Les coulisses agitées du Conseil constitutionnel avant le verdict électoral des législatives

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À quelques jours du prononcé définitif sur les résultats législatifs, les manœuvres d’influence battent leur plein auprès des juges du Conseil constitutionnel.
Exactement comme lors de l’élection présidentielle du 19 janvier dernier, validée par cette même institution dans des circonstances frauduleuse, c’est maintenant au tour du scrutin législatif de passer sous l’examen de ses juges. Quelques jours après que l’autorité nationale des Élections a rendu ses premières conclusions, le Conseil s’apprête à entériner la liste des députés élus dès le premier tour et à désigner ceux qui s’affronteront au second. Pendant ce temps, l’argent circule et les pressions s’intensifient dans l’ombre.
Avant d’aller plus loin, précisons qu’il s’agit là du premier volet d’une enquête qui en comptera deux. Dans cet épisode initial, nous dévoilons l’identité du principal acteur de ces tractations, celui qui tire les ficelles en personne. Malgré l’annonce par l’autorité électorale de cinquante sièges remportés au premier tour par le parti gouvernemental, auxquels s’ajoutent une dizaine d’élus issus de formations satellites alliées, l’appétit du pouvoir demeure inassouvi.
L’objectif affiché consiste à obtenir une Assemblée nationale monochrome dans sa totalité. Certes, la domination actuelle est déjà écrasante, mais il s’agit d’aller jusqu’au bout, d’éliminer toute trace d’opposition. C’est dans cette optique que le président en personne a décroché son téléphone pour joindre le patron du Conseil constitutionnel, qui n’est autre que son oncle, monsieur Jean-Pierre Wabouhi.
Lors de cet échange téléphonique, le dictateur de Bangui a exposé son problème : tous les candidats du parti MCU. risquent d’être écartés, ainsi que leurs alliés, ce qui compliquerait son action future. Comment gouverner efficacement sans une majorité écrasante à l’Assemblée, a-t-il expliqué à son parent ? Le message était limpide : il fallait valider massivement les victoires du camp présidentiel.
Pour y parvenir, certains bureaux de vote devront être invalidés, notamment ceux où des candidats indépendants considérés de l’opposition ont obtenu de bons résultats. L’annulation ciblée de ces scrutins permettrait de basculer plusieurs circonscriptions en faveur des candidats du pouvoir. Telle est la stratégie que le président a développée auprès du Conseil constitutionnel, par l’intermédiaire de son oncle.
Parallèlement à ces démarches présidentielles, d’autres offensives se déploient dans les bureaux du conseil constitutionnel. Des émissaires vont et viennent, porteurs de propositions variées destinées à influencer les décisions à venir. Ces batailles parallèles feront l’objet de notre prochain article sur CNC
Par Alain Nzilo
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC




