Touadera, on ne développe pas un pays avec des discours mensongers ou de la prière satanique : Regardez comment les dirigeants chinois développent leur pays

Rédigé le 10 février 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Pendant que la Chine sortait des centaines de millions de personnes de la pauvreté par la science et le travail, certains dirigeants croient encore qu’on bâtit une nation avec de beaux discours et la prière satanique.
Souvenez-vous, il y a 50 ans, 90 % des Chinois vivaient dans une pauvreté presque médiévale. Ce n’est pas une figure de style, c’est la Banque mondiale qui le dit.
La Chine de 1978 était un pays où la majorité de la population vivait avec moins de 2 dollars par jour. Aujourd’hui, ce chiffre est tombé à moins de 1 %. Et ce retournement n’a pas été obtenu par miracle, ni par nuits de prières collectives, ni par la multiplication des temples. Ils ont vaincu la misère avec méthode, discipline, et surtout connaissance scientifique de leurs propres défis.
Le premier secret : L’éducation d’abord, l’idéologie après
Quand Deng Xiaoping prend les commandes en 1978, il dit une phrase simple : « Peu importe que le chat soit blanc ou noir, l’essentiel est qu’il attrape les souris. » Cette phrase est une gifle à ceux qui sacralisaient l’idéologie au-dessus de l’efficacité. Les Chinois ont compris qu’un peuple ne sort pas de la pauvreté avec des discours, mais avec des compétences techniques.
En 1980, dans le petit village de Xiaogang, 18 paysans signent en secret un contrat pour gérer leurs terres comme des entrepreneurs privés. À l’époque, c’était presque un crime contre l’État. Mais en un an, leur production de grain dépasse celle des dix années précédentes réunies. Deng Xiaoping prend cette expérience clandestine et en fait une réforme nationale.
Deuxième secret : Les zones économiques spéciales et la science des tests
La Chine n’a pas transformé tout son pays d’un coup. Elle a d’abord testé ses idées dans des laboratoires territoriaux qu’on appelle Zones Économiques Spéciales (ZES).
Shenzhen, en 1980, ce n’était qu’un village de pêcheurs avec moins de 30 000 habitants. Aujourd’hui, c’est une ville de plus de 18 millions d’habitants, et le siège de Huawei, BYD et Tencent. La croissance de Shenzhen n’est pas un miracle. C’est un prototype, un test scientifique : « Si ça marche ici, on étend. Si ça échoue, on corrige. » C’est exactement ce que fait un ingénieur en laboratoire.
Troisième secret : L’industrialisation avant la consommation
L’Afrique veut souvent commencer par la consommation. Téléphones, motos, habits.
La Chine a fait l’inverse. Elle a exporté avant de consommer. Dans les années 1980, la possession d’un vélo ou d’une télévision était un luxe en Chine. Mais les usines fabriquaient déjà pour le monde entier. Vêtements, jouets, appareils simples. L’argent venait de l’extérieur, la valeur ajoutée restait à l’intérieur.
4. Quatrième secret : Les infrastructures comme colonne vertébrale
On ne combat pas la pauvreté avec de longues prières, mais avec des routes, des ports, des rails, et l’électricité accessible.
Entre 1990 et 2020, la Chine a construit plus de 140 000 km d’autoroutes (deux fois le réseau des États-Unis) et plus de 40 000 km de lignes de train à grande vitesse, soit 70 % du réseau mondial.
Quand un paysan peut amener son produit au marché en 30 minutes au lieu de 5 heures, ce n’est pas un miracle, c’est de l’ingénierie économique.
5. Cinquième secret : La discipline collective
Quand un gouvernement chinois dit qu’un chantier doit finir en 10 jours, il finit en 10 jours. Pas parce qu’ils sont plus intelligents, mais parce qu’ils ont une culture du devoir collectif que nous avons perdue chez nous.
L’exemple que je donne ici, c’est l’hôpital construit en 10 jours à Wuhan (2020) lors du COVID. Plus de 7 000 ouvriers mobilisés jour et nuit, sans pause, avec rotation parfaite. Résultat, un hôpital opérationnel pendant que dans nos pays, un simple bâtiment administratif ou amphithéâtre universitaire met quatre ans et parfois ne finit jamais.
Pendant ce temps, à Bangui, en République Centrafricaine… Touadéra fait tout à fait le contraire. Il fait des discours pour que le pays se développe, alors que le pays est en retard de plus de 50 ans. Il fait des discours alors que dans la réalité, rien. Il rassemble les gens, il fait des prières. C’est de la mythomanie.
Bref, la pauvreté n’est pas une malédiction Les Chinois ont vaincu la misère sans prière, mais pas sans morale. Leur morale, c’est le travail, la discipline, l’organisation collective, la science, l’audace d’essayer et le courage de corriger.
Par Brahim Sallé
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