TROISIÈME MANDAT VOLÉ, EAU ET ELECTRICITE EN RUINE : l’insulte faite au peuple par Gouandjika et le cynisme glaçant du régime Touadéra, tandis que la société civile tente un périlleux équilibrisme

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TROISIÈME MANDAT VOLÉ, EAU ET ELECTRICITE EN RUINE : l’insulte faite au peuple par Gouandjika et le cynisme glaçant du régime Touadéra, tandis que la société civile tente un périlleux équilibrisme

 

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TROISIÈME MANDAT VOLÉ, EAU ET ELECTRICITE EN RUINE l’insulte faite au peuple par Gouandjika et le cynisme glaçant du régime Touadéra, tandis que la société civile tente un péri

 

Rédigé le .

Par : le service de communication du candidat Anicet-Georges Dologuelé

Le samedi 24 janvier 2026, nous avons pris part au débat Patara sur les ondes de la radio Ndéké Luka, qui a révélé le visage abject du pouvoir en place à travers M. le ministre conseiller spécial du président, Fidel Gouandjika.

 

Ce débat, centré sur les questions d’eau et d’électricité, a mis en lumière un cynisme révoltant et un mépris total pour le peuple, illustré par des mensonges éhontés et des promesses creuses.

 

Depuis la réélection illégale de M. Faustin-Archange Touadéra pour un troisième mandat, les Banguissois souffrent d’un manque flagrant d’eau potable et d’électricité.

 

Les invités de ce débat comprenaient M. Fidel Gouandjika, M. Quentin Ngbouando de l’organisation de la société civile « I Gwé », et M. Raymond Adouma, ancien ministre, représentant du BRDC.

 

Au lieu d’aborder ces enjeux cruciaux, M. Gouandjika a détourné le débat en une tribune de propagande, niant les irrégularités de l’élection et minimisant la souffrance des Centrafricains, tout en qualifiant de « victoire de la démocratie » un hold-up électoral orchestré. Tandis qu’une partie de l’opposition tentait de contredire ses affirmations, la société civile, représentée par M. Ngbouando, semblait glisser vers une attitude de « partenaire raisonnable » d’un régime illégitime, plutôt que de défendre clairement les aspirations du peuple.

 

Notre analyse…

  1. Les mensonges et incohérences de M. Gouandjika sur l’holdup électoral

Dès le début, Gouandjika martèle que l’élection a été « transparente, inclusive, démocratique et acceptée par tout le monde », ne concédant qu’une contestation marginale d’« une frange de l’opposition dite démocratique ». C’est une contre-vérité flagrante : l’opposition regroupée au sein du BRDC n’a pas participé au scrutin précisément parce que les conditions étaient truquées, que les listes électorales définitives n’existaient pas et que l’ANE et la Conseil constitutionnel étaient acquises à la cause du pouvoir, comme le rappelle Raymond Adouma. Parler alors de « premier mandat d’une nouvelle République » et non de troisième mandat (pourtant déguisé, reconnait-il) n’est qu’un tour de passe-passe juridique, un maquillage politique d’un tripatouillage constitutionnel explicitement interdit par la Constitution de 2016 sur laquelle Touadéra a juré à deux reprises de respecter la limitation des mandats.

Gouandjika ose présenter la validation par le Conseil constitutionnel comme « le droit dit » par une institution indépendante, alors même qu’on le sait, ce Conseil est entièrement inféodé au MCU, nommé par le pouvoir, et même encadré physiquement par des mercenaires de Wagner lors de la proclamation nocturne des résultats provisoires. Comment parler d’élection crédible lorsque l’ANE proclame des résultats avant même que les urnes de l’arrière-pays et de certains bureaux de Bangui soient arrivées, comme au quartier des 100 logements où les urnes ont mis trois jours à être acheminées ? Gouandjika tente de couvrir ce scandale en répétant que « l’ANE n’a jamais dit que c’est à 100% » et en transformant un abus de pouvoir grossier en soi-disant méthode « normale » en France : proclamation des résultats le soir même du vote.

