Réveillon chaotique à Ouanda-Djallé avec des incroyables rafales des soldats FACA jusqu’au petit matin

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Ouanda-Djallé a connu un réveillon cauchemardesque. Les soldats FACA ont monopolisé la nuit entière avec des tirs ininterrompus de kalachnikov, empêchant les habitants de célébrer sereinement l’arrivée de 2026 dans leur ville habituellement paisible durant les fêtes.
Les premières salves ont éclaté dès 19 heures.
Les militaires ont commencé leurs tirs mercredi soir, sans interruption jusqu’à l’aube. Aucune menace ne justifiait ces rafales qui ont transformé la soirée festive en épreuve sonore insoutenable pour toute la population.
Pourtant, chaque cartouche représente un coût pour l’État.
Rappelons qu’une munition de kalachnikov coûte 400 francs CFA, financée par les contributions des citoyens centrafricains. Ces ressources destinées à protéger le territoire s’évaporent dans des démonstrations crapuleuses qui n’assurent aucune sécurité réelle de la population.
Cette anarchie trouve son origine dans la formation russe.
Depuis huit ans, le groupe Wagner encadre les troupes nationales sans transmettre les principes de discipline militaire. Les soldats ont assimilé ces pratiques mercenaires où l’on tire sans réfléchir, loin des standards d’une armée régulière.
Le commandement a perdu toute autorité sur ses hommes.
Le désordre s’accentue au sein de notre armée nationale. Imagiez-vous, un soldat FACA, en train de boire son alcool traditionnel, se lève soudainement de son banc, saisit son arme et tire plusieurs coups pour signaler sa présence. Un autre, dans un autre quartier en train boire lui aussi, lui répond depuis son coin par des tirs aussi pathétiques, déclenchant des échanges absurdes qui se multiplient tout au long de la journée par exemple.
Les officiers supérieurs restent silencieux face aux débordements.
Malgré les consignes claires de l’état-major avant les festivités, aucune directive ne tombe pour sanctionner ces comportements. La hiérarchie militaire laisse faire, transformant la garnison en rassemblement désordonné.
Le gaspillage financier s’ajoute au traumatisme psychologique.
Les milliers de cartouches brûlées auraient pu améliorer l’équipement ou les conditions de vie des soldats. Au lieu de cela, elles partent en fumée pour satisfaire des pulsions incompréhensibles.
Par Moïse Banafio
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