Arrestation de Zamparini à Zémio : comment le gouvernement centrafricain a signé la propagande de Wagner
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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ces communiqués sont une honte pour l’État centrafricain. Voilà ce qu’il faut dire d’emblée, sans détour. Le communiqué signé par Maxime Balalu au nom du gouvernement, et celui du ministère de la Défense, forment un tissu de mensonges purs, dictés mot pour mot par la propagande des mercenaires de la milice russe Wagner. Décortiquons cela élément par élément, en nous basant sur les faits vérifiables et les démentis officiels, pour exposer comment un porte-parole censé représenter l’État se prête à une telle imposture.
Premier mensonge : une date fabriquée
Le gouvernement parle d’une interpellation le vendredi 6 mars 2026 à Zémio. Le ministère de la Défense répète la même date. Mais MSF, l’organisation employant Zamparini, rapporte une arrestation le mercredi 4 mars, avec deux personnes : le Français et un collaborateur centrafricain. D’autres sources officielles évoquent même le 3 mars. Comment un porte-parole comme Maxime Balalu peut-il diffuser une date erronée sans vérification ? Cela démontre une précipitation dictée par Wagner, qui a mené l’opération eux-mêmes à l’hôpital de Zémio, sans impliquer pleinement les FACA ou la gendarmerie locale. C’est le premier mensonge : une date fabriquée pour masquer le rôle dominant des mercenaires étrangers.
Deuxième mensonge : des soupçons inventés
Le ministère accuse Zamparini d’avoir établi des contacts avec la milice azandé à Nipibé pour constituer un réseau perturbant la stabilité nationale. Le clepto-mythomane Maxime Balalu, dans son appel au calme, réaffirme l’engagement contre toute déstabilisation. Or, l’AAKG, la Coordination du groupe Azandé Ani Kpi Gbé, dément catégoriquement tout lien avec Zamparini. Leur communiqué est clair : cet homme n’a jamais approché leurs structures dans le Haut-Mbomou. Son travail se bornait à secourir les civils de Zémio et les déplacés centrafricains réfugiés à Zappay en RDC.
Pire, l’AAKG retourne l’accusation contre Bangui, en pointant le désengagement de l’État de ses fonctions essentielles, laissant Wagner gérer la sécurité et exposer les Azandé à des violences et disparitions. Maxime Balalu ose condamner des tentatives imaginaires de déstabilisation, alors que c’est son gouvernement qui ouvre la voie à Wagner pour imposer un couloir de transhumance par la force, avec l’aval de la MINUSCA. Ce couloir menace les terres ancestrales azandé, et les résistances locales sont réprimées par les mercenaires. Accuser un humanitaire pour détourner l’attention des responsabilités réelles de Bangui et de ses alliés russes : c’est un mensonge pur.
Troisième mensonge : un passé rebelle sorti du néant
Le ministère décrit Zamparini comme né en France en 1972, entré illégalement en RCA en 2014 via un camion à la frontière de Baïmboum, passé par Ngaoundaï Loura pour rejoindre la base rebelle du mouvement Révolution et Justice d’Armel Ningatoulou Sayo, où il aurait servi de formateur pendant deux ans. Arrêté en 2016 à la frontière puis libéré, il serait connu sous l’alias Endil et considéré comme mercenaire. Maxime Balalu avalise cela en vantant la fermeté des autorités.
Mais où sont les preuves ? Aucune n’est produite. MSF confirme que Zamparini travaille pour leur branche suisse, basé en RDC, et qu’il se rendait à Zémio pour des réunions officielles avec le préfet, le sous-préfet et le maire, afin d’acheminer des médicaments. Son nom figure bel et bien dans leurs listes, contrairement aux affirmations du ministère. Ce récit recyclé sur un passé rebelle relève de la pure invention, calquée sur des cas antérieurs comme celui de Joseph Figueira en 2024, arrêté par Wagner et condamné sur des bases similaires. Maxime Balalu, en relayant cela, se fait complice d’un mensonge qui criminalise l’aide humanitaire pour justifier l’emprise de Wagner sur le sud-est.
Quatrième mensonge : le déguisement humanitaire
Le ministère affirme que Zamparini se présente comme travailleur de Médecins Sans Frontières pour faciliter ses déplacements, mais que des vérifications montrent qu’il n’y figure pas. Maxime Balalu appuie cela en condamnant un vaste réseau mafieux à la solde de puissances impérialistes. Encore un mensonge exposé par MSF eux-mêmes : Zamparini est affilié à MSF-Suisse, et sa mission était légitime et déclarée.
L’AAKG exige d’ailleurs la libération de tous les humanitaires retenus et le respect du droit international. Au lieu de cela, le gouvernement bloque l’aide aux déplacés azandé, qui manquent de médicaments au milieu d’un conflit intercommunautaire exacerbé par l’inaction de Bangui. Un porte-parole qui accuse sans fondement des acteurs neutres, alors que Wagner mène des opérations pour imposer des décisions ignorantes des réalités locales : c’est irresponsable.
Cinquième mensonge : Wagner dirige, les FACA figurent
Le ministère vante une campagne des FACA avec l’appui des alliés russes pour démanteler ce réseau. Maxime Balalu réitère l’engagement pour la paix sous le leadership de Faustin-Archange Touadéra, appelant la population du sud-est au calme et à la vigilance. Mais qui dirige vraiment ? Wagner a procédé à l’arrestation, transféré Zamparini aux autorités, et dicté les communiqués. Les FACA ne sont que des figurants.
L’AAKG accuse Wagner de tentatives d’extermination contre les Azandé, et le gouvernement ferme les yeux. Cet appel au calme sonne creux quand les mercenaires russes imposent leur loi, réprimant les civils pour un couloir de transhumance refusé par la communauté. Maxime Balalu, en signant cela, expose son incompétence : un porte-parole qui ment ouvertement pour couvrir l’emprise étrangère, au détriment de la souveraineté et de la sécurité des Centrafricains.
Ce que la libération rapide dit de tout le reste
La libération rapide de Zamparini après le démenti de l’AAKG prouve l’absence totale de fondement de toutes ces accusations. Maxime Balalu et le ministère de la Défense se discréditent en relayant la propagande de Wagner sans la moindre vérification. Le gouvernement doit cesser cette comédie, libérer le collaborateur centrafricain arrêté, et reprendre le contrôle de sa sécurité sans mercenaires. Le CNC continuera à exposer ces mensonges pour défendre la vérité.
Alain Nzilo
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