Pour le politicien Mathurin Bengué Bossin, l’ingratitude de Touadéra confirmée par les cas de l’ancien Président François Bozizé et Karim Meckassoua

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Pour le politicien Mathurin Bengué Bossin, l’ingratitude de Touadéra confirmée par les cas de l’ancien Président François Bozizé et Karim Meckassoua

 

Pour le politicien Mathurin Bengué Bossin, l’ingratitude de Touadéra confirmée par les cas de l’ancien Président François Bozizé et Karim Meckassoua
monsieur Mouammar Bengué-Bossin , de son vrai nom Mathurin Bengué Bossin

 

Rédigé le 09 février 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Mathurin Bengué Bossin décrit l’exil et les condamnations de François Bozizé par la cour criminelle de Bangui et d’Abdou Karim Meckassoua comme l’expression la plus nette de l’ingratitude du dictateur Faustin-Archange Touadera. Selon lui, ces deux hommes, qui ont contribué à l’émergence de Baba Kongoboro, ont été écartés une fois que le mathématicien de Boy-Rabe consolide son pouvoir.

 

Une trajectoire qui interroge.

 

Dans sa déclaration, Mathurin Bengué Bossin revient d’abord sur le parcours politique de Faustin-Archange Touadéra. Il rappelle que l’actuel président n’était ni militant, ni chef de parti, ni figure politique reconnue avant son entrée dans les cercles du pouvoir. Son ascension s’est faite par cooptation, dans un contexte institutionnel précis.

 

C’est dans ce cadre qu’intervient François Bozizé. Selon Bengué Bossin, l’ancien président a joué un rôle central en nommant Touadéra Premier ministre et en le maintenant à ce poste pendant cinq années, malgré l’absence de base politique propre. Cette protection aurait permis à Touadéra d’acquérir une visibilité nationale décisive.

 

Mais le retournement est spectaculaire.

 

Une fois le pouvoir consolidé, François Bozizé se retrouve contraint à l’exil, puis condamné à la réclusion à perpétuité par la cour criminelle de la capitale. Pour Bengué Bossin, cette évolution ne relève pas d’un simple conflit politique. Elle incarne une rupture morale profonde entre un mentor et son ancien protégé.

 

Pourtant, le même schéma se répète.

 

Abdou Karim Meckassoua est cité comme un autre exemple emblématique. Mathurin Bengué Bossin rappelle que Meckassoua a été à l’origine de la nomination de Touadéra comme recteur de l’Université de Bangui, étape déterminante dans sa reconnaissance institutionnelle. C’est à partir de là que Touadéra sera repéré et promu au plus haut niveau de l’État.

 

Pourtant, aujourd’hui, Meckassoua vit en exil et fait lui aussi l’objet d’une condamnation à perpétuité. Bengué Bossin y voit une logique constante : l’élimination politique de ceux qui ont contribué à l’ascension du chef de l’État, dès lors qu’ils deviennent des figures autonomes.

 

En plus, avec un mode de gouvernance assumé.

 

Selon l’auteur de la déclaration, cette ingratitude n’est pas une exception. Elle s’inscrit dans une pratique du pouvoir fondée sur la neutralisation des anciens alliés devenus encombrants. Le passé n’est plus un capital politique, mais un risque à effacer.

 

Dans ce contexte, Bengué Bossin parle d’un climat de méfiance généralisée au sommet de l’État. Il estime que cette manière de gouverner alimente l’exil politique, affaiblit les institutions et installe une peur durable dans la classe dirigeante.

 

Une lecture politique lourde de conséquences.

 

Pour Mathurin Bengué Bossin, les cas Bozizé et Meckassoua ne sont pas rares. Ils montre une conception du pouvoir où la loyauté passée ne protège plus, et où l’histoire personnelle est effacée au profit d’un contrôle absolu. Une pratique qui, selon lui, éclaire la nature du régime en place à la veille du scrutin.

 

Par Anselme Mbata

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