, tueries : tout est permis pour faire rentrer l’argent dans les poches du ministre et de ses sbires.

 

Sur les axes routiers, gendarmes et militaires, complices ou terrorisés, multiplient les « formalités » interminables. Chaque barrage est un guet-apens. Arrivés dans la capitale, les commerçants tombent sous la coupe directe des éléments liés à Hassan Bouba qui font la loi. La moindre contestation est immédiatement criminalisée : on vous colle l’étiquette de « coupeur de route » ou de « rebelle », et la machine répressive s’emballe.

 

Derrière ce racket d’État se cache une réalité encore plus sordide : d’anciens combattants de la Séléka et de la  CPC, intégrés au gouvernement pour faire taire les armes mais laissés sans solde, sont transformés en miliciens racketteurs. Privés de salaire, ils compensent en pillant ceux qui osent encore faire tourner l’économie. Le ministre Bouba a ainsi réussi le tour de force de transformer d’anciens rebelles en percepteurs privés de sa propre fortune.

 

Ce système de double oppression – taxes légales écrasantes et exactions illégales sauvages – n’est pas une simple dérive. C’est une politique assumée qui fragilise délibérément les éleveurs peuls mbororo et arabes, asphyxie le commerce, alimente l’insécurité généralisée et sape les fondements mêmes de la stabilité nationale.

 

Si rien n’est fait pour démanteler ce réseau mafieux qui prospère sous la protection du ministre Hassan Bouba, la Centrafrique court tout droit vers une explosion intercommunautaire. Les Peuls Mbororo et les Arabes, déjà exsangues, ne supporteront pas éternellement ce pillage. La paix et la cohésion sociale, déjà fragiles, voleront en éclats.

 

Le ministre Hassan Bouba et le système qu’il incarne ne sont plus seulement un problème de gouvernance : ils sont devenus une menace existentielle pour la nation tout entière. Il est temps de dire les choses clairement : assez de ce racket d’État ! Assez de ce ministre qui transforme le commerce du bétail en champ de ruines et la Centrafrique en zone de non-droit.

 

Par Éric Azoumi

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