Centrafrique : Touadéra resserre l’étau autour de Koyambonou et de Mazette à regagner l’UFDO

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Les centrafricains ont assisté à une scène spectaculaire ce samedi 8 février à la nouvelle étape dans la réorganisation des forces politiques satellites du MCU à Bangui. À l’issue d’une réunion organisée par monsieur Kparekouti, et sur décision de Baba Kongoboro, deux factions dissidentes du MLPC, celle de l’ancien Premier ministre Jean-Édouard Koyambonou et celle de Jackson Mazette, ont réintégré l’Union des Forces Démocratiques de l’Opposition (UFDO), une coalition politique créée en coulisse par la présidence. Cette manœuvre s’inscrit dans la stratégie du président Touadéra de consolidation de ses forces politiques satellitaires.
En effet, selon nos informations, Le président Faustin Archange Touadéra, manipulateur des manipulateurs, a organisé ce ralliement il y a plus d’un mois lors d’une rencontre avec ses marionnettes à la présidence de la République. Jean-Édouard Koyambonou, ancien Premier ministre devenu conseiller présidentiel, et Jackson Mazette, ex-troisième vice-président du MLPC, y ont reçu des directives claires du Président Touadera concernant leur intégration à l’UFDO.
Cette coalition de l’UFDO, présentée officiellement comme une force d’opposition, opère en réalité comme le MCU en miniature au service du pouvoir.
Rappelons que l’UFDO a récemment connu des changements à sa tête : Aurélien Simplice Zingas, actuel ministre de l’Éducation Nationale, a dû céder la présidence de l’UFDO à Kparekouti après avoir refusé d’appliquer le principe de rotation semestrielle de la présidence. Ce même principe avait d’ailleurs motivé le départ temporaire de la faction MLPC-CO de Jean-Édouard Koyambonou.
Pour être clair, le “MLPC courant originel” se trouve désormais divisé en deux groupes distincts. La faction de Koyambonou, qui ne compte que trois membres actifs, retourne donc à l’UFDO. En parallèle, sous la pression de Touadera sur Mbaïkoua, la faction MLPC-CO d’Etienne MALEKOUDOU , réduit à deux personnes, s’apprête quant à elle à rejoindre la coalition Béoko, autre structure politique créée en 2020 pour soutenir le président Faustin-Archange Touadera. Quant au groupe maléfique créé de toute pièce par Mazette, il se limite à six ou sept personnes, principalement des membres de sa famille, dont son fils métisse, un gros consommateur de chanvre indien qu’il l’a nommé secrétaire général de ce MLPC fantoche.
Ainsi, ce samedi 8 février 2025, monsieur Kparekouti, nouveau président de l’UFDO, a reçu, discrètement en réunion, Mazette et Koyambonou pour finaliser leur réintégration dans la coalition. Cette rencontre marque l’aboutissement des directives présidentielles visant à restructurer les forces politiques alignées sur le pouvoir en vue des Élections prochaines.
Ces manœuvres contrastent nettement avec la situation du MLPC authentique de Martin Ziguélé qui maintient une solide implantation populaire dans tout le pays. Le parti a d’ailleurs engagé depuis plusieurs moi des procédures judiciaires pour protéger son logo de l’utilisation par ces groupes dissidents, ainsi que leur dernière attaque sur le terrain Marabéna, propriété du MLPC, mais la justice n’a toujours pas statué sur cette requête.
Cette réorganisation des forces politiques satellites intervient dans un contexte de renforcement continu du pouvoir présidentiel, particulièrement depuis la promulgation de la nouvelle Constitution le 30 août 2023. Ce texte permet désormais à Touadéra de briguer un nombre illimité de mandats et élargit considérablement ses prérogatives présidentielles.
Les observateurs de la vie politique centrafricaine notent que cette stratégie de regroupement des forces politiques satellites sous la bannière de l’UFDO vise à créer l’illusion d’une opposition structurée, tout en affaiblissant les véritables forces d’opposition comme le MLPC authentique de Ziguélé.
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![Le MCU, usine à faux diplômes : comment le parti au pouvoir fabrique ses députés avec des faux documents TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE à Kabo : le mensonge de trop pour une députée au diplôme douteux Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC La députée sortante de Kabo, TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, cumule les casseroles : faux diplôme de droit et mensonges publics devant la population lors de la journée du 8 mars. En effet, le 8 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale des femmes, le gouvernement a acheminé des kits alimentaires fournis par des organisations humanitaires à la population de Kabo, une localité de la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la Centrafrique. Mais madame TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE, députée sortante de cette circonscription, a accompagné la livraison. Jusque-là, rien d’inhabituel. C’est ce qui s’est passé ensuite qui a retenu l’attention. Devant les habitants rassemblés, l’élue a pris la parole pour affirmer que c’est elle qui avait financé et organisé la distribution pour les femmes de Kabo. Elle s’est présentée comme la généreuse pourvoyeuse de ces vivres, comme si le gouvernement qui est l’auteur de ces kits n’existait pas. Seulement, des membres de sa propre délégation ont pris la parole aussitôt pour rectifier les faits, rappelant publiquement que ces kits venaient de l’État. Toutefois, l’incident aurait pu s’arrêter là. Mais cette histoire remet en mémoire un autre dossier qui colle à TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE depuis quelques mois : celui de son diplôme de capacité en droit, déclaré lors de sa candidature et contesté par plusieurs sources, qui le qualifient de document fabriqué dans les quartiers à Miskine, à l’université de Daniel Nzéwé. Dans un pays où 35 députés sortants ont été ajoutés aux listes du baccalauréat 2025 sans avoir passé le moindre examen, la question du diplôme de l’élue de Kabo s’inscrit dans un tableau plus large. Ce qui interpelle davantage, c’est l’arithmétique simple que la population de Kabo est en droit de faire. Pendant cinq ans, TOHOMAN CHANTAL MERVEILLE a perçu une indemnité mensuelle de trois millions de francs CFA, soit bien au-delà du salaire ordinaire d’un fonctionnaire centrafricain. Au bout du compte, aucun bilan tangible, aucune réalisation visible. Et c’est précisément à l’approche du nouveau scrutin, après l’invalidation des législatives du 28 décembre par le Conseil constitutionnel, qu’elle choisit de se montrer à Kabo, les mains chargées de vivres qui ne lui appartiennent pas. Par Crépin Zarami Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](http://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/03/merveille-la-depute-sans-bac-de-kabo-illetree-218x150.webp)

