En fuite depuis Ouanda-Djallé pour rejoindre Bangui, trois soldats FACA déserteurs capturés par Wagner ont frôlé la mort à Ouadda-Maïkaga

0
25

En fuite depuis Ouanda-Djallé pour rejoindre Bangui, trois soldats FACA déserteurs capturés par Wagner ont frôlé la mort à Ouadda-Maïkaga

 

En fuite depuis Ouanda-Djallé pour rejoindre Bangui, trois soldats FACA déserteurs capturés par Wagner ont frôlé la mort à Ouadda-Maïkaga
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Trois soldats de forces armées centrafricaines ont failli perdre la vie après avoir été interceptés et torturés par les mercenaires russes lors de leur tentative de désertion la semaine dernière.

 

Tout a commencé à Ouanda-Djallé où trois soldats des forces armées centrafricaines ont décidé d’abandonner leur poste sans autorisation de leur chef du détachement. Galérant de leur affectation dans cette localité éloignée, ils ont planifié leur fuite vers la capitale en toute discrétion. Un véhicule les attendait pour les conduire vers Bangui où ils comptaient se fondre dans l’anonymat.

 

Leur départ s’est déroulé sans encombre dans un premier temps. Les trois déserteurs ont quitté Ouanda-Djallé en pensant avoir pris suffisamment d’avance sur d’éventuelles recherches. Confiants dans leur plan, ils imaginaient déjà leur nouvelle vie loin de la discipline militaire et des conditions difficiles du terrain.

 

Mais leur parcours a pris une tournure cauchemardesque à Ouadda-Maïkaga. C’est à ce point de contrôle que le destin les a rattrapés de la pire des manières. Des mercenaires du groupe Wagner se sont positionnés justement dans le secteur ce jour-là.

 

Les Russes ont arrêté le véhicule pour un contrôle de routine. Interrogés sur leur destination, les trois soldats ont répondu qu’ils se rendaient à Bangui. Cette déclaration a immédiatement éveillé la méfiance des mercenaires qui ont exigé de voir leurs ordres de mission et leurs armes.

 

L’absence de documents officiels a rapidement trahi la véritable nature de leur voyage. Les hommes de Wagner ont alors compris qu’ils avaient affaire à des déserteurs en fuite. La réaction des mercenaires ne s’est pas fait attendre et elle a été d’une violence extrême.

 

Les trois militaires ont été sortis du véhicule sans ménagement. Privés de leurs armes qu’ils avaient laissées à leur poste d’affectation, ils se sont retrouvés complètement vulnérables. Les mercenaires russes ont alors commencé à les frapper avec une fureur déconcertante.

 

La correction administrée a été d’une rare intensité. Ces mêmes soldats qui quelques jours plus tôt n’hésitaient pas à malmener des civils désarmés sur les chantiers miniers de la zone, se sont retrouvés dans la position des enfants de 2 ans, même moins, puisque les enfants de 2 ans peuvent se défendre. Les coups pleuvaient de partout, transformant rapidement les trois hommes en femmes battues par leur mari.

 

L’un des trois soldats FACA déserteurs n’a pas supporté la violence des coups reçus. Son corps a lâché sous la douleur et il s’est effondré, victime d’un malaise de l’hernie. Voyant son état critique qui risquait de basculer vers le pire, les mercenaires ont finalement stoppé leur acharnement sur lui.

 

Les Russes ont alors pris la décision de le laisser partir vers Bangui pour qu’il reçoive des soins d’urgence. Mais pour les deux autres, le châtiment n’était pas terminé. Wagner leur a infligé une punition supplémentaire qui allait marquer durablement leur mémoire.

 

Les mercenaires leur ont ordonné de retourner à Ouanda-Djallé, mais à pied cette fois. Cette sentence équivalait à un véritable calvaire compte tenu de la distance à parcourir. Les deux soldats meurtris ont dû accepter sans dire un seul mot, encore sonnés par les coups reçus à leurs fesses.

 

Leur marche forcée a débuté dans un état physique déplorable. Le corps couvert d’ecchymoses et les membres douloureux, ils ont entamé les 170 kilomètres qui les séparaient de leur point de départ. Chaque pas était une souffrance, chaque kilomètre une épreuve supplémentaire à endurer.

 

La route sous le soleil a aggravé leur supplice. Sans eau ni nourriture, les deux hommes ont avancé péniblement sur l’axe reliant Ouadda-Maïkaga à Ouanda-Djallé. Leurs pieds ont rapidement développé des ampoules qui éclataient à chaque foulée, mais ils n’avaient d’autre choix que de continuer.

 

Après plusieurs jours de marche éprouvante, ils ont fini par atteindre le chantier Hassan. Ce site minier situé à 35 kilomètres de Ouanda-Djallé. L’endroit représentait pour eux un espoir de repos. Paradoxalement, c’était le même endroit où l’un de leurs collègues militaires avait récemment torturé un jeune travailleur.

 

Malgré les exactions commises par d’autres soldats sur ce chantier, les deux déserteurs ont sollicité l’aide des ouvriers présents. Épuisés et à bout de forces, ils ont demandé qu’on leur prête une moto pour couvrir les derniers kilomètres. Un jeune homme du chantier a accepté de les aider par compassion.

 

Ce geste de solidarité leur a permis de terminer leur périple dans des conditions moins pénibles. Ils sont finalement arrivés à Ouanda-Djallé dans la soirée du samedi 7 février​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Fin de l’histoire de ces trois femmes des Wagner à Ouanda-Djallé.

 

Par Moïse Banafio

CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE

Corbeaunews Centrafrique

Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

Rejoignez notre communauté

Chaine officielle du CNC

Invitation à suivre la chaine du CNC

CNC Groupe 3

CNC groupe 4

CNC groupe le Soleil

Note : les deux premiers groupes sont réservés  uniquement aux publications officielles du CNC