La comparaison avec la France est intellectuellement malhonnête : en France, les listes électorales sont à jour, les procès-verbaux remontent dans les délais, la logistique est maîtrisée, et les résultats communiqués à 20h sont des estimations irréversibles basées sur un échantillonnage robuste, pas une proclamation sortie d’urnes incomplètes dans un pays en insécurité (pour ne pas dire guerre) et sans acheminement fiable. En Centrafrique, Gouandjika veut faire croire qu’on peut « déclarer vainqueur » un candidat sur la base de 80% de procès-verbaux biaisés, dans un contexte où les deux institutions clés – ANE et Conseil constitutionnel – sont verrouillées par le pouvoir et où la présence armée autour de l’ANE au moment de la proclamation est attestée. Quand il raille ceux qui demandent que « tous les résultats soient récoltés » avant proclamation et traite la Constitution de 2016 comme un « disque rayé », il avoue en réalité son mépris total de la légalité constitutionnelle, de la transparence et de la notion même de souveraineté populaire.

  1. Le refus du dialogue et le mépris des forces vives de la nation

Sur la question du dialogue, la duplicité de Gouandjika est totale : il affirme qu’« il n’y a aucune crispation » politique, que le dialogue est « permanent » et qu’on ne le « force pas », tout en rejetant l’idée même d’un dialogue politique inclusif pourtant réclamé en amont des Élections par l’opposition, la société civile et même des partenaires internationaux. Sa conception du dialogue se résume à dire : l’Assemblée nationale sera installée, la majorité gouvernera, l’opposition parlera dans l’hémicycle, et il n’y a « pas le temps » de réunir les forces vives de la nation. C’est un aveu clair : le régime ne veut ni discussion, ni remise à plat, ni consensus national sur le tripatouillage de la Constitution et le hold-up électoral.

Lorsqu’il explique qu’« on élit toujours quelqu’un d’après son projet de société » et affirme que le peuple a choisi le MCU, il se garde bien de rappeler que ce « choix » s’est fait en dehors de la Constitution de 2016, sans bilan sérieux des deux premiers mandats, et dans un contexte où l’opposition a été délibérément empêchée de concourir dans des conditions équitables. Il balaie d’un revers de main l’exigence de dialogue du BRDC et de la société civile, en transformant la demande de décrispation en caprice d’une opposition qu’il accuse de « fuir les Élections ». Quand un ministre conseiller spécial d’un régime qui se maintient par un référendum contesté et une présidentielle viciée, irrégulière explique que « le consensus n’est pas synonyme de démocratie », cela signifie simplement que le pouvoir entend gouverner seul, sans dialogue réel, en s’abritant derrière une façade électorale fabriquée.

  1. Une logorrhée mensongère sur l’eau et l’électricité

Sur le cœur du débat – l’eau et l’électricité – Gouandjika n’a ni plan, ni chiffres sérieux, ni compassion pour la souffrance quotidienne des Banguisois : il n’a que des comparaisons hors sujet, des promesses fumeuses et un cynisme glaçant. À la description précise faite par le journaliste : quartiers entiers sans eau, puits à sec, files interminables, coupures d’électricité qui paralysent les pompes et les petits commerces, il répond d’abord par la fuite : « c’est vous qui dites que le problème est récurrent », puis par la banalisation – « depuis Boganda jusqu’à Touadéra, il y a des puits doutingu » – comme si le fait que le pays souffre de ce problème depuis l’indépendance justifiait l’inaction actuelle.

Il va jusqu’à poser une question scandaleuse : « Quand les puits tarissent, c’est Touadéra qui a fait tarir ces puits-là ? Quand la rivière Oubangui sèche, c’est Touadéra qui a séché la rivière ? », s’exonérant ainsi de toute responsabilité politique dans la planification, les investissements, la maintenance des infrastructures, la gouvernance de la SODECA et de l’ENERCA. Dire « le Centrafricain ne meurt pas de soif, il y a de l’eau » alors que les témoignages de Nzangoya, Damala, Fatima, Galabadjia, Boy-Rabe montrent des femmes, des enfants et des familles parcourant des kilomètres, payant cher, faisant la queue à 3 h du matin pour un bidon d’eau, relève d’un mépris absolu pour la dignité des citoyens.

