Le capitaine Demba, régisseur pro-Wagner du Camp de Roux, claque la porte au nez des imams et des abbés venus prier avec les détenus

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Le capitaine Demba, régisseur pro-Wagner du Camp de Roux, claque la porte au nez des imams et des abbés venus prier avec les détenus

 

Le capitaine Demba, régisseur pro-Wagner du Camp de Roux, claque la porte au nez des imams et des abbés venus prier avec les détenus
Dans une cellule de la prison de Ngaragba. CopyrightCNC

 

Rédigé le 23 février 2026 .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis sa nomination comme régisseur de la maison carcérale du Camp de Roux, le capitaine de gendarmerie Demba a posé ses marques d’une façon qui a mis le feu aux poudres au sein de l’établissement. Ancien aide de camp du fils de l’ex-président Francis Bozizé, cet homme n’a pas tardé à montrer de quel bois il se chauffe.

 

Pour comprendre les faits, il faut des exemples concrets. Le vendredi dernier, un imam de la mosquée de Bangui s’est présenté pour conduire la prière du vendredi auprès des détenus musulmans, comme cela se faisait auparavant. Il a été reconduit dehors sans ménagement par ce gendarme. Le lendemain, samedi et le dimanche, des abbés catholiques sont venus à leur tour pour accomplir leur mission spirituelle habituelle. Même accueil, même résultat : mis à la porte.

 

Ce qui rend l’affaire encore plus étonnante, c’est qu’une autorisation émanant du ministère de la Justice, visée par la Direction de l’Administration Pénitentiaire, couvrait pourtant ces visites religieuses chaque semaine. Mais quand on lui a brandi ce document, le capitaine Demba a répondu qu’il ne connaissait ni ministre ni DAP, et qu’il ne rendait compte qu’à son état-major de la gendarmerie.

 

Et ce n’est pas tout! Au-delà du religieux, les détenus se retrouvent privés d’autres choses élémentaires. Le charbon pour la cuisson des repas a été interdit, les visites des proches ont été coupées, et plusieurs autres droits usuels ont été supprimés d’un trait de plume. La tension monte dans les cellules, et les prisonniers, excédés, ne cachent plus leur colère.

 

Ce qui alimente les interrogations autour du personnage, c’est son affichage ouvert de sympathie envers le groupe Wagner. Dans son entourage, il ne se gêne pas pour laisser entendre que si Wagner venait à prendre le pouvoir en Centrafrique, ce serait pour le mieux. Des propos qui, dans la bouche d’un homme en charge d’une prison de la capitale, laissent beaucoup de monde sans voix.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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