BEAC : Le personnel dénonce des crimes sexuels et détournements de fonds.  Saisine internationale imminente

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BEAC : Le personnel dénonce des crimes sexuels et détournements de fonds.  Saisine internationale imminente

 

 

BEAC : Le personnel dénonce des crimes sexuels et détournements de fonds.  Saisine internationale imminente
Yvon Sana Bangui

Rédigé le 08 février 2026 .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans un document de dénonciation exceptionnel, le personnel de la Banque des États de l’Afrique Centrale brise le silence et expose des faits graves.

 

Un réquisitoire de plusieurs dizaines de pages circule depuis le 1er février 2026 dans les milieux bancaires et médiatiques d’Afrique centrale. Les agents de la BEAC y accusent nommément leur Gouverneur, Sana Bangui, de tentative de viol, harcèlement sexuel et torture administrative. Cette alerte formelle adressée aux organes de gouvernance, à la presse régionale et aux organisations internationales marque une rupture totale avec l’omerta qui régnait jusqu’alors au sein de l’institution monétaire.

 

Le texte s’appuie sur le dernier rapport du Comité d’Audit qui impose explicitement la mise en place de mécanismes de lancement d’alerte. Les employés invoquent également la Convention de Merida des Nations Unies contre la corruption pour justifier leur démarche. Ils rappellent que l’Article 33 de ce texte protège explicitement les personnes qui communiquent des informations sur des actes de corruption ou d’abus de pouvoir.

 

La responsabilité du Ministre équato-guinéen Ebe Molina Ivan est particulièrement mise en cause. Président du Conseil d’Administration de la BEAC, il aurait transformé son mandat en une opération de protection mutuelle et d’impunité généralisée. Le personnel l’accuse d’avoir soutenu activement son prédécesseur Abbas Mahamat Tolli durant ce qui est décrit comme une gestion catastrophique de l’institution.

 

Cette alliance aurait permis la nomination controversée de Sana Bangui au poste de Gouverneur. Un pacte implicite se serait ainsi formé entre ces trois hommes, créant une chaîne de commandement dédiée à l’opacité et aux dérives managériales. Le Comité d’Audit, théoriquement chargé de contrôler le gouvernement de la Banque, se serait mué en simple instrument de validation automatique des décisions de la direction.

 

Les conflits d’intérêts du Gouverneur Sana Bangui sont exposés avec précision. Il revendiquerait publiquement des liens familiaux avec la Présidence centrafricaine, son oncle occupant ce poste. Il affirmerait également avoir contribué de manière déterminante à l’élection du Président gabonais actuel. Ces déclarations créeraient une confusion dangereuse entre l’institution monétaire régionale et des agendas électoraux nationaux.

 

Plus grave encore, Sana Bangui annoncerait régulièrement qu’il deviendra le prochain Président de la République centrafricaine, soit durant son mandat de Gouverneur, soit à son terme. Cette posture heurte frontalement le principe d’indépendance qui doit caractériser une banque centrale. Elle témoigne d’une vision personnelle du pouvoir totalement incompatible avec les fonctions exercées.

 

L’affaire Nguelle Obame illustre la mécanique dénoncée par le personnel. Michel Dzombala, membre du gouvernement de la BEAC, aurait agi sous la protection de Sana Bangui qui invoquait ses relations avec la Présidence gabonaise. Ensemble, ils auraient ignoré les recours de hauts responsables gabonais et violé les textes réglementaires de l’institution. Cette affaire démontrerait comment les parrainages politiques réels ou supposés servent à contourner les règles.

 

L’Article 47.7 des Statuts de la BEAC établit que le gouvernement de la Banque recrute, nomme et révoque collectivement l’ensemble du personnel. Cette disposition crée une responsabilité solidaire entre tous les membres de l’équipe dirigeante. Le silence des autres gouverneurs face aux dérives dénoncées ne peut donc être considéré comme une simple neutralité, mais constitue selon le personnel une complicité active.

 

Les accusations les plus lourdes concernent deux femmes agents d’origine équato-guinéenne. Mademoiselle Ayi Bacale Esperanza Ramona, informaticienne, aurait subi une tentative de viol de la part de Sana Bangui lorsqu’il dirigeait les systèmes d’information. Devant son refus, elle aurait été mutée de force vers Ebibeyin, zone isolée et dépourvue de plateau médical adapté.

 

Cette décision aurait été prise en connaissance parfaite de ses pathologies graves nécessitant un suivi médical constant. Son état de santé s’est dégradé au point de nécessiter une évacuation sanitaire d’urgence vers l’Afrique du Sud. Le personnel qualifie cet acte de mise en danger délibérée de la vie d’autrui, infraction pénale grave dans toutes les législations applicables.

 

Mademoiselle Susana Jones Lajay, également informaticienne, aurait connu un sort similaire. Elle aurait repoussé des avances sexuelles insistantes et des tentatives d’attouchements de Sana Bangui, alors son supérieur hiérarchique direct. Dès sa nomination comme Gouverneur, il aurait ordonné sa mutation punitive vers Malabo dans le but explicite de briser sa carrière et de la punir de son refus légitime.

 

Ces agissements violent directement plusieurs articles du Code de Déontologie de la BEAC. L’Article 16 impose neutralité et probité, l’Article 21 exige le respect de la dignité des personnes, l’Article 27 interdit le harcèlement moral et l’Article 28 prohibe le harcèlement sexuel. Le gouvernement de la Banque est d’autant plus tenu de respecter ces règles qu’elles s’appliquent prioritairement aux dirigeants.

 

Les procédures statutaires ont également été bafouées. L’Article 35 du Statut des agents impose que toute mutation d’un État à un autre soit notifiée trois mois à l’avance et fasse l’objet d’un avis du Directeur National concerné. Pour les deux femmes visées, la mutation a été notifiée le 30 août 2024 pour une prise de fonction le 1er octobre suivant, soit un délai d’un mois seulement.

 

Les infractions pénales caractérisant ces faits sont multiples. La tentative de viol est punie de dix ans d’emprisonnement dans plusieurs législations dont les législations française et américaine. Le harcèlement sexuel aggravé par abus d’autorité, la discrimination liée à l’état de santé et les violences volontaires constituent autant de qualifications applicables.

 

Au Cameroun, siège de la BEAC et lieu matériel de commission des infractions, l’Article 296 du Code Pénal sanctionne le viol et sa tentative. L’Article 302-1 punit le harcèlement sexuel commis par abus d’autorité. L’Article 228 réprime la mise en danger de la vie d’autrui. La loi N°92/007 portant Code du travail complète ce dispositif avec des dispositions spécifiques.

 

En Guinée Équatoriale, nationalité des victimes et lieu de punition administrative, la Ley 2/1990 protège contre les violences physiques et morales en milieu professionnel. Le Code Pénal équato-guinéen réprime les atteintes à l’intégrité sexuelle et l’abus d’autorité. En République centrafricaine, nationalité de l’auteur présumé, les Articles 116 et suivants sanctionnent les violences sexuelles et l’abus d’autorité.

 

Le principe de compétence personnelle active permet aux juridictions centrafricaines de poursuivre leurs ressortissants pour des crimes commis à l’étranger. En France, partenaire institutionnel de la BEAC, les Articles 222-33-2, 222-29 et 222-27-1 du Code pénal répriment la tentative de viol, le harcèlement sexuel et moral. Le Code du travail français complète ce dispositif aux Articles L1153-1 à L1153-6.

 

La responsabilité du Ministre Ebe Molina et de son compatriote Engonga Obiang, représentant la Guinée Équatoriale au gouvernement de la BEAC, est particulièrement engagée. Leur passivité alors qu’ils connaissaient ces faits constituerait une complicité par non-assistance à personne en danger. Le Code Pénal équato-guinéen sanctionne expressément l’omission du devoir de secours et l’omission du devoir d’empêcher des délits.