Devant les reportages de Jeff Daou et Ludovic Malikata qui documentent des quartiers privés d’eau de la SODECA depuis 5 ans ou 2004, des bornes-fontaines hors service, des files interminables, des ménages qui payent 500 francs CFA la journée pour quelques bidons, Gouandjika n’a qu’une réponse : « à la fin, chacun rentre chez soi avec un bidon d’eau », comme si ce calvaire quotidien était acceptable en 2026 dans la capitale d’un État prétendument en voie de « développement ». Il ose ensuite parler de « problème saisonnier », comparer Bangui à New York pour relativiser les coupures de courant, et promettre tranquillement qu’« avec la nouvelle constitution » et l’exploitation future du pétrole, du gaz et de l’uranium, on pourra construire « d’ici 10 à 15 ans » une centrale nucléaire pour fournir de l’électricité à 100%. C’est du pur enfumage : aucune planification, aucun calendrier, aucun financement crédible, juste des promesses lointaines pendant que les Banguissois se battent aujourd’hui pour un seau d’eau et subissent des coupures d’électricité qui paralysent hôpitaux, écoles et services de base.

Quand Adouma rappelle que le MCU avait promis 5 000 châteaux d’eau et des pompes à motricité humaine, qu’à Bimbo même un seul château d’eau inachevé peine à voir le jour, et que la crypto-monnaie vantée par le régime n’a rien changé à la vie de la population, Gouandjika ne répond pas sur le fond. Il se réfugie derrière des pseudo-statistiques non sourcées – « la courbe est montante » pour l’eau et l’électricité, « le nombre de mégawatts a augmenté énormément » – sans jamais donner un chiffre concret ni un indicateur d’accès réel au service public, alors que la population continue de crier sa détresse. C’est une stratégie classique : parler de mégawatts et de « courbes » sans se soucier du vécu des habitants de Nzangoya, Damala, Fatima, Galabadjia ou Boy-Rabe qui n’ont tout simplement pas d’eau au robinet.

  1. Les contradictions de Gouandjika sur son parcours et son utilité

Gouandjika est le même homme qui, dans une vidéo devenue virale, fanfaronnait : « Je suis ministre depuis 2005, on vient d’avoir un mandat de 7 ans, je vais vieillir et mourir au palais de la Renaissance comme ministre. » Cette phrase résume sa mentalité : pour lui, le pouvoir est un statut personnel, une rente, non une responsabilité au service du peuple. Ses différentes fonctions – ministre de l’Agriculture, ministre des Télécommunications, aujourd’hui ministre conseiller sans portefeuille – n’ont laissé aucune trace significative en termes de lois structurantes, de politiques publiques durables ou de projets concrets qui améliorent la vie des Centrafricains.

Dans le débat, lorsqu’on lui pose des questions précises : où sont les 5 000 châteaux d’eau ? combien de nouvelles pompes ont été installées, combien sont tombées en panne ? quel est l’impact réel des milliards injectés par les partenaires dans le secteur eau-électricité ? – Gouandjika est incapable de répondre. Il préfère attaquer l’opposition, se moquer des statistiques d’Adouma, ironiser sur son « internet » et sa « montre Rolex », détourner la conversation sur les accords avec la France ou sur des promesses minières hypothétiques. Un ministre conseiller qui, après plus de quinze ans de présence au sommet de l’État, n’est pas capable d’exposer un bilan chiffré et vérifiable de son action et de celle du régime sur l’eau, l’électricité, la pauvreté, l’espérance de vie ou les infrastructures de base, confirme lui-même qu’il est un poids mort pour la nation et un propagandiste, pas un responsable d’État.

