
À Dakar, le 20 janvier 2026, une marée verte et jaune a submergé la capitale sénégalaise. Des dizaines de milliers de Sénégalais, du nourrisson porté sur les épaules au grand-père drapé dans le drapeau national, ont envahi les artères de la ville pour célébrer une victoire aussi intense qu’inattendue. Deux jours après avoir remporté la CAN au Maroc dans une finale polémique, les Lions de la Teranga sont rentrés en héros.
L’onde de choc festive sur l’économie et l’unité nationale
L’explosion de joie qui a suivi la victoire a été immédiate, massive et économiquement significative. Dès l’annonce du résultat, les rues de Dakar se sont remplies d’un flot humain ininterrompu pendant plus de 48 heures. Les estimations des forces de l’ordre et des médias locaux font état de près de 500 000 personnes alignées sur le parcours de la parade du 20 janvier. Cette ferveur a même dépassé les frontières sénégalaises. À travers toute l’Afrique centrale et de l’Ouest, des scènes de liesse ont été observées, notamment au Cameroun, où la finale a captivé des millions de téléspectateurs.
Bars, quartiers populaires et plateformes de divertissement, y compris celles liées au loto cameroun, ont enregistré une affluence exceptionnelle. Une preuve que les grandes affiches de la CAN dépassent largement le cadre sportif pour devenir de véritables événements sociaux. Les ventes de produits dérivés (maillots, drapeaux, accessoires aux couleurs nationales) ont connu un pic estimé à +300% par rapport à une semaine normale. Les commerces de restauration et les vendeurs ambulants le long du parcours ont réalisé des chiffres d’affaires record.
Une conquête titanesque lors d’une finale historique
L’équipe sénégalaise a su résister à une pression offensive marocaine conséquente, avec seulement 42% de possession en moyenne sur le tournoi. Leur défense, pilotée par un Kalidou Koulibaly impérial, a été la plus solide de la compétition, pour seulement 3 buts encaissés en 7 matchs, soit une moyenne de 0,43 but par match. À la 93e minute, l’arbitre Jean-Jacques Ndala, sur intervention de la VAR, a sifflé un penalty contestable en faveur du Maroc.
Dans un mouvement de colère rarement vu à ce niveau, l’ensemble de l’équipe sénégalaise, estimant avoir été lésée par l’annulation d’un but légitime quelques minutes plus tôt, a quitté le terrain. Le gardien Édouard Mendy, resté impassible, a finalement repoussé la tentative de Brahim Diaz, offrant une seconde chance à ses coéquipiers, ramenés sur la pelouse par l’inflexible Sadio Mané. En prolongation, ils ont dominé les duels (58% de duels gagnés) et ont créé les occasions les plus claires avant de trouver la faille.
Des héros salués par la nation
La route vers la gloire a été semée d’embûches. En finale face au Maroc, pays hôte et grand favori, le Sénégal a livré un match d’une intensité tactique remarquable. La statistique la plus parlante reste le score final, arraché à la 112e minute par Pape Gueye, mais elle cache une bataille acharnée. L’avion spécial des champions a été accueilli par le président Bassirou Diomaye Faye et le premier ministre Ousmane Sonko.
La présence du président de la République à l’aéroport, puis au palais présidentiel pour une réception solennelle, inscrit cette victoire dans le récit national. Dans son discours, le président Faye a salué « l’abnégation, la discipline et le mental d’acier » d’une équipe qui « a porté haut les couleurs du Sénégal et de toute l’Afrique ». Au cœur de cette glorification, la figure de Sadio Mané a atteint un statut de légende vivante. À 33 ans, celui qui a remporté tous les trophées majeurs en club a enfin offert à son pays le titre continental tant désiré.




