Séminaire conjoint gouvernement-ONU sur l’approvisionnement local en Centrafrique : Vers un renforcement de l’entrepreneuriat national

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Le gouvernement centrafricain et les Nations unies, à travers la MINUSCA, ont lancé un séminaire conjoint sur la promotion de l’approvisionnement local au profit des entreprises centrafricaines. Cette initiative vise à encourager l’entrepreneuriat national et à faire du secteur privé un levier essentiel pour booster l’économie du pays. Le séminaire, prévu pour ce jour du 16 avril, s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par les autorités et la MINUSCA pour intégrer les entreprises locales dans les chaînes d’approvisionnement des institutions internationales présentes en RCA.
Une collaboration pour soutenir les PME centrafricaines
Lors d’une rencontre préparatoire ce mardi 15 avril, le Premier ministre Félix Moloua a échangé avec la cheffe de la MINUSCA, Valentine Rugwabiza, accompagnée de Mohamed Ag Ayouba, représentant spécial adjoint et coordonnateur humanitaire. L’objectif de ce séminaire est de renforcer la collaboration entre le secteur privé centrafricain et les acteurs internationaux, afin d’augmenter les achats locaux tout en créant des emplois.
Valentine Rugwabiza a souligné l’importance de cette initiative : « Nous avons discuté du premier séminaire conjoint entre le gouvernement et les Nations unies, y compris la MINUSCA. L’objectif est de travailler avec le secteur privé pour encourager les approvisionnements et les achats locaux. Il y a déjà des achats locaux effectués par les Nations unies, mais nous voulons les amplifier pour tirer profit des avancées sécuritaires et socio-économiques ».
Relancer l’économie par les entreprises locales
Le gouvernement centrafricain entend faire du marché national un pilier stratégique dans l’exécution des plans d’approvisionnement, notamment ceux de la MINUSCA. En misant sur les PME, les autorités espèrent réduire la dépendance aux importations et stimuler la production nationale. Ce séminaire marque une étape clé dans la politique économique du pays, qui cherche à capitaliser sur la stabilisation relative de certaines régions pour relancer les activités commerciales et industrielles.
Les défis à relever
Malgré les progrès, des obstacles persistent, notamment le manque de structuration des entreprises centrafricaines et les difficultés d’accès aux financements. Toutefois, ce partenariat avec l’ONU pourrait ouvrir de nouvelles opportunités pour les entrepreneurs centrafricains, en leur offrant un accès privilégié aux marchés publics et aux appels d’offres internationaux.
En un mot, ce séminaire représente une avancée majeure pour l’économie centrafricaine. Si les engagements se concrétisent, il pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour l’entrepreneuriat centrafricain, contribuant ainsi à la relance économique et à la création d’emplois durables….
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![Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté Danse des vampires ou protection réelle ? Le ministre du Commerce parle de labo et de normes pendant que les jeunes tombent sur les routes avec les sachets d’alcool frelaté* Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Pendant que le monde entier marque la Journée mondiale des droits des consommateurs ce 15 mars sous le thème « Des produits sûrs, des consommateurs confiants », la Centrafrique a vécu une célébration presque invisible. Aucune activité officielle n’a été organisée sur le terrain. Seul le ministre du Commerce et de l’Industrie, Maître Thierry Patrick Akoloza, a sorti un discours pour rappeler que l’État veut protéger les citoyens contre les produits de mauvaise qualité. Le ministre a listé une série de bonnes intentions : renforcer les textes de loi, améliorer le contrôle des marchandises qui arrivent sur le marché, trouver de l’argent pour construire enfin un laboratoire de référence, créer le Bureau centrafricain de normes, lutter contre les pratiques commerciales déloyales, promouvoir la métrologie légale pour que les balances et les mesures soient justes, et garder le contact avec les associations de consommateurs. Il a aussi demandé aux Centrafricains de rester vigilants, de connaître leurs droits et de porter plainte quand quelque chose ne va pas. Jusque-là, on pourrait applaudir. Sauf que sur le terrain, le quotidien raconte une autre histoire. Chez nous, on produit très peu de choses transformées. La plupart des biens de consommation courante viennent de l’extérieur, et personne ne peut vraiment vérifier leur qualité. Pas de laboratoire fiable, pas de contrôles systématiques aux frontières, pas de résultats publics. On nous parle de « normes » et de « réglementation », mais les étals et les boutiques regorgent de produits dont on ignore tout : date de péremption douteuse, composition cachée, emballages abîmés. Et le cas le plus criant reste celui de l’alcool frelaté produit sur place par Wagner. Au PK 26, sur la route de Boali, une usine tourne à plein régime. Elle appartient au groupe Wagner et fabrique localement la marque Africa Ti L’Or. Officiellement présentée comme une bière, cette boisson est en réalité un mélange de vodka, d’eau et de citron, souvent coupé avec des substances douteuses. La même structure produit aussi des petits sachets d’alcool frelaté, vendus à 100, 150 ou 200 francs CFA – avec des degrés qui montent parfois à 40, 80, voire 120 %. Ces pochettes plastiques inondent les rues, les marchés et les bars de Bangui et de l’intérieur du pays. Le gouvernement a pourtant pris un arrêté qui interdit formellement la production, l’importation et la vente de ces alcools en sachet, jugés dangereux pour la santé. Mais dans les faits, les services de l’État préfèrent s’attaquer aux cargaisons venues du Cameroun ou du Nigeria, pendant que la production locale de Wagner continue sans aucun contrôle indépendant. Personne ne peut entrer dans cette usine pour vérifier la qualité, les ingrédients ou le degré réel d’alcool. Résultat : les jeunes consomment massivement ces mixtures, les accidents de la route se multiplient, les cas d’empoisonnement et de dépendance explosent, et les autorités ferment les yeux. Ce n’est pas tout. Dans les magasins tenus par certains commerçants libanais, on trouve régulièrement du poisson avarié, de la viande pourrie ou du poulet impropre à la consommation. Ces produits sont récupérés, reconditionnés et remis en vente. Les agents censés faire les contrôles passent souvent leur chemin : les bakchichs font leur effet. L’État dit manquer de moyens pour vérifier quoi que ce soit, mais il semble en trouver quand il s’agit de protéger certains intérêts. Les consommateurs centrafricains ne demandent pas des promesses supplémentaires. Ils veulent du concret : des contrôles réels aux points d’entrée et dans les usines installées sur le territoire, un laboratoire qui fonctionne vraiment, des sanctions contre ceux qui inondent le pays avec des produits dangereux, et surtout la fin de cette tolérance à sens unique sur les sachets d’alcool frelaté produits localement. Tant que ces petites pochettes continueront à circuler librement, que les étals resteront remplis de marchandises pourries ou non vérifiées, et que certaines usines resteront intouchables, les beaux discours du 15 mars ressembleront plus à une danse rituelle qu’à une vraie volonté de protéger le sang des Centrafricains. Le gouvernement doit passer des mots aux gestes. Sinon, cette « protection des consommateurs » restera une belle déclaration que personne ne sent dans sa vie quotidienne. Les jeunes qui tombent sur les routes après avoir bu ces mixtures, les familles qui achètent des produits douteux sans pouvoir les contrôler, méritent mieux que des listes d’intentions. Ils méritent des actes. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Thierry-Patrick-Akoloza-en-Pleine-Emission-a-la-Radio-Ndeke-Luka-218x150.jpg)