Pire : lorsqu’Adouma démonte la fable de la nouvelle Constitution « du développement » en expliquant que le secteur minier ne contribue qu’à 4% du budget de l’État malgré l’or de Ndassima exploité par Wagner, les concessions données aux Rwandais et aux Chinois, et que les 250 milliards attendus à l’époque n’ont jamais été captés par le Trésor, Gouandjika n’a là encore aucun argument. Il continue  d’accuser la Constitution de 2016 d’être contrôlée par « 11 accords secrets avec la France », sans être capable de citer un seul article attribuant le sous-sol centrafricain à la France, alors même qu’on lui rappelle que ces accords de défense ont déjà été révisés en 2010. Ce décalage entre slogans anti-français et soumission économique à d’autres puissances montre le niveau de manipulation idéologique auquel il se livre.

  1. La dérive de la société civile de Quentin Ngbouando

Face à ce cynisme gouvernemental, on pourrait attendre de la société civile une position claire, radicale, alignée sur la souffrance du peuple et la dénonciation sans détour de l’illégitimité du pouvoir. Or, Quentin Ngbouando adopte une posture ambiguë, prudente, qui flirte dangereusement avec la logique du compromis avec un régime issu d’un hold-up électoral. Certes, il reconnaît des « irrégularités graves orchestrées par l’incompétence de l’ANE » et admet que la société civile a suivi de près le processus, constatant des failles sur la démocratie et l’égalité des chances. Mais au lieu de qualifier clairement ces irrégularités pour ce qu’elles sont – une fraude massive, un déni de souveraineté populaire – il se contente de dire que la société civile « prend acte » de la décision du Conseil constitutionnel et appelle au dialogue avec la « nouvelle équipe dirigeante » qu’il traite comme une autorité légitime.

Plus grave encore, Quentin insiste pour que l’opposition soit « constructive », qu’il y ait une « ligne d’entente » entre pouvoir et opposition, et refuse l’idée que le dialogue soit un « partage de gâteau », comme si le problème central était la mentalité des acteurs et non la nature même d’un pouvoir arraché au peuple par la force et la fraude. En parlant de « 7e République qui commence », en se projetant déjà dans la gestion du mandat de 7 ans au lieu de contester son fondement illégal, il entérine de fait le troisième mandat de Touadéra. Quand il interpelle le gouvernement sur l’eau et l’électricité, il le fait en suppliant presque : « nous interpellons le gouvernement, nous interpellons le ministre conseiller afin de prendre des mesures sérieuses », sans jamais remettre frontalement en cause la légitimité politique d’un régime qui a déjà montré, depuis dix ans, qu’il se moque de la population.

En qualifiant l’opposition de manière implicite d’« opposition non constructive » – puisqu’il souligne qu’il faut qu’elle devienne constructive et formule des propositions, suggérant qu’elle ne le serait pas – Quentin se rapproche dangereusement du discours du pouvoir qui caricature le BRDC en groupe de « boycotteurs » crispés. Cette prudence, cette volonté de rester « au centre » pour ne pas « faire le jeu du parti pris », cette obsession du consensus avec un pouvoir illégitime, donnent le sentiment qu’une partie de la société civile cherche déjà sa place à la table du futur « dialogue » sous contrôle du régime, c’est-à-dire dans le partage du gâteau et des postes, plutôt que dans l’affrontement politique au service du peuple.

Quand, sur la question de l’eau, Quentin souligne à juste titre que beaucoup d’argent a été injecté par la Banque mondiale et la BAD sans résultats visibles, qu’il faut augmenter l’investissement direct de l’État, élaborer un plan d’action et rendre ce plan public, il reste dans un registre technocratique. Il ne franchit jamais le pas de dire que l’échec persistant de l’État à assurer l’eau et l’électricité, malgré l’aide internationale, malgré dix ans de pouvoir, malgré les promesses, est la preuve que ce régime a perdu tout mandat moral pour diriger le pays. En évitant ce constat, en se limitant à des interpellations polies et à des appels à « corriger » la situation « l’année prochaine », il envoie le message que l’élection truquée est désormais actée et que l’on doit cohabiter avec ce pouvoir, plutôt que le combattre jusqu’à l’obtention d’un véritable changement.