 

Les autres membres du gouvernement, Dzombala, Nsom, Djibrine et Lendjondjo, sont également visés. Leur participation aux représailles contre les deux femmes les rendrait complices au titre de l’Article 47.7 des Statuts qui établit leur responsabilité collective. Ils encourraient les mêmes peines que l’auteur principal des infractions.

 

L’instabilité juridique dans la zone CEMAC justifie selon le personnel la priorité donnée aux recours internationaux. L’indépendance des magistrats y serait entravée par diverses pressions, rendant illusoire toute justice impartiale. Les juridictions occidentales offrent des garanties d’impartialité et permettent de frapper les auteurs là où ils possèdent des intérêts patrimoniaux.

 

Le Procureur de la République de Paris sera saisi formellement au titre de l’Article 40 du Code de procédure pénale française. Cette disposition oblige tout fonctionnaire ayant connaissance d’un crime ou délit à en informer le procureur. Les faits dénoncés incluent tentative de viol, harcèlement sexuel aggravé, mise en danger délibérée de la vie d’autrui et complicités multiples.

 

Le Défenseur des Droits, autorité constitutionnelle indépendante française, sera également saisi pour violations des droits fondamentaux. L’Association Européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail accompagnera juridiquement les victimes. Aux États-Unis, plusieurs instances seront mobilisées compte tenu des actifs et déplacements réguliers des personnes mises en cause.

 

L’immunité diplomatique ne couvrira pas ces crimes de nature personnelle selon la jurisprudence internationale constante. Les principes généraux du droit international public établissent que les privilèges et immunités consentis aux dirigeants d’organisations internationales ne s’appliquent qu’aux actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Les agressions sexuelles et le harcèlement relèvent de la sphère privée.

 

Le document adressé aux organes de gouvernance rappelle que les émoluments non prévus, récents et qualifiés d’indécents, perçus par certains membres du Conseil d’Administration pourraient être analysés comme des tentatives de corruption. L’absence de réaction à cette alerte exposerait personnellement les administrateurs et les membres du Comité Ministériel à des poursuites devant les juridictions répressives internationales.

 

La compétence extraterritoriale des juridictions françaises et américaines repose sur plusieurs fondements. La présence d’actifs sur leur territoire, les déplacements réguliers des personnes mises en cause et l’existence de victimes ressortissantes d’États avec lesquels ces pays entretiennent des relations judiciaires permettent d’établir cette compétence. Les procédures seront engagées dans les prochaines semaines.

 

Les saisines annoncées ne constituent pas une posture de négociation mais une démarche procédurale concrète. Les dossiers sont en cours de constitution avec l’appui d’avocats spécialisés en droit pénal international. Des associations de défense des droits humains accompagnent la démarche. Des témoignages ont été recueillis et des preuves documentaires rassemblées.

 

Le personnel indique que cette alerte constitue un dernier rempart institutionnel destiné à restaurer l’État de droit au sein de la BEAC. La protection de l’intégrité de la monnaie commune exige que les dirigeants soient exemplaires et respectent les règles qu’ils sont censés faire appliquer. La crédibilité de l’institution dépend de sa capacité à sanctionner les manquements graves.

 

Les deux victimes ont porté plainte auprès des autorités compétentes dans leurs pays respectifs. Elles ont également saisi les instances internes de la BEAC sans obtenir de réponse satisfaisante. Leur courage à briser le silence malgré les pressions subies est salué par l’ensemble du personnel. Elles incarnent la résistance à un système qui protège les puissants au détriment des plus vulnérables.

 

La circulation de ce document dans les médias régionaux et internationaux vise à alerter l’opinion publique. Les citoyens des six pays membres de la CEMAC ont le droit de savoir comment leur institution monétaire commune est gérée. La transparence s’impose d’autant plus que la BEAC joue un rôle central dans la stabilité économique de la zone.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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