Nana-Mambéré : Panique à Niem après le braquage d’une boutique par les mercenaires russes
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Par : la rédaction de ,
Ce lundi 22 juin 2026, les mercenaires russes du groupe Wagner sont revenus à Niem. Au quartier Hôpital, ils ont braqué un boutiquier, provoquant une panique totale dans ce quartier.
Un braquage au cœur de la commune d’élevage
La commune d’élevage de Niem, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré, subit une fois de plus la loi des armes. Ce lundi, la présence des mercenaires russes du groupe Wagner dans le secteur de l’Hôpital a immédiatement figé l’activité locale. Sans aucune sommation, ces hommes armés ont investi une boutique de quartier. Sous la menace directe de leurs armes, ils ont exigé du propriétaire qu’il leur remette l’intégralité de sa caisse ainsi que ses stocks de marchandises.
À distance de sécurité, les habitants ont assisté, impuissants, au braquage du propriétaire du commerce. La peur d’éventuelles représailles a paralysé les témoins, contraints de voir les mercenaires charger leur butin avant de quitter les lieux. Pour la population de Niem, cet incident n’est pas l’unique acte de braquage que le propriétaire dudit commerce a été la cible des Wagner.
En outre, la MINUSCA, de son côté, est perçue sur place par la population comme totalement impuissante, incapable d’interposer ses forces pour protéger les civils et leurs biens.
Le double jeu diplomatique entre Moscou et l’Occident
Pendant que les civils de la Nana-Mambéré subissent ces rackets de plein fouet, la situation prend une tournure radicalement différente sur la scène internationale. Au Conseil de sécurité des Nations unies, la République centrafricaine est aujourd’hui le théâtre d’un bras de fer géopolitique acharné où la Russie et les puissances occidentales se disputent l’influence sur le pays.
Lors des sessions officielles du mardi dernier, le représentant de la Fédération de Russie n’hésite pas à revendiquer la pacification totale du territoire, affirmant que le partenariat de la RCA avec son pays assure une sécurisation stricte des frontières.
Ce discours officiel, qualifié de mythomanie par les observateurs au vu des pillages constants sur le terrain, se heurte aux dénonciations régulières des Occidentaux qui pointent du doigt les violations des droits humains et l’exploitation des ressources. Alors que la guerre d’influence fait rage dans les bureaux de l’ONU, les populations de l’arrière-pays, comme celles de Niem, restent les premières victimes de cette insécurité non maîtrisée.
Par Martial Passi
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