  1. Eau, électricité, pauvreté : un système à l’agonie

Au milieu des mensonges de Gouandjika et des prudences de Quentin, la seule chose qui ne ment pas, ce sont les faits : l’espérance de vie qui chute de 60 à 53 ans depuis l’arrivée de Touadéra au pouvoir, la pauvreté qui stagne à 68% et menace d’atteindre 80%, les files interminables pour un seau d’eau, les quartiers privés d’eau de la SODECA depuis des années, les hôpitaux contraints de renvoyer des malades et se débarrasser des cadavres, faute d’eau, les écoles paralysées. L’opposition rappelle que ces chiffres sont le produit direct d’une politique qui n’a jamais mis la population au centre de ses priorités, mais s’est concentrée sur la conservation du pouvoir, les arrangements miniers opaques et les révisions constitutionnelles.

Quand Adouma explique que la contribution du secteur minier au budget de l’État est de 4%, malgré l’or accaparé par Wagner et d’autres partenaires, il montre que la nouvelle Constitution censée « libérer la main » sur le sous-sol n’a servi qu’à légitimer le pillage sans bénéfice pour la population. Quand Quentin décrit un système où le DG de la SODECA ne peut pas venir s’expliquer, de peur d’être sanctionné par son ministre, et où le ministre lui-même refuse de s’exposer parce que cela nuirait à l’image du chef de l’État, il décrit un pouvoir enfermé dans sa bulle, incapable d’assumer ses responsabilités, même les plus élémentaires, devant le peuple. Pendant ce temps, les habitants des 4e, 6e, 7e et 8e arrondissements, de Nzangoya à Galabadjia, continuent à vivre un calvaire quotidien pour avoir de l’eau, au XXIe siècle, dans la capitale d’un pays riche en eau de surface.

Somme toute : un régime de mépris et des élites à la croisée des chemins

Ce débat radiophonique révèle crûment ce que beaucoup de Centrafricains savent déjà : nous ne sommes pas face à des « difficultés techniques » ou des « problèmes saisonniers », mais à un régime qui a confisqué le pouvoir par un holdup électoral, capte les ressources du pays, méprise la souffrance du peuple et se paye de mots quand il s’agit d’eau, d’électricité, de santé et d’éducation. Fidel Gouandjika en est la caricature : ministre conseiller sans bilan, propagandiste arrogant qui revendique presque son statut de « ministre à vie », récitant des comparaisons absurdes avec la France ou New York, promettant un nucléaire imaginaire tout en expliquant aux pauvres qu’« ils ne meurent pas de soif » puisqu’ils finissent par rentrer avec un bidon.

Face à cela, l’opposition a le mérite de démonter certaines de ses énormités, mais elle doit transformer cette dénonciation en stratégie politique capable de rompre réellement avec ce système. Quant à la société civile, elle est à la croisée des chemins : soit elle continue à « prendre acte » des décisions d’institutions inféodées, à réclamer un « dialogue » avec un pouvoir illégitime et à exiger de l’opposition qu’elle soit « constructive », au risque de devenir complice objective du régime ; soit elle se réenracine du côté des quartiers sans eau, des familles sans électricité, des enfants renvoyés des écoles et des centres de santé, et assume un rôle de contre-pouvoir intransigeant. Tant que des responsables comme Gouandjika pourront se permettre de déclarer qu’ils vieilliront et mourront ministres au palais de la Renaissance sans être mis face à leur bilan inexistant et à la colère du peuple, la RCA restera prisonnière de ce cycle de mépris, de mensonges et de misère.

 

Article rédigé par A T BENGUEWE DAMARAS

 

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