Nouveau scandale à l’Autorité nationale des élections : la directrice du service informatique au cœur d’un géant trafic et place l’ANE dans une situation terrible

Rédigé le 28 janvier 2026 .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’Autorité nationale des élections connaît une crise inédite. La directrice du service informatique, déjà impliquée dans des affaires douteuses il y’a quelques mois, se retrouve cette fois accusée de manipulations massives lors du scrutin du 28 décembre dernier.
Les faits sont d’une gravité exceptionnelle. Selon les commissaires électoraux qui ont pris la dame les mains dans le sac, Cette responsable informatique de l’ANE aurait attribué frauduleusement des voix à plusieurs candidats aux législatives, gonflant artificiellement leurs scores sans aucun fondement dans les procès-verbaux. Des candidats ayant obtenu peu de suffrages se sont ainsi retrouvés élus dès le premier tour, alors que les documents détenus par les commissaires électoraux contredisent formellement les résultats informatiques.
Devant cette dérive, l’ensemble des commissaires s’est réuni en urgence. Leur décision a été unanime et ferme : la directrice de l’informatique devait être révoquée immédiatement. Le président de l’ANE a d’abord accueilli favorablement cette recommandation et validé le licenciement avec une rapidité inhabituelle.
Pourtant, un retournement inattendu s’est produit. Le dictateur de Bangui Baba Kongoboro en personne a contacté le président de l’ANE pour bloquer cette révocation. La directrice incriminée conserve aujourd’hui son poste, malgré la gravité des accusations et la volonté unanime des commissaires électoraux.
Cette protection présidentielle trouve son explication dans des relations personnelles équivoques. La directrice de l’informatique, bien que mariée, entretient une liaison avec Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Ce ex-chef milicien Anti-balaka Évariste Ngamana lui loue même une maison à Bimbo, dans la périphérie sud-ouest de la capitale.
Or, auparavant, le président de l’ANE avait lui-même tenté de draguer cette femme, sans succès. La directrice a préféré l’alliance avec Ngamana, créant ainsi une rivalité avec l’ex-milicien Anti-Balaka. Et lorsque le scandale électoral a éclaté, le président de l’ANE y a vu l’occasion de régler ses comptes personnels en approuvant rapidement la radiation de la directrice.
Mais le dictateur de Bangui Baba Kongoboro a déjoué cette manœuvre. Son intervention protège la directrice malgré les preuves de fraude accumulées contre elle.
Les partenaires internationaux, notamment la MINUSCA et le PNUD, connaissent parfaitement la situation.
Ces organisations choisissent néanmoins le silence. Leur stratégie consiste à maintenir leur présence dans le pays pour continuer à percevoir les millions de francs CFA de salaires versés mensuellement par les Nations Unies. Elles ferment les yeux sur la corruption généralisée et cautionnent tacitement un régime aux pratiques contestables afin de produire un faux rapports aux nations-unies que tout va bien.
La directrice de l’informatique, quant à elle, demeure donc en fonction. Les résultats truqués du 28 décembre restent en vigueur. Les candidats illégitimement élus vont devoir affronter le conseil constitutionnel, tandis que les véritables gagnants, de leur côté, tentent de saisir le conseil.
Par Brahim Sallé